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Cicéron

mardi 23 novembre 2010

Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut de Yahia Belaskri



C'est grâce à un partenariat entre Blog-o-Book et les éditions Vents d'ailleurs que j'ai eu l'occasion de lire cet ouvrage, un grand merci à eux !

Quatrième de couverture :

Déhia, jeune femme universitaire, promise à un avenir radieux, se heurte dans sa propre famille à l’extrême violence de l’histoire récente algérienne. Belle femme dans une société où la religion, la corruption, la violence tiennent lieu de boussole, comment peut-elle vivre, comment tracer sa voie sans se perdre ? Adel, cadre dans une entreprise, s’accroche à ses idéaux, essaie d’échapper aux pressions, petites et grandes, avant de tenter sa chance loin, très loin... Deux mémoires saccagées, une femme et un homme au passé amer qui prennent le chemin de la vie, malgré tout, ensemble.

Un deuxième roman, après Le bus dans la ville paru en 2008. Un récit d’une grande sensibilité qui raconte l’histoire douloureuse, d’un couple d’Algériens, des êtres qui tentent de mener leur vie envers et contre tout. Portrait de la société algérienne contemporaine, dans sa peine et sa sensibilité lumineuse. Dans une langue tout en finesse, l’auteur brosse des portraits exemplaires et uniques.

Avis :

Dans Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, l’auteur choisit de nous décrire le destin cruel de Déhia, jeune universitaire, qui tente de se construire une vie calme, en dehors des remous de la société algérienne mais n’y parviendra pas, rattrapée par le malheur. Adel n’aura pas davantage de chance, lui qui cherche simplement à effectuer son travail de façon correcte, honnête. C’est, semble-t-il, déjà trop demander… Badil, quant à lui, veut juste assurer sa subsistance et, désespéré, se tourne vers la délinquance. Le prix à payer sera lourd…

Ce sont donc trois destins dramatiques que nous brosse Yahia Belaskri : dans leur ultime tentative pour se reconstruire et vivre enfin, Déhia, Adel et Badil seront rattrapés par leur passé…

Dans un texte écrit au diapason de cet état de la situation, dur, sombre, l’auteur nous dresse un constat implacable de l’Algérie actuelle : la corruption et la violence règnent en maître dans cette société malade, privée de balises. Yahia Belaskri nous livre ici un texte court, agréable à parcourir ; ce petit roman est d’une lecture réaliste et il nous laisse malheureusement un goût âcre dans la bouche…

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