"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 24 juillet 2016

Ardalén, vent de mémoires de Miguelanxo Prado

Le résumé de l'éditeur 

Chamboulée dans sa vie personnelle et professionnelle, Sabela se rend dans un village des montagnes de Galice, sur les traces d’un ami de sa famille. Mais sur place, sa rencontre amicale avec un vieil homme solitaire, Fidel, va bientôt bouleverser les projets de la jeune femme. En dépit de l’hostilité et de la jalousie de certains villageois alentour, l’un et l’autre en viennent rapidement à s’échanger confidences et souvenirs. Leurs récits s’entremêlent et la mémoire impétueuse de Fidel, qui invoque souvent l’univers coloré de Cuba, semble parfois acquérir la texture du réel : l’évocation de sa fiancée d’autrefois Rosalia, de son ami Ramon disparu dans un naufrage, d’une mystérieuse fée qui lui fait écouter la mer dans un coquillage, et jusqu’à ses visions du chant des baleines, qui lui apparaissent parfois à l’orée de la forêt, poussées par le vent…

Avis 

A la recherche d'un ami de son grand père, Sabela retourne dans le village de Galice, berceau de sa famille.  Il y a fort longtemps, Francisco en serait parti pour Cuba et sa petite fille aimerait rencontrer quelqu'un qui l'aurait connu.  

Sur les conseils des villageois, elle y rencontre Fidel, un vieil homme à la mémoire défaillante.  Pourtant, entre Fidel et Sabela, le courant passe et les discussions s'éternisent : Fidel aime à se rappeler Cuba, ses amis, sa fiancée, ...  Il aime également les promenades dans les bois d'où surgissent des baleines, les jours de grand vent.

Tandis que Sabela, désormais sans réelle attache, s'attarde au village, les discussions vont bon train sur l'amitié qui la lie au vieil homme...


J'ai beaucoup apprécié ce voyage au gré de la mémoire hésitante de Fidel : les vues d'Espagne, les souvenirs de Cuba, ces étranges baleines...  Le récit oscille sans cesse entre rêve et réalité : le résultat est poétique, chargé d'émotions.  Le dessin est unique, très particulier mais son charme colle bien à cette histoire dont on doute sans cesse, soumise aux caprices de l'Ardalén, ce vent qui souffle sur les côtes atlantiques.

2 commentaires:

Moka a dit…

Oh c'est marrant, je l'ai acheté au festival BD d'Amiens puisque l'auteur était présent...
... et puisqu'on y exposait ses originaux !

Jérôme a dit…

Je suis passé complètement à coté. Trop onirique pour moi, pas assez concret, je m'y suis perdu en fait.