"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 12 mai 2013

Le mont Crépitant d'Osamu Dazai

La présentation de l'éditeur :

"A voix haute il lui lit des contes comme Momotarô, Le Mont Crépitant, Le moineau à la langue coupée, Les Deux Bossus ou Monsieur Urashima.
Bien qu'il soit pauvrement vêtu et qu'à sa figure on le prenne pour un idiot, ce père est loin d'être un homme insignifiant. Il possède en effet un art vraiment singulier pour imaginer des histoires.

"Il était une fois, il y a bien, bien longtemps..."

Ainsi, tandis qu'il lui fait la lecture de sa voix étrange et comme stupide, c'est une autre histoire, toute personnelle, qui mûrit au fond de son cœur. "

Voici des contes populaires qui figurent parmi les plus célèbres au Japon et auxquels le grand écrivain Dazai Osamu (1909-1948) donne une interprétation personnelle par la voix d'un narrateur quelque peu original, censé les lire à sa fille dans un abri antiaérien.

Avis :



Ce recueil reprend quatre contes japonais que le narrateur choisit d'utiliser pour occuper sa fille, au cours d'une attaque aérienne. Il émaille ces récits de réflexions personnelles sur les protagonistes, de parallèles avec la mythologie grecque, ...
 
Les deux bossus nous raconte les péripéties d'un vieillard affligé d'une bosse sur la joue et sa rencontre avec des démons, un soir sur le mont Tsurugi. Son aventure inspira un bossu du voisinage qui se mit en quête des démons...
 
Monsieur Urashima aîné d’une grande famille sauve un jour une tortue et est, en retour, invité à visiter en sa compagnie le Palais du Dragon. Ce conte est le récit de ce voyage, sous la mer, à la rencontre d'Otohime, joueuse de koto et le retour de Monsieur Urashima dans son village. Comme dans le mythe de Pandore, regagne son foyer avec un cadeau offert par Otohime, un coquillage, la fameux écrin du Palais du Dragon. Doit-il l'ouvrir ou non ? Peut-il se fier aux conseils de la tortue qui lui enjoint de le garder clos ?
 
Le mont crépitant reprend les démêlés entre un raton, auteur d'une mauvaise farce sur une vieille dame et un lapin qui cherche à faire regretter ses mauvais penchants. Au fil du récit, le lapin affûte sa vengeance et se joue du raton bien crédule.
 
Le moineau à la langue coupée nous introduit dans le quotidien d'un couple étrange : le mari ressemble à un vieillard et passe ses journées à ne rien faire. L'épouse s'attelle aux tâches ménagères et ne récolte que de l'indifférence. Un jour pourtant, un moineau parvient à capter l'attention de l'époux et à discuter, car il parle, avec lui. Jalouse de cette voix qu'elle croit être celle d'une jeune fille, l'épouse se venge sur l'oiseau en lui arrachant la langue. Le moineau s'enfuit et l'époux se lance un peu plus tard à sa recherche, dans le bois de bambous.
 
J'ai découvert, dans ce recueil, des contes agréables à suivre et où les interruptions intempestives du narrateur ne m'ont pas gênée, loin de là. L'esprit critique et l'humour de l'auteur ajoutent une dimension plaisante à ces contes.  Néanmoins, la morale m’en a, de façon assez générale, échappé.  Je m’interroge sur les intentions de l’auteur et je reste un peu sceptique au moment de conclure ce billet.  Donc : une lecture agréable suivie d’un mais…


 
 










Challenge Ecrivains japonais : Lecture du mois d'avril, Dazai Osamu

5 commentaires:

Adalana a dit…

Merci pour ta contribution au challenge !

Marilyne a dit…

Ah ben c'est malin, voilà un moment que je tourne autour de ce recueil et tu confirmes que je dois le découvrir, puisqu'il y a ce mais... ^^

Jérôme a dit…

Ton scepticisme me refroidit un peu. En tout cas je trouve la couverture superbe !

Syl. a dit…

C'est vrai que cette couverture est belle. Mais, je verrai pour un autre titre.

Nahe a dit…

@ Adalana : c'est un plaisir d'y participer chaque mois !
@ Maryline : désolée ^^
@ Jérôme : là, on est d'accord ;)
@ Syl : Je verrai ce que tu as choisi !