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Cicéron

vendredi 19 juillet 2013

Les reflets d'argent de Susan Fletcher


Lecture en partenariat : un grand merci aux éditions Plon pour cet agréable moment passé sur l'île de Parla !


La présentation de l'éditeur :
 
Une légende raconte qu’il y a très longtemps un homme, pleurant son amour perdu, entendit sur une plage de l’île de Parla, une voix portée par le vent, ce mot soufflé par la mer : Espère. Il se tourna alors vers le large et vit une silhouette flotter dans la mer déchaînée. Puis disparaître sous l’eau. Le corps, celui d’un homme, se terminait par une queue de poisson.

Ce jour-là, sur cette même rive, le jeune Sam Lovegrove découvre le corps d’un inconnu, il s’approche terrorisé, croyant faire face à un cadavre. Puis recule en criant, car l’homme n’est pas mort. Sur l’île, cette apparition bouleverse chacun, tout comme les cheveux noirs et la barbe de cet inconnu, qui réveillent les souvenirs d’un disparu.

Tout à coup, les légendes semblent réelles, les hommes semblent réécrire l’histoire de l’île, ramasser ses mythes sur le rivage, leurs espoirs bouillonnant dans les flots comme autant de reflets d’argent sous le vent.
 
Avis :


Sur l’île de Parla, la mer est partout : dans la nature bien sûr mais dans la vie des hommes également.  C’est elle qui rythme leurs joies, leurs peines, leurs amours, leurs peurs…  Elle les dicte parfois !  Il en a été ainsi à la disparition de Tom, perdu en mer.  Quatre années ont passé et chacun, dans l’île, s’en ressent toujours, espère encore.

Aussi, lorsque Sam découvre un homme échoué sur la plage, c’est l’île entière qui retient son souffle et se rappelle des anciennes légendes : celles dont se régale Abigaïl, depuis toujours et dont elle garde trace dans un livre connu de tous. De tous temps, les mythes ont bercé les jours sur Parla, permettant d’oublier un quotidien trop cruel, de rêver à l’impossible.  C’est dire si chacun veut voir dans cet inconnu, amnésique, l’homme-poisson : celui qui, de loin en loin, apporte, le temps d’une lune, de l’espoir aux insulaires.  Un mois, c’est bien peu ; pourtant, tant de choses peuvent se produire en si peu de temps…

Me voici à nouveau conquise par un texte signé Susan Fletcher que je qualifierais volontiers de superbe : elle y mêle légendes, histoires de famille, d’amour, elle nous offre une lecture tout en sensations, en poésie, dans un cadre rugueux et magnifique.

La nature vient, cette fois encore, comme dans Un bûcher sous la neige et La fille de l'Irlandais, s’ajouter à la liste des personnages et nous invite à nous laisser bercer par cette histoire un peu magique.  Un mélange de douceur et de force imprègne le récit et lui donne cette petite touche personnelle faite de vent frais et d’espaces sauvages.  Au lecteur d’y découvrir de petits trésors comme il le ferait, à marée basse, sur la plage en ramassant coquillages et bois flottés.  Il pourrait même s'extasier de la beauté de quelques bottes dépareillées…
 
 


5 commentaires:

Sandrine a dit…

Très bon souvenir de ma première lecture de cette auteur, je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais renouvelé...

Sunset Avenue a dit…

Je ne connais pas du tout, mais l'auteure me dit quelque chose. En tout cas, je note le titre :)

Nahe a dit…

@ Sandrine : je ne saurais trop te conseiller de la lire à nouveau, je n'ai jamais été déçue par ses titres.
@ Sunset Avenue : n'hésite pas, je te promets une belle découverte !

Le Papou a dit…

Bonjour Nahé et bonnes vacances.
J'ai beaucoup aimé mon premier Susan Fletcher et celui-là devrait rejoindre ma PAL bientôt.
Le Papou

Nahe a dit…

@ le Papou : Merci beaucoup ;o) N'hésite pas pour ce titre, il est envoûtant !