"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

lundi 12 octobre 2015

La Déchirure de l’eau de John Lynch

Lecture en partenariat : un grand merci à Francis Dannemark et aux éditions Le Castor Astral pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Le père de James Lavery est mort. Son fils est persuadé qu’il s’est sacrifié pour l’Irlande. Cherchant désespérément à échapper à sa pesante solitude, à sa pénible vie quotidienne et à l’alcoolisme envahissant de sa mère, James se crée son propre monde : il devient ainsi le héros d’une série d’aventures fantastiques qu’il rêve au fil des jours.

Mais les années passent et James entrevoit des étincelles de vérité à propos de son père. Alors qu’il embarque lui-même dans sa première histoire d’amour, il commence à comprendre les vraies complexités de la vie.

Dans cette histoire d’initiation, John Lynch révèle dans un style serré, la vulnérabilité et les incertitudes d’un garçon de dix-sept ans qui quitte l’enfance.

Avis 

A 17 ans, James Lavery ne connaît pas les joies de l'adolescence : il doit faire face à l'alcoolisme de sa mère et à l'atmosphère plombée de l'Irlande du Nord.  A cette époque, les contrôles et les bombes sont monnaie courante.  A la maison, la vie est difficile face à une mère lunatique qui s'apprête à installer à demeure Sully, son dernier amant. 

Pour James, la nouvelle est difficile à accepter : il connaît peu de choses sur son père, sa mort pèse depuis des années sur le foyer familial et il a tant de questions en lui.  Pourtant sa mère se mure dans le silence et James étouffe.  Le théâtre aide un peu l'adolescent, il quitte cette maison à l'atmosphère oppressante, se libère, s'extériorise. 

Alors, face à ce père absent mais tellement présent, James cherche à savoir, il s'invente des histoires, des conversations, ...  James nous les livre, à chaque fin de chapitre : apportant sa vérité ou réglant ses comptes dans de petits bijoux d'humour et de sensibilité.  Peu à peu, il s'ouvre, entrevoit la vérité, oscillant entre l'adolescence et le monde adulte.


Dans ce premier roman, un récit initiatique, John Lynch navigue sans cesse entre ombre et lumière : le poids du passé s'y oppose à la vie qui s'éveille en James, la fiction se frotte à la réalité.  Et Errol Flynn tresse des louanges au jeune James...  Autour d'un adolescent perdu, en proie au questionnement, il nous offre ainsi un roman d'apprentissage tout en émotions et en délicatesse.  Une belle découverte !

2 commentaires:

keisha a dit…

Je viens juste de lire un avis tout différent! Cela arrive avec les livres.

Nahe a dit…

Hé oui, les goûts et les couleurs...