"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

vendredi 3 mai 2013

Le champ du potier d'Andrea Camilleri

Le résumé de l'éditeur :

Non loin de Vigàta, sur une terre argileuse qui n'intéresse que les potiers, le corps d'un homme est découvert dans un sac poubelle, découpé en trente morceaux. Peu après, la splendide Dolorès vient signaler la disparition de son mari, un officier de marine colombien d'origine sicilienne.
Le champ du potier est évoqué dans les Évangiles : c'est là qu'on enterra Judas. Faut-il y voir un message ? S'agit-il d'une vendetta mafieuse ? Le mort est-il le marin disparu ? Entre deux succulents déjeuners, le commissaire aurait bien besoin de l'aide de tous ses hommes, de l'inénarrable Catarella à son adjoint Mimì, mais ce dernier se comporte de manière de plus en plus étrange et agressive. Serait-il impliqué dans l'affaire ?
Heureusement, la belle Ingrid vient au secours du commissaire...

Avis :

C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé le commissaire Salvo Montalbano et toute son équipe : un pur moment de bonheur, en Sicile.  Je reconnais qu'Andrea Camilleri n'est pas au goût de tous mais personnellement, une fois le barrage de la langue contourné, j'ai pris goût à ces romans policiers au charme si particulier. 

Pour ceux qui découvrent cet auteur, les personnages de Camilleri s'expriment en dialecte sicilen, rendu par le traducteur par un patois lyonnais.  Douceur de vivre, personnages hors du commun, gastronomie, choix des sujets, impertinence ...  l'ensemble est très savoureux et j'avoue attendre avec impatience chaque année le nouveau Camilleri.

Cette fois l'enquête commence sous la pluie : ce temps est digne du déluge et les intempéries mettent à jour un corps découpé en morceaux.  L'identification est malaisée et peu à peu, Montalbano pense à la Mafia et au traitement réservé autrefois aux traîtres.  Au fil du temps, d'autres incidents apparaissent et l'enquête semble oubliée...  Il faut dire qu'au coeur du commissariat même, l'ambiance se déteriore, notamment en raison du comportement inhabituel de Mimi Augello : agressif et irritable, l'adjoint de Montalbano souhaite se voir confier l'enquête et le fait savoir haut et fort.  Pour Montalbano, il est temps d'intervenir.

Outre le meurtre à résoudre, je me suis régalée des relations de Montalbano avec sa hiérarchie, des moments passés à table, de son habilité à gérer Catarella, ...  Une fois encore, l'enquête est délicate et il faudra toute la ruse et la sagacité de Montalbano pour l'élucider, sans avoir l'air d'y toucher !

6 commentaires:

Syl. a dit…

Combien de fois l'ai-je noté ce Montalbano ?!!!

Jérôme a dit…

Jamais lu Camilleri mais je ne suis pas sûr d'être plus tenté que cela...

argali a dit…

J'avais commencé "Le voleur de goûter" mais je l'ai abandonné. Il faudrait que je le reprenne.

J'en profite pour te taguer. Désolée. ;-)
http://argali.eklablog.fr/tag-de-mai-liebster-award-a86568807

Nahe a dit…

@ Syl : il faut tenter, c'est une lecture savoureuse !
@ Jérôme :
@ Argali : A essayer au moment des vacances peut-être... Je suis définitivement fan, je ne peux que t'y encourager^^
Merci pour le tag, je file te lire !

Le Papou a dit…

Je partage ton avis, il fait partie de mes auteurs reposants.
Le Papou

Nahe a dit…

Comme je te comprends...