"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 8 mai 2011

Les cahiers de Justo García d'Andrés Trapiello


La note de l'éditeur :

Pour ceux qui perdent une guerre, la fin des combats n'est que le début de nouvelles épreuves, peut-être plus terribles encore. Lorsque Justo García commence son journal, l'issue de la guerre civile ne fait aucun doute et son détachement, comme le reste de l'armée républicaine, est en déroute. Pour lui et des milliers d'Espagnols, le seul espoir de survie est désormais de fuir, vers la France d'abord, puis le Mexique. La faim, la saleté, la peur, le mépris, l'exil, Justo García raconte jour après jour la débâcle, où seuls l'amitié et l'amour rencontrés en chemin lui permettent de conserver foi en l'humanité.


« Pas de révélation historique, mais une telle justesse de ton, une telle rigueur narrative qu'on les voit ces hommes et ces femmes en loques qui avaient chanté haut et fort No pasarán, et se retrouvent vaincus par l'indifférence des uns et la violence des autres. »
Michèle Gazier, Télérama

Avis :

Dans ces carnets, un jeune typographe entreprend de consigner son quotidien : il fait partie de l’armée républicaine en déroute à la fin de la guerre d’Espagne. Ce journal se partage en trois temps : la déroute, l’exil en France et le départ vers le Mexique pour une vie que le narrateur espère meilleure.

Le roman s’ouvre sur la déroute : sans ordre de mission, sans ressources, la compagnie de Justo García erre dans le Nord de l’Espagne. Tout y est misère et violence. Seule solution pour ce jeune républicain face à la montée du fascisme et la mise en place du régime franquiste: l’exil. Contraint de quitter son pays, Justo Garcia passe la frontière et découvre, en France, la cruauté des camps de réfugiés, l’indifférence quasi-totale… C’est l’amitié qui lui permettra de subsister et trouver une porte de sortie : l’espoir d’une vie nouvelle au Mexique. Pourtant la route est encore longue et le voyage semé d’embûches…

Tragique et douloureux, ce livre regorge d’émotions : par la voix de Justo Garcia, le périple des exilés espagnols est retranscrit dans un style juste et touchant. L’injustice, l’indifférence, la misère sont malheureusement frappantes, relatées dans un style simple et sobre mais criantes de vérité. Une très belle lecture et une découverte poignante !



Ce livre est ma dixième lecture pour le challenge Un régime avant l’été organisé par Leiloona : 10/19

2 commentaires:

Syl. a dit…

Dur et poignant. Pour l'instant, ce n'est pas dans mes envies. Mais si un jour je dois faire un challenge sur l'Espagne... je reviendrai le noter !

Nahe a dit…

Un excellent choix !