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Cicéron

lundi 11 avril 2011

Souvenirs de l'Année Terrible de Georges le Tervanick

Lecture en partenariat avec Blog-o-Book et les éditions Ramsay, un grand merci !

Résumé de l'éditeur :

En décembre 1908, Jules Garçon, jeune écrivain originaire de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, termine, sous le pseudonyme de Georges le'I'ervanick, la transcription des souvenirs de Dominique Thelliez relatifs à son engagement dans la guerre franco-prussienne de 1870.

Car il faut dire que son enfance, comme tant d'autres, a été bercée par les récits de cette guerre et, sans doute, par nombre de couplets revanchards ayant pour thème l'Alsace et la Lorraine. Jules Garçon entend donc témoigner à la fois des souffrances et du désarroi de toute une génération, celle de ses grands-parents, et de la modeste grandeur de deux hommes : Dominique Thelliez, " un vieux, brave troupier ", et Léopold Foulon, son propre grand-oncle, " mobile " du Pas-de-Calais. Deux " obscurs ", acteurs à peine, niais témoins actifs, attristés souvent, souvent malicieux, discrètement critiques, de cette campagne lamentable où les humbles, servirent de pions dans le jeu de dirigeants politiques et militaires d'une confondante incompétence.

A travers la parole de Dominique Thelliez, recueillie et rapportée directement, et la correspondance de Léopold Foulon avec sa soeur et son beau-frère, la rancœur contre le Prussien fourbe et cruel se dévoile sans fard. Jules Garçon et ses témoins se font souvent l'écho des lieux communs, des préjugés de leur temps, de leur milieu provincial et rural. Et lorsque l'horreur s'exprime librement au spectacle d'un passage par les armes, il s'agit d'une réaction purement humaine, compassionnelle, exempte de toute analyse politique.

Conservé depuis un siècle par les descendants de Jules Garçon, ce cahier, illustré et relié de sa main, était demeuré inédit.

Avis :

Dans « Souvenirs de l’année terrible », Jules Garçon, sous le pseudonyme de Georges le Tervanick, donne la parole à deux soldats anonymes et offre ainsi au lecteur leur vision de la guerre franco-prussienne de 1870, en quelque sorte une vue de l’intérieur.

La première partie de l’ouvrage nous livre le récit de Dominique Thelliez, « un vieux, brave troupier » et la deuxième nous présente la correspondance de Léopold Foulon, un mobile. Le texte de Dominique Thelliez reprend sa vision de cette guerre et de sa captivité qui suivit ; le ton en est simple, posé en toute circonstance.

La correspondance de Léopold Foulon est un pêle-mêle de lettres envoyées à la famille, aux connaissances ; d’autres aspects de la guerre, peut-être plus triviaux, y sont présentés, l’auteur y évoque des courriers égarés, des souvenirs à envoyer aux enfants, … Dénominateur commun aux deux textes, le pénible du quotidien : le logement, l’habillement, la nourriture, l’inutilité des manœuvres ou des actions menées, …

Si le sujet n’est pas des plus réjouissants, la lecture est intéressante, les textes sont agréables à lire, quelques dessins de la main de l’auteur viennent égayer l’ouvrage, … Au final, un livre que j’ai pris plaisir à parcourir et pour lequel je remercie Blog-o-Book et les éditions Ramsay, .

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