"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mercredi 23 mai 2012

La Dame en Blanc de W. Wilkie Collins

La présentation de l'éditeur :

Les Français avaient oublié ce roman, ancêtre de tous les thrillers, qui fascinait Borges et rendit jaloux Dickens (roman publié ici pour la première fois en version intégrale). Il nous révèle une sorte de " Hitchcock de la littérature " : suspens, pièges diaboliquement retors, terreurs intimes, secrètes inconvenances - rien n'y manque. Pourtant le chef-d'oeuvre de Collins n'a jamais cessé d'être dans les pays anglo-saxons un succès populaire : l'un des plus sûrs moyens, en tout cas, d'empêcher l'innocent lecteur de dormir.




Avis :

L’histoire commence à Londres au milieu de XIXe siècle. Walter Hartright, jeune professeur de dessin, vient d’être engagé par Mr Fairlie pour donner des leçons d’aquarelle à ses nièces, Laura et Marian. A la veille de son départ pour le Cumberland où il prendra son poste, le jeune homme fait une mystérieuse rencontre, en pleine nuit. Une dame en blanc, visiblement perturbée et en détresse, sollicite son aide pour se rendre à Londres. Walter Hartright n’écoute que son bon cœur et se porte à son secours, sans savoir que cette étrange rencontre jouera bientôt un rôle important dans son existence.


A Limmeridge House, le maître de dessin découvre deux charmantes jeunes filles que beauté et fortune semblent opposer. Laura et Marian partagent pourtant une grande affection et l’une ne semble pouvoir vivre sans l’autre. Walter tombe sous le charme de Laura et ces doux sentiments semblent partagés. Apprenant que Laura est fiancée à un baronnet, Sir Percival Glyde, Walter préfère ne pas la faire souffrir et s’embarque pour le Honduras, accompagnant une expédition dans la forêt vierge. Tandis qu’en Angleterre, les noces de Miss Fairlie et Sir Percival Glyde se préparent, une cruelle machination se met en place…

Publié en 1859, présenté comme l’ancêtre de nos thrillers, La dame en blanc est composé des témoignages des différents protagonistes de « l’affaire ». Une narration variée qui permet au lecteur de rentrer au mieux dans le récit et d’en suivre l’intrigue. Pour assurer le succès du piège infernal, tous les ingrédients sont réunis : mensonges, mystérieuses apparitions, sombres secrets, amours contrariées, demeures inquiétantes, … L’intrigue est bien construite, le suspense est palpable et voilà le lecteur happé par l’histoire !

Autre point fort du roman : les personnages. L’auteur a en effet dressé une galerie de protagonistes remarquables : des méchants retors et cruels, la jeune héroïne malade d’amour et soumise, la sœur « laide » que rien ne peut abattre, … Devant le soin déployé par l’auteur à nous les décrire, difficile de rester impassible et de ne pas s’émouvoir à la lecture de leurs (més)aventures.

A souligner donc : une écriture travaillée, modulée au fil des interventions, des personnages empreints de réalisme, une machination implacable. Autant d’éléments qui font de ce livre une lecture passionnante et très agréable. Lecture que je dois à Myrddin : elle me l’a offert lors de la vague rouge du swap Mettez de la couleur dans votre PAL, un grand merci pour ce bon moment !

8 commentaires:

piplo a dit…

La couverture ne m'aurait pas fait franchir le pas... L'ancêtre du thriller, ça donne pourtant envie d'en savoir plus!

Nahe a dit…

C'est vrai que la couverture est plutôt triste... mais le livre vaut la découverte !

Syl. a dit…

Je l'ai dans ma PAL mais je ne pense pas le lire dans l'immédiat. Je ne l'ai pas mis dans ma liste pour Missbouquinaix. Je me le réserve pour la rentrée.

Nahe a dit…

Un bon choix mais pas une lecture de vacances, tu as raison de le lire plus tard !

Malika a dit…

J'adore Wilkie Collins et pourtant je ne suis pas fan des polars ... mais lui c'est autre chose !!!

Nahe a dit…

Tu as raison, j'ai du mal à le classer en polar...

Le cottage de Myrtille a dit…

Je n'ai jamais lu cet auteur mais ta chronique me donne envie d'essayer :-)

Nahe a dit…

C'était une belle découverte pour moi, je t'en souhaite autant !