"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 23 mai 2017

Le vertige des falaises de Gilles Paris

Lecture en partenariat : merci à Gilles Paris et aux éditions Plon.

Le résumé de l'éditeur :

Sur une île sauvage et désertée, Marnie, adolescente effrontée et fragile, vit au-dessus des falaises au cœur d'une imposante maison de verre et d'acier avec sa mère Rose et sa grand-mère Olivia, qui règne sur la famille et sur l'île tout entière.

Des plaines aux herbes hautes, des sentiers au bord de mer, la nature se révèle aussi cruelle que les mystères trop longtemps ensevelis.

Et si une seule personne détenait tous les secrets de cette famille et s'en libérait enfin ?

Avis : 

Insoumise et audacieuse, Marnie ne craint pas les falaises qui se précipitent dans l'océan.  Elle ne craint d'ailleurs rien, ni personne.  Du haut de ses quatorze ans, elle est bien décidée à vivre comme elle l'entend.

Digne représentante de la famille Mortemer, comme sa grand mère Olivia avant elle, elle s'affirme envers et contre tout.  A l'image de Glass, la maison familiale, faite de verre et d'acier et qui en impose sur la petite île où elles vivent.

Voix dominante de ce texte, Marnie se livre dans ce roman choral où elle raconte les siens et leurs secrets.  Car chacun a quelque chose à cacher dans la famille Mortemer et c'est l'ensemble de leurs confidences mises bout à bout qui permettra au lecteur d'appréhender ce tableau un peu noir.

Dans cette histoire familiale teintée de roman policier, Gilles Paris met en lumière, à travers Marnie et Olivia, des personnages touchants et forts, parfois énigmatiques.  Des voix, dites secondaires, les accompagnent dans l'aventure, certaines faibles, d'autres naïves... mais toujours profondément humaines et réalistes.

L'île offre un environnement idéal à l'intrigue: sauvage et impétueux.  Un décor où peu à peu le malaise s'installe et où les masques tombent, balayant d'un coup de vent les idées reçues.  En ombres chinoises, derrière la tempête qui fait souffler la vérité sur Glass, se découpent les silhouettes d'Agatha Christie, Daphné du Maurier ou encore Alfred Hitchcock, venus noircir un peu plus l'ambiance du roman, tels de maléfiques parrains. 


L'ensemble inquiète et captive : de beaux portraits de femmes, une atmosphère pesante, des secrets de famille... un mélange inattendu pour un roman envoûtant !

dimanche 14 mai 2017

Des fleurs en cuisine






Pour ce dimanche, les cuisines sont fermées : pas le cœur à festoyer.  

Les pensées des marmitonnes rejoignent Asphodèle dont le joli sourire est en peine en ce moment.