"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mercredi 20 octobre 2010

Les treize desserts de camille Bordas



Avis de l'éditeur :

Inès a quinze ans à la mort de son père, un communiste espagnol exilé en France à la fin de la guerre civile. Elle doit alors quitter Arles, la ville de son enfance, pour s'installer à Paris chez son frère Pablo, de vingt ans son aîné. Elle découvre qu'il vit dans l'opulence et semble se livrer à des activités douteuses... Mais Pablo abandonne très vite son rôle de tuteur et laisse Inès seule face à des désirs et des idéaux dont elle n'est soudain plus si sûre. Elle parcourt les rues de Paris, l'Andalousie de ses origines, le Mexique et finalement les États-Unis, où la conduit son improbable rencontre avec un célèbre musicien. Avec causticité, mais toujours avec amour, Inès s'interroge sur les personnages mystérieux, héros ou hors-la-loi, d'un roman familial dont elle sait finalement peu de chose.

Écrit au présent immédiat de la vie qui se déroule mais hanté par le passé, Les treize desserts est une chronique d'initiation sensible, tour à tour grave, lyrique et cocasse, qui nous plonge dans le désordre d'une existence traversée par les éclats d'une enfance lumineuse.



Avis :



C'est un livre coup de coeur que je vous présente ici : attirée par le titre, j'ai dévoré le premier roman de Camille Bordas et j'ai adoré cette lecture. De la Provence à Paris, de Paris au Mexique, du Mexique aux Etats-Unis, avec des passages par l'Espagne, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le cheminement d'Inès, sa sortie de l'adolescence, à la recherche d'une place bien à elle dans la vie.


Sous la plume de Camille Bordas, les années s'écoulent, légères, fluides. Le texte est écrit entièrement au présent, ce roman sonne juste, l'histoire est fluide malgré le temps qui passe et pèse.


A plusieurs reprises, je me suis retrouvée dans le texte, à quelques kilomètres près. Je ne résiste d'ailleurs pas à vous en livrer un extrait, très évocateur pour moi :


"Pourtant, je ne me sens jamais autant chez moi que lorsque je vois se dessiner à ma gauche, sur l'autoroute, le premier d'une longue série de taureaus Osborne, silhouette sombre, majestueuse, découpée dans le ciel carbone. Il marque mon entrée en Andalousie, où je suis à ma place. C'est de là que je viens. Pas d'un salon aux murs blanc cassé du cinquième arrondissement de Paris, mais de la poussière soulevée par les taureaux du Sud dans des arènes au parfum de sang et d'urine, d'alcool et de sueur, emplies des cris primaux de spectateurs à la tête haute."


Un jeune écrivain, à suivre et à conseiller sans hésitation !

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