"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 26 juin 2012

Les lunettes de John Lennon d'Armel Job

La note de l'éditeur :

Un cocktail détonnant pour un roman atypique et drôle : un anti-héros au physique de poireau, un ami douteux, un collège de Jésuites, un point de départ : le renvoi du collège.


Ajoutons : une famille délirante, un procès, une dette, un enchaînement de quiproquos, d'arnaques, de coups fumants.

Au milieu de cela, comme gage de solvabilité : les lunettes de John Lennon.



Avis :

Doté d’un physique de" poireau", Julius Etembar est un élève médiocre et inconsistant. Il réussit pourtant à être renvoyé du collège Saint-Boniface pour avoir détruit la statue du Christ en Sacré-Cœur. Face à ce geste rebelle et iconoclaste, la saoulerie de Jean-François Loiseau dans la cave du préfet est passée pour quantité négligeable. Durement sanctionné, Julius est donc renvoyé à sa famille : une mère miraculée qui collectionne les assiettes de porcelaine et gagne sa vie grâce au téléphone rose, un père qui a oublié de grandir et ne se remet pas de l’échec de son mariage, une sœur mentalement déficiente mais dotée d’une mémoire prodigieuse, … De ce côté, Julius n’est pas plus gâté que sur le plan physique.


Les années passent et le hasard provoque les retrouvailles de Julius et de Jean-François : le premier est devenu pompiste, le second représentant en vins. Pour ne pas perdre son statut de vedette à Saint-Boniface, Jean-François a fait de Julius son héros, celui qui l’a sauvé du renvoi. Aujourd’hui encore, il refuse de voir le pauvre type en bermuda jaune, habillé comme un épouvantail et lui suppose une vie faite d’aventure et de mystère.

Entre Julius et Jean-François, le destin s’amuse à multiplier les occasions de rencontre : il va même jusqu’à leur faire désirer la même femme, la jolie Charlotte. Le pauvre Julius est malmené ; entre une famille déjantée et un soi-disant ami à l’honnêteté plus que douteuse, notre héros a fort à faire pour mener une vie tranquille. Lui qui voudrait juste être laveur de vitres… Une passion qu’il s’est découverte grâce aux fameuses lunettes de John Lennon, un cadeau de son père désireux de soulager sa conscience. Des lunettes aux verres orange, aux vertus particulières, qui se retrouveront au centre de cette histoire rocambolesque.

J’ai beaucoup aimé ce roman un peu fou  : l’auteur y dresse une galerie de personnages navrants, embarqués dans des aventures impossibles. Tout au long des pages, j’ai hésité entre pitié et tendresse à leur égard. Entre arnaques, coups du sort et malentendus, l’histoire part dans toutes les directions et se conclut dans un désordre détonnant. C’est ce côté décalé qui a, pour moi, donné tout son sel à ma lecture mais je reconnais volontiers que ce second degré est nécessaire pour apprécier ce roman. Dans le même ordre d’idées, ce livre est destiné aux jeunes lecteurs mais je le conseillerais plutôt à un public adulte ou de grands adolescents, amateurs de anti-héros et d'humour atypique ...





Ce livre est ma seizième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

4 commentaires:

Morgouille a dit…

Hello Nahe ! :)
Avis très mitigé pour ma part... J'ai adoré "Les fausses innocences" et beaucoup aimé "La femme manquée" du même auteur, mais ici, il m'a manqué quelque chose. Comme si le roman n'était pas abouti, en fait !

Nahe a dit…

J'ai vu ça dans ton billet, j'aime beaucoup l'écriture d'Armel Job et ce roman, bien que différent de "la femme manquée" ou de "baigneuse nue sur un rocher", m'a beaucoup plu.

piplo a dit…

Interessant: j'aime les anti-héros et l'humour atypique!!! ;-)

Nahe a dit…

Alors, ce titre est pour toi ! D'avance, bonne lecture ^^