"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 26 avril 2016

Quand Marcel et ses amis découvrirent la grotte de Lascaux de Régis Delpeuch

Lecture en partenariat : merci aux éditions Scrinéo pour cette découverte passionnante !

Le résumé de l'éditeur : 

Quand le jeune Marcel lance quelques pierres dans le trou découvert par son chien Robot, il entend résonner les entrailles de la colline de Lascaux. Persuadé qu’il a enfin trouvé la sortie du souterrain du château de Montignac, souterrain qui fait rêver tous les enfants de la région, Marcel se promet de revenir l’explorer.

Quelques jours plus tard, lui et ses trois amis découvrent alors, éberlués, stupéfaits, des dizaines d’animaux peints sur les parois de la caverne. Rapidement, ils décident que personne ne doit être au courant de cette extraordinaire découverte. Cet incroyable trésor n’appartient qu’à eux !

En attendant, c’est la grotte et ses peintures millénaires qu’ils vont devoir protéger…

Avis : 

Un coup de chance, du flair et de la curiosité : voilà qui a mené Marcel, dit Bagnard, à la découverte de la grotte de Lascaux.  C'est en voulant récupérer son chien Robot tombé dans un trou, que le jeune garçon découvre une excavation.  Immédiatement il pense à la légende de la région : un souterrain conduisant au château de Montignac qui cacherait le trésor des Templiers.  Il n'en faut pas davantage pour le motiver à revenir explorer le sous-sol.

C'est ainsi qu'en compagnie de trois amis il découvrira de fantastiques animaux peints sur les parois : fascinés, les jeunes garçons cherchent à poursuivre tranquillement leur exploration mais rapidement, leurs mouvements sont remarqués et éveillent la curiosité.  Peu à peu, tout le village, ou presque, s'intéresse à leurs recherches...

Ce récit reprenant la découverte de la grotte de Lascaux, à travers le regard de ses jeunes découvreurs, se lit comme un roman d'aventures: le hasard bienvenu, la descente avec des moyens de fortune, le secret, les ruses pour décourager les journalistes, les tours de garde, ... Tout cela entoure d'une nappe de mystère et de charme les dessins que nous décrit si bien Régis Delpeuch.  Le récit est drôle, vivant : à la suite de Marcel et ses camarades, j'ai  moi aussi découvert les trésors de Lascaux grâce à une lampe à carbure.

Si les jeunes explorateurs de Lascaux font maintenant partie de l'Histoire, à l'époque, les temps n'étaient pas faciles.  En effet, on l'oublie souvent tout à l'effervescence de l'événement mais en toile de fond, la guerre est bien présente et vient séparer les quatre amis.  En fin d'ouvrage, une interview des "inventeurs" de Lascaux nous relate d'ailleurs leur destin depuis leur extraordinaire découverte. Une juste conclusion. Quelques pages renseignent également sur les manières de rendre Lascaux accessible au grand nombre depuis sa fermeture en 1963.  Un petit bout d'Histoire à partager en famille !

vendredi 22 avril 2016

Arcadia, tome 1 : Le rêve de Vanessa de Cécile Soler

Quatrième de couverture : 

Vanessa n'a qu'une idée en tête: devenir une championne de patinage artistique. Son entraîneur, Madame Letourneur, lui a proposé de passer le concours d'entrée à Arcadia, l'académie dont elle rêve. Mais ses parents voient sa passion d'un très mauvais oeil. Réussira-t-elle à les convaincre que la glace est toute sa vie?

Avis : 

Passionnée de patinage artistique, Vanessa fréquente assidument le club des Glaçons bleus.  Pour Noël, elle aimerait participer à un stage à Megève mais ce n'est pas du goût de ses parents qui ne jurent que par les études. Aussi Vanessa se contente de rêver...

Pourtant lorsque son entraîneur lui propose de passer le concours pour intégrer l'académie d'Arcadia, Vanessa ferme les yeux et passe outre les interdits parentaux.  Lorsqu'elle est admise, la réalité se rappelle à elle et elle ne peut plus hésiter : elle devra affronter ses parents !

En accompagnant Vanessa dans ses choix difficiles, Cécile Soler nous propose un petit roman très agréable autour du patinage artistique.  Avec en toile de fond les rêves que l'on fait tout jeune et la communication entre parents et enfants. 

Vanessa est un personnage très frais, très attachant : on comprend mal l'attitude de ses parents qui prennent un peu figure de Thénardier...  La suivre à la poursuite de ses espoirs est une lecture agréable et plus d'une petite fille se plaira à rêver à lire ses aventures !

Une lecture commune que je partage avec Syl




dimanche 17 avril 2016

La Tomate-Mozzarella revisitée en Oeuf Cocotte

Ce dimanche, notre mot d'ordre est l'Italie : des idées de vacances dans l'air...  J'ai choisi de reprendre une recette de Marion, une déclinaison de la tomate mozzarelle.

Verdict : excellent mais il faut que je trouve le "truc" pour la cuisson des œufs ^^

Pour connaître la recette, c'est par ici : chez Marion.

Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa  brigade : chez  AsphodèleSandrionLouise,  SylHilde et Marion.



Challenge Nos gourmandises 2016 avec Syl 

samedi 16 avril 2016

Une histoire à quatre voix d'Anthony Browne

La présentation de l'éditeur 

J'ai crié son nom... Je me suis installé sur un banc... J'étais impressionné... J'étais vraiment vraiment heureuse... Ce pourrait n'être que le récit à quatre voix d'une promenade au parc, mais la plume et le trait d'Anthony Browne ont transformé cette histoire simple en un fascinant exercice de style.

Avis 

Autour d'une promenade au parc, Anthony Browne met en scène quatre personnages différents et crée pour chacun un univers qui lui est propre.  Nous suivons donc tour à tour une bourgeoise dédaigneuse et son fils "mis sous cloche", un demandeur d'emploi et sa petite fille, vive et enjouée.  

De la typographie à la personnalité, tout oppose ces personnages et la version que chacun livre de ce moment au parc est radicalement différente.  Selon la perception des personnages, l'après-midi sera lumineuse ou tristement éteinte, dangereuse ou douce comme l'amitié...

Au-delà de ce récit partagé, les illustrations d'Anthony Browne sont très riches et demandent plusieurs regards : de nombreux détails, souvent cocasses, apparaissent à la relecture.  Des arbres aux formes étranges, différentes saisons dans un même paysage, des hommages à d'autres artistes, ...


Un bel album, original et subtil : un ouvrage qui promet des découvertes à chaque lecture !





Challenge Avril en albums sur Pilalire

vendredi 15 avril 2016

Juliette à Amsterdam de Rose-Line Brasset


Lecture en partenariat avec Babelio et les Editions Kennes : un grand merci !

Le résumé de l'éditeur :

En ce début novembre, Juliette se rend avec sa mère dans la capitale des Pays-Bas afin de rencontrer la famille qui a accueilli son grand-père pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une belle occasion pour la jeune globe-trotter de découvrir les charmes d'Amsterdam, ses canaux, ses péniches, ses maisons étroites et ses vélos ! Les émotions aussi seront au rendez-vous : notre amie se fera un nouveau copain et prendra conscience d'une façon inattendue du sort tragique d'une jeune fille de son âge, Anne Frank, dont le Journal a fait le tour du monde. 

Avis

Etre fille de journaliste a quelques avantages : Juliette ne le reconnaît pas volontiers mais accompagner sa mère en voyage à l'autre bout du monde est plutôt agréable. C'est ainsi que pour rédiger un article, mère et fille embarquent, en pleine période scolaire, direction Amsterdam.  

Dans la famille de Juliette, cette ville est très importante car son grand-père y avait vécu durant la seconde Guerre Mondiale et y avait gardé des amis.  Justement, ces derniers aimeraient beaucoup rencontrer Juliette et sa maman durant leur séjour. 

Enfin, Juliette étudie précisément le Journal d'Anne Frank au cours d'histoire, elle pourra ainsi enrichir sa lecture et en découvrir davantage sur l'endroit où a vécu la jeune fille.  Toutes ces bonnes raisons promettent une visite riche en émotions de toute sorte.

Juliette à Amsterdam est le quatrième tome des voyages de Juliette, une adolescente québécoise : cette fois, elle séjourne dans la ville d'Amsterdam et tombe rapidement sous son charme.  Ses aventures permettent  de découvrir un décor qui recèle plus d'un trésor : architecture, gastronomie, curiosités, ...  y sont ainsi détaillées et incitent sans aucun doute au voyage.  Rien que la péniche où logent Juliette et sa maman a tout pour me séduire.  

Au fil du récit, en suivant Juliette et son nouvel ami Piet dans la visite de la ville,  Rose-Line Brasset met en évidence les principaux attraits de la cité mais suggère aussi des escapades moins connues des touristes.  

A travers Juliette et son journal, elle évoque également la vie aux Pays Bas et les coutumes néerlandaises. L'Histoire figure en bonne place dans ce récit, à travers Anne Frank et son journal, que l'on pourrait ranger parmi les personnages secondaires.

Dans un bel esprit pratique, en fin d'ouvrage, quelques outils bien pensés aideront les lecteurs à préparer leur voyage : lexique, guide, aperçu historique, ...  Enfin, les expressions québécoises qu'utilise volontiers Juliette donnent un petit côté charmant au roman.  Là aussi, une explication est prévue dans les dernières pages de l'ouvrage.

Un journal de voyage à destination des jeunes lectrices mais qui par son côté frais et enjoué, peut plaire également à un public plus âgé.  Un joli support pour un voyage en famille !

jeudi 14 avril 2016

La Cucina de Lily Prior

La présentation de l'éditeur : 

Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior.

Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie.

Un roman irrésistible de parodie et de satire, farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.

Avis :

De tout temps, la cuisine a constitué pour Rosa Fiore un dérivatif indispensable : c'est sur la table familiale qu'elle a vu le jour, c'est là également qu'elle s'est soulagée de ses peines ou de ses contrariétés.  Ainsi, toute jeune fille, à la mort de son amant Bartolomeo, elle a donné libre cours à sa douleur en sacrifiant les réserves de la ferme.  Lorsque sa mère a mis fin à cette folie culinaire, Rosa s'est bâti une nouvelle vie, quittant Castiglione pour Palerme. 

Elle y est devenue employée de bibliothèque et a choisi de vivre solitaire.  Jusqu'à sa rencontre avec l'Inglese, désireux de partager avec elle d'autres plaisirs de la vie.  En échange, elle lui fera découvrir les joies de la cuisine sicilienne.  Tout un programme !


Gourmand, mystérieux, alléchant, ... voici quelques qualificatifs qui conviennent à merveille à ce roman qui prend place en Sicile et en magnifie la cuisine. Avec brio, Lily Prior met en scène des personnages hauts en couleurs, un décor magnifique, de la passion, quelques secrets de famille, ... et les marie en un plat savoureux et relevé.  Un de ceux dont on se ressert volontiers.  Par chance, une suite est disponible, pour notre plus grand bonheur !







Challenge Nos gourmandises 2016 avec Syl 

lundi 11 avril 2016

La Lune et le Roi-soleil de Vonda McIntyre


Lecture en partenariat : merci au  Livre de Poche pour cette découverte passionnante !

La présentation de l'éditeur :

En 1693, le père jésuite Yves de La Croix, explorateur au service du roi Louis XIV, ramène à Versailles un couple de mammifères marins capturés dans les mers du Nouveau Monde. L’un d’eux succombe, tandis que l’autre, la femelle, survit et provoque l’ébahissement général. Marie-Josèphe, la jeune sœur du religieux, qui se voue à l’étude des sciences naturelles loin des intrigues de la cour, devient l’intermédiaire entre les humains et la créature aussi laide que son chant est beau. Protégé par le roi vieillissant qui espère découvrir le secret de l’immortalité, Yves cherche à percer les mystères de la voix divine de l’étrange sirène. 

Mais revendiquer l’intelligence de cette créature est un grave défi aux conventions aristocratiques et à l’obscurantisme chrétien. Conte tragique où vérité historique et imaginaire se mêlent et se côtoient, La Lune et le Roi-Soleil est aussi un plaidoyer pour la tolérance et la liberté.

Avis 

A la Cour du Roi Soleil, les apparences et l'étiquette priment.  La jeune Marie-Josèphe de La Croix y est attachée à la maison de Madame et a un peu de mal à s'habituer à cette façon de vivre.  Elle a grandi en Martinique et n'a ensuite connu que le couvent et Saint Cyr, c'est dire si la Cour et ses usages lui sont inconnus.

Lorsque son frère, le père de La Croix, rentre à Versailles après  une expédition vers le Nouveau Monde, Marie-Josèphe s'apprête, comme elle l'a toujours fait, à le seconder dans son travail.  Cette fois, la tâche est d'une ampleur inhabituelle : le père de La Croix a ramené un animal marin inconnu et le Roi est très intéressé par cette capture.  Il rêve en effet de percer le secret de l'immortalité et pense que cette bête pourrait l'y aider.

Chargée des soins du monstre marin, Marie-Josèphe établit laborieusement une communication avec lui et commence à s'interroger sur son humanité.  Dans le même temps, son œil sur Versailles se fait plus perçant et la jeune fille perd peu à peu ses illusions.

Combinant réalité historique et fiction, La Lune et le Roi-soleil est un roman passionnant qui offre plusieurs niveaux de lecture : le fameux monstre marin et l'accueil qui lui est réservé, les aventures de Marie-Josèphe de la Croix à la Cour, le quotidien à Versailles, la place de L'Eglise...  D'autres points tout aussi importants comme la place de la femme au XVIIe siècle, l'esclavage, ... sont également traités. 

Mettant tout d'abord en évidence le côté historique, le roman se centre peu à peu sur la créature capturée et s'interroge sur son âme.  Entre la femme des mers et la femme de la terre se noue une étrange relation, prélude aux aventures de fin du roman.  Apparaît alors au cœur du récit un débat sur la différence et la liberté.  Des sujets qui dérangent visiblement à la Cour du Roi Soleil et occupent une grande place, occultant un peu le faste de Versailles.  Un mélange de fantasy et d'Histoire des plus intéressants !


dimanche 10 avril 2016

Allo, Dr Laura ? : Mémoires graphiques de Nicole J. Georges

La présentation de l'éditeur :

«L'homme que vous pensez être votre père est peut-être mort... Mais votre père est bien vivant.» Troublée par les paroles d'une chiromancienne, Nicole J. Georges replonge dans son enfance, affrontant les zones d'ombre d'une destinée familiale chaotique. Chronique sensible d'une jeunesse dans le Portland bohême des années 2000, Allô, Dr Laura ? dévoile au fil de ses pages une courageuse et bouleversante quête de vérité.

Avis 

Pour son anniversaire, Nicole reçoit une séance de voyance, un cadeau pour le moins original.  Sceptique, elle apprend que l'homme qu'elle croyait son père ne l'est pas.  Tentant de mettre un peu d'ordre dans ses pensées, elle décide de revenir sur son histoire et dessine ses mémoires graphiques, dédiées à ses soeurs.

Alternant sa vie actuelle et son enfance, jouant sur des dessins de style différent, elle aborde ses relations difficiles avec sa mère, ses catastrophiques beaux-pères, son homosexualité, le couple qu'elle forme avec Radar, ...  sans oublier l'importance de ses animaux et ce père dont elle ne sait rien.  Tout en noir et blanc, elle nous relate sa vie jusqu'à son impossible coming-out.

J'ai pris plaisir à parcourir ce pavé, servi par une couverture rétro qui m'a bien plu : le récit est plutôt contemplatif, tout en introspection et confidences.  La tendresse et l'humour ne sont pas de reste, tout comme une grande part de silence dans la famille de Nicole.  Un récit autobiographique que j'ai trouvé agréable à parcourir.




Croustade aux pommes

On m'a dit que... c'était bon, voici le thème de ce dimanche : reprendre une recette des copines, une belle idée !

Ce week-end, je recevais, j'ai donc dû opter pour la facilité et je me suis tournée avec une croustade réalisée par Sandrion : simple et délicieux.  J'ai bien choisi !

Pour connaître la recette, c'est par ici : Croustade aux pommes.

Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa  brigade : chez  AsphodèleSandrionLouise,  SylHilde et Marion.



Challenge Nos gourmandises 2016 avec Syl 

samedi 9 avril 2016

L'Ours qui jouait du piano de David Litchfield

Lecture en partenariat : 
merci aux éditions Belin pour cette jolie lecture !

Le résumé de l'éditeur :


Ce matin-là, dans sa forêt, l'Ours découvre une chose étrange… C'est un piano abandonné qu'il va peu à peu apprivoiser. Ses sons enchantés attirent bientôt tous ses amis, mais aussi une petite fille et son papa. Conquis par le talent de cet incroyable musicien, ils lui proposent de l'emmener en ville. Voilà comment l'Ours quitte les siens pour suivre sa grande aventure ! Le succès est au rendez-vous, mais un jour il a le mal du pays…

Avis :

Un piano dans la forêt...  Voilà de quoi intriguer l'Ours même s'il ne s'agit pour lui que d'un étrange objet.  Un objet qui l'effraie d'abord par les bruits qu'il produit mais qu'au fil du temps, il parvient à maîtriser.  Allant jusqu'à enchanter les siens.

Découvert par des promeneurs, l'Ours se voit offrir une autre vie : une existence de gloire et de succès mais loin de sa forêt et de ses amis, l'Ours trouvera-t-il la vie dont il rêve ?

Sensible et délicat, L'Ours qui jouait du piano est un superbe album : David Litchfield y met brillamment en images un récit de vie et d'amitié.  Jouant sur les couleurs et la lumière, il met en évidence certains objets ou personnages. 


Outre certaines grandes pages, il joue également avec le découpage, offrant alors des illustrations qui évoquent la BD ou les photos.  La gamme de couleurs est joliment travaillée, par de petites touches qui viennent égayer l'ensemble.  Il nous en offre un bel exemple à travers la rencontre de l'Ours et du piano, déclinée selon les saisons.

Doux et ronds, les personnages amuseront les jeunes lecteurs qui suivront avec plaisir les aventures de cet ours charmant : apprivoisant le piano, entouré de ses amis, seul à la ville, ...  Les thèmes de la musique et de l'amitié leur parleront également.  Un bel album à partager !



Avril en albums


Grâce à Bookwormette, j'ai décidé de consacrer ce mois d'avril aux albums : un genre que j'aime beaucoup mais que je chronique peu.  Pour y remédier, je participerai donc au challenge Avril en albums.  

Si cela vous tente, toutes les informations sont ici



jeudi 7 avril 2016

La Ville haute d'Éliane Serdan

Lecture en partenariat avec les Editions Serge Safran : un grand merci pour ce joli récit, arrivé dédicacé.

La présentation de l'éditeur :

Hiver 1956. Dans le sud de la France, Anna, fillette arrivée du Liban, vit ses premiers mois d’exil. Un soir de pluie, elle rencontre un homme, lui aussi étranger, relieur de son métier, mutilé de la main gauche. Anna lui rappelle Anouche, la fille de sa nourrice arménienne, enlevée puis déportée en Turquie sous ses yeux de gamin. Cette coïncidence lui donne l’impulsion d’enquêter sur la disparition d’Anouche…

Un superbe roman sur l'exil et la beauté de la neige sur les oliviers. Avec, en toile de fond, le génocide arménien et le souvenir nostalgique de la mer Noire.

Avis 

Débarquée depuis peu en France à la fin des années cinquante, Anna découvre peu à peu sa nouvelle existence, triste et étriquée.  Derrière elle, elle a laissé le soleil du Liban, les couleurs de la vie et les rires de Fabio, son cousin.  Sur le chemin de l'école, elle explore un peu, s'aventure dans l'ombre des ruelles, découvre des passages secrets pour la petite fille qu'elle est.

Au fil de ses escapades, elle rencontre Pierre, exilé lui aussi: sans le vouloir, la fillette fait remonter chez lui de douloureux souvenirs, de tristes jours de son enfance.

Dans un texte sobre et sensible, Eliane Serdan raconte l'exil et le manque.  Anna et Pierre, qu'a priori tout sépare, souffrent tous deux et taisent leur chagrin. Le pays leur manque, leurs amis, le soleil et l'insouciance aussi.  Leurs douleurs se répondent et les cœurs s'ouvrent enfin.  Comme le soleil qui perce après l'hiver, le destin se chargera, d'une pirouette, de mettre fin à leur solitude.

Délicatement, avec pudeur, l'auteur nous dévoile le parcours d'Anna et celui de Pierre.  Elle évoque également le génocide arménien, à travers Anouche, le pendant d'Anna.  Son texte fait mouche sans excès, ni mise en scène; il sonne d'autant plus juste et émeut presqu'en silence.  Une jolie découverte empreinte de délicatesse.

mardi 5 avril 2016

Demain, une oasis d'Ayerdhal


Lecture en partenariat : merci au  Livre de Poche pour cette découverte passionnante !

La présentation de l'éditeur 
:

Médecin à Genève, vie tranquille, que pouvait-il craindre ? Deux limousines, un coup de frein, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux beignes, une cagoule et des jours dans une cave sous perfusion et somnifères... Un kidnapping. À son réveil, il se retrouve quelque part dans un village africain. Un commando humanitaire lui en confie la responsabilité. Sécheresse, famine, terrorisme : dans une Afrique qui se meurt, c'est en cherchant le sens du mot justice qu'il trouvera celui de sa vie.

Avis 

Tandis que la conquête spatiale est devenue un fait banal, l'Afrique se meurt dans l'indifférence générale. Kidnappé à Genève, un médecin sans histoire est brutalement confronté à cette triste réalité.  

Enrôlé de force, il apportera son aide à un groupe de médecins mi-terroristes, mi-humanitaires et à leurs côtés, il deviendra l'Interne.  Il refusera pourtant de se soumettre et cherchera à rallier le monde occidental.  Ayant réussi à échapper à ses geôliers, il n'a pourtant de cesse d'apporter son aide à leur cause.


Porteur d'un message fort, Demain, une oasis est un roman coup de poing: il met le doigt sur un problème cruellement d'actualité et en souligne toute l'importance.  Pour ce faire, il mêle anticipation et aventures et y plonge des personnages profondément humains, animés de bons sentiments.  Leur façon de faire est sans doute discutable mais difficile de ne pas leur donner raison... Voilà qui me les a rendus sympathiques, sinon émouvants et j'ai pris plaisir à les suivre ainsi jusqu'au bout de leurs rêves.  Un roman d'une triste urgence et d'une efficacité redoutable !

dimanche 3 avril 2016

Timbale de céréales et d'épinards

Pour ce dimanche, un mot d'ordre atypique mais inspirant : VERT.  Je me suis tournée vers une timbale de céréales et d'épinards, relevée d'un œuf mollet, un délicieux mélange.  Je suis curieuse de découvrir les idées des Marmitonnes...

Ingrédients : 180 g de mélange de céréales et légumes secs (de la semoule ou de la quinoa feront très bien l'affaire) - 300 g d'épinards surgelés - 1 échalote - 1 gousse d'ail -  sel et poivre - 1 cuillère à soupe de crème fraîche - parmesan - huile d'olive

Préparation

  1. Faire cuire les céréales comme indiqué sur le paquet.
  2. Ciseler l'échalote et l'ail pressé et les faire revenir dans un peu d'huile d'olive. Y faire fondre les épinards.
  3. Quand tout est cuit, ajouter les céréales dans les épinards .
  4. Ajouter une cuillère de crème et du parmesan.  Saler et poivrer à votre goût.
  5. Pour l’œuf mollet, 6 minutes dans l'eau bouillante.
  6. Dresser et servir immédiatement.

Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa  brigade : chez  Asphodèle, SandrionLouise,  SylHilde et Marion.



Challenge Nos gourmandises 2016 avec Syl : une recette Mlle Banane cuisine