"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 21 janvier 2014

40 jours d’automne de Philippe Milbergue


La présentation de l'éditeur :

Stelian et sa fille Lulia sont en France depuis peu. Ils arrivent de Roumanie – plus précisément des Carpates, le pays de Dracula. Pour Lulia, l’apprentissage de la langue française est un jeu (d’enfant) : l’école, les amis, les séries télé, tout concourt à lui rendre la tâche facile – même si elle garde un accent chantant qui charme son institutrice. Son père, lui, sort peu. Quand il arrive à prononcer trois mots en français, c’est un exploit. Mais il finira par apprivoiser cette nouvelle langue, grâce à sa passion pour la cuisine, mais aussi grâce à une accorderie – une association où chacun apporte son aide et son savoir, et où chacun a le droit de bénéficier de l’aide ou du savoir des autres, le tout sans échange financier. Un livre sur le partage, où l’on apprend aussi de merveilleuses recettes de cuisine.

Avis :


Installés récemment en France, Stelian et sa fille Lulia se font peu à peu à leur nouvel environnement. Si pour l'enfant, l'acclimatation est quasi naturelle, il n'en est pas de même pour son père : mal à l'aise avec le français, Stelian cherche à éviter les contacts.

Pourtant, un projet culinaire l'oblige à quitter la sécurité de son appartement pour les cuisines de l'école de Lulia et à côtoyer d'autres parents : cuisinier de métier, il rejoint un atelier où chacun partage ses recettes, une aubaine pour lui et une manière détournée de se familiariser avec la culture et la langue.

Autour d'un dessert qui semble délicieux, Philippe Milbergue nous propose un joli texte sur l'intégration et le partage; il met en avant des valeurs fondamentales, notamment à travers l'exemple de l'accorderie : cette association où chacun apporte ses compétences, sous forme de services.

Le mélange cuisine-parcours de Lulia et Stelian est original, il donne une connotation intéressante au récit et l'envie de découvrir davantage cette culture, par ses plats notamment.  Un roman très réussi, résolument optimiste, tout en restant réaliste, que je vous invite à découvrir, que vos motivations soient ou non gourmandes !

2 commentaires:

Jérôme a dit…

J'avais vraiment beaucoup aimé, surtout j'avais apprécié le fait que ce roman est traversé en permanence par une belle dose d'espoir et d'optimisme.

Nahe a dit…

C'est ça : un roman plein de vie et de positivisme, ça fait du bien !