"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

jeudi 10 avril 2014

La dame à la camionnette d'Alan Bennett

La présentation de l'éditeur :

Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d’Alan Bennett. Victime de l’embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l’auteur. 

Commence alors une incroyable cohabitation entre la marginale et la célébrité, qui durera près de vingt ans.

Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n’épargne rien à son hôte ni au lecteur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.

Un récit d’une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.

Avis 

Un brin originale et volontiers revêche, Miss Shepherd a installé sa camionnette sur Gloucester Crescent. Lorsqu'elle veut la déplacer, elle demande, de façon plutôt autoritaire, l'aide des passants. Dont Alan Bennett. Elle passe ses journées assise sur le trottoir et à l'occasion, vend des crayons et de petites brochures qu'elle rédige elle-même.

Régulièrement, la camionnette est victime de vandalisme et soucieux de préserver sa tranquillité d'esprit, l'auteur propose à Miss Shepherd d'occuper une dépendance de sa propriété. 

De fil en aiguille, la camionnette finira par rallier également son domicile.  Obstruant sans vergogne le passage...  Dans la même logique, la vieille dame n'hésite pas, le soir, à protester contre les invités qu'Alan Bennett raccompagne ou à lui confier sa liste de courses. 

Au fil des ans, de 1969 à 1989, se noue une relation étrange entre l'écrivain et Miss Shepherd, SDF; ce petit roman nous en fait le récit, oscillant entre drôlerie, agacement et tendresse, égratignant au passage la société britannique.  Un texte court et plaisant mais qui incite à la réflexion, car la société britannique n'est pas la seule en cause, et à l'abandon de nos trop fréquentes œillères...

4 commentaires:

Syl. a dit…

Tu notes un livre de chez moi, je note un livre de chez toi... et ainsi va la vie d'une faible lectrice. J'aime bien l'auteur et surtout la peinture de la société anglaise.
Bonne soirée Nahe

Sunset Avenue a dit…

Je n'ai lu que la reine des lectrices de cet auteur mais j'ai l'impression qu'on y retrouve sa plume dans celui ci !

Alison Mossharty a dit…

J'ai aussi lu La Reine des Lectrices de cet auteur que j'avais adoré. Je ne connaissais pas ce titre alors je le note.

Manu a dit…

Il a l'air vraiment sympathique celui-ci. J'avais aimé La reine des lectrices.