"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

samedi 17 mai 2014

La peau de César de René Barjavel

La présentation de l’éditeur :

Le coup de la lettre anonyme, ça ne fait rire personne... Encore moins le commissaire Julien Mary et surtout si les mots maladroitement collés sur le blanc de la feuille lui annoncent un meurtre prévu devant près de vingt mille personnes. Que faire? Prendre la menace au sérieux? Attendre? Se noyer dans la foule? S'occuper d'autre chose? 

Julien Mary, homme d'allure ordinaire, passa inaperçu tant que l'on n'a pas croisé son regard. Le comportement des hommes le consterne. La compassion lui a fait les cheveux gris dès la trentaine et il serait plutôt du genre à éprouver davantage de pitié pour les victimes que d'animosité envers les coupables... Alors, si l'on menace César, il pense à l'acteur qui le joue. Si on lui parle de crime, il cherche à l'éviter. La comédie humaine peut s'avérer tragique! Julien Mary croyait connaître ses classiques ; il avait oublié qu'en matière de meurtre tout reste à relire, à voir et à entendre...

Avis :

Tandis que les arènes de Nîmes s’apprêtent à accueillir le César de Shakespeare, la police reçoit une lettre anonyme annonçant la mort de César.  Le commissaire Mary se penche immédiatement sur l’affaire, s’interrogeant sur la possibilité de commettre un meurtre devant vingt mille spectateurs.

Le soir de la première, un des acteurs est bien assassiné et Mary est chargé de l’enquête : avant tout, la personnalité de la victime semble pouvoir expliquer rancœurs et menaces.

Avec ce titre, emprunté aux lectures scolaires du fiston, j’ai découvert Barjavel dans un registre inhabituel, le roman policier.  Qu'à cela ne tienne, le résultat est largement à la hauteur : héros charismatique, texte percutant, décor hors du commun, suspense, rebondissements, ...  Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce texte un excellent policier, de veine classique.  On y trouve même des références aux maîtres du genre comme Simenon. Dites-moi si je me trompe...


Les amateurs du genre regretteront juste qu'il s'agisse là de la seule incursion de Barjavel dans le roman policier, tant le commissaire Mary avait l'étoffe d'un personnage récurrent !

2 commentaires:

Syl. a dit…

Je ne savais pas qu'il avait écrit un policier ! Ça doit être surprenant. Je note, si je le croise.

Piplo a dit…

J'adore cet auteur et ça me donne très envie de le découvrir dans ce style! C'est noté, merci à toi et à ton fiston!