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Cicéron

mardi 1 avril 2014

American Tragedy - L'histoire de Sacco & Vanzetti de Florent Calvez

La présentation de l’éditeur :

Suite à la montée du syndicalisme dans les années 1920, les États-Unis sont marqués par de violents soulèvements donnant lieu à une vague d'attentats anarchistes dans plusieurs villes, comme Boston. C'est dans ce climat d'instabilité que Sacco et Vanzetti, deux immigrés italiens, sont condamnés à la chaise électrique, malgré un manque de preuves formelles et une mobilisation internationale intense.



Avis 

Autour d’une partie de dames, un vieil homme affronte son petit-fils dans un parc de New York.  Aujourd'hui la partie a une saveur particulière : nous sommes le 27 août et le grand-père entend commémorer à sa façon l’anniversaire de la mort de Sacco et Vanzetti.  

Pour son petit-fils, stupéfait mais captivé, le vieil homme remonte le temps : il revient au début du XXe siècle, à une époque de misère et de grande injustice.  A un moment où les immigrants se pressaient à Ellis Island, porteurs de grands espoirs, des rêves vite déçus.  L'Amérique était aux mains des puissants, des noms aujourd'hui synonymes d'empires industriels et de fortunes colossales.

Le patron était alors omnipotent, la contestation n'était pas tolérée et les grèves étaient réprimées dans le sang.  C'est à cette époque que ce sont rencontrés Sacco et Vanzetti, deux anarchistes italiens, arrivés en rêvant d'un jour meilleur.  Emportés dans la tourmente d'une chasse aux rouges, ils furent désignés comme auteurs d'un braquage sanglant et finirent, en 1927, sur la chaise électrique.  

Dans cette bande dessinée, Florent Calvez n'entend pas discuter de la culpabilité de de Sacco et Vanzetti mais plutôt du jugement qui fut rendu, mettant en avant le droit à chacun à un procès équitable.  Droit qui fut refusé aux deux anarchistes, victimes d'une parodie de procès.  Dans la même logique, l'auteur aborde en fin d'ouvrage la peine de mort.

A l'image de l'ambiance de l'époque et du sujet, les dessins sont sombres, hachurés de noir.  Le trait est nerveux et vif.  Décors et dessins sont très réalistes mais collent admirablement au sujet et à la noirceur ambiante, mettant en relief la colère du grand-père qui n'a rien oublié.  Une page d'Histoire à découvrir !

3 commentaires:

Syl. a dit…

Il y a une très belle chanson sur eux chantée par Moustaki et Joan Baez.
Je note... l'époque est intéressante, l'histoire également.

Nahe a dit…

D'après la tradition familiale, mon père me la chantait pour me bercer. Je ne pouvais que lire ce titre, bizz, Syl !

Manu a dit…

Moi, je ne connaissais pas mais je ne peux qu'être intéressée. Si je la trouve.