"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 23 novembre 2010

Descente aux grands crus de Paul Torday



Note de l'éditeur :

Le jeune Wilberforce aime dorénavant tellement les grands crus qu’il commence chaque journée en s’interrogeant sur celui qu’il va déboucher chez lui, ou sur celui qu’il va acheter parmi les cartes les plus sublimes des restaurants londoniens.
Mais comment en est-il arrivé là ?
Un soir, Wilberforce – obsédé par son boulot, riche et replié sur lui-même sort de sa boite d’informatique pour rentrer chez lui. Par hasard, il découvre les caves de Francis Blake. Un lieu où le vin, l’hospitalité et l’affection coulent à flot. Il va être initié à une vie que jamais il n’aurait imaginée : l’amitié, l’aventure, la légèreté des familles aristocrates anglaises semblent lui offrir la possibilité de parvenir à accepter l’existence et même de tomber amoureux. Mais les meilleurs crus peuvent vous laisser un goût amer dans la bouche et Wilberforce va apprendre que les caves renferment des secrets moins savoureux que les vins et que la passion a un prix.
Chroniques de quatre millésimes de sa vie, voici le récit éblouissant et marquant d’une histoire d’obsession et de dépendance, de loyauté et de trahison.

Paul Torday est professeur de littérature à Oxford. Son premier livre (une véritable révélation littéraire), Partie de pêche au Yémen a été traduit dans 19 pays.

« Un coup de maître, un roman audacieux » Livres Hebdo
« Un roman corrosif » Marianne
« Une farce cruelle mais géniale » Le Parisien

Avis :

Si le titre de cet ouvrage annonçait un parcours plutôt dramatique, j’avais néanmoins espéré que les grands crus annoncés y apporteraient une touche un peu festive… Malheureusement, il n’en est rien : d’un bout à l’autre du roman, le cheminement du héros est triste, dépourvu de toute lumière.

Wilberforce est un enfant adopté qui mène une vie assez terne : il a réussi dans l’informatique et s’abrutit dans le travail, il n’a aucune vie sociale et ne semble même pas se rendre compte de cette étrangeté. Un soir, un peu par hasard, il découvre les caves de Francis Black, négociant en vin. Il y trouvera bien plus que quelques bonnes bouteilles : l’affection du maître des lieux, les grâces de l’aristocratie londonienne, l’amour, …

Pourtant, à aucun moment, je n’ai perçu de véritable joie, de bonheur dans ce roman : même lorsque Wilberforce est « bien entouré », le tableau brossé par l’auteur reste sombre, tout cela sonne faux, le lecteur a l’impression que l'action du roman ne concerne pas vraiment le héros. Autre bémol : Wilberforce n’attire pas vraiment la sympathie, il semble assez passif face aux éléments qui l’entourent, jamais il n’assume ses responsabilités, jamais il ne reconnaît ses erreurs.

Si l’ouvrage est bien écrit, d’une lecture facile et agréable, je me suis néanmoins perdue dans les différents retours en arrière de l’auteur, j’avais du mal à me situer dans la chronologie du parcours de notre héros. A plusieurs reprises, l’auteur évoque des secrets de famille soigneusement enfouis par les ans mais ne dépasse pas cette étape d’amorçage et le lecteur reste sur sa faim. Au final, j’ai n’ai pas vraiment réussi à faire le lien entre la fin et le début de l’histoire ; j’ai en quelque sorte refermé le livre en me demandant finalement ce qu’il en était du héros…

2 commentaires:

chamane51 a dit…

Oui, livre interéssant c'est vrai. J'ai bien aimé aussi René Fallet (le beaujolais nouveau est arrivé)dans un registre plus franchouillard.
De paul Torday Partie pêche au Yémen m' avraiment amusé : http://chamane51.skyrock.com/2624734768-Partie-de-peche-au-Yemen-de-Paul-Torday.html

Nahe a dit…

@ Chamane 51 : je prends note !