"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 3 mars 2015

La fille sans nom d'Angelika Klüssendorf

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Presses de la Cité : un grand merci pour cette lecture.

La présentation de l'éditeur :

C'est l'histoire d'une fille livrée à la fureur destructrice d'une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l'évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d'aide. A qui, d'ailleurs, pourrait-elle s'adresser ? Elle est seule et doit se construire seule. C'est la trajectoire bouleversante d'une fille mal aimée qui, malgré tout, possède une force et un appétit de vivre qui lui permettent d'avancer.

Avec La fille sans nom, Angelika Klussendorf nous fait découvrir l'une des faces sombres de l'ex-République démocratique allemande, celle où l'enfance n'avait pas sa place, et signe un roman d'une grande sobriété, sans pathos ni misérabilisme.

Avis

La fille sans nom est un roman qui remue et dérange, sans conteste.  Il nous relate la jeunesse d'une jeune fille maltraitée : elle a douze ans et est livrée à la merci d'une mère alcoolique, peu (ou pas du tout) équilibrée. Parfois abandonnée à elle-même, dans la maison ou à la rue, parfois enfermée à la cave, parfois battue...  Les humiliations sont multiples.  La jeune fille, dont nous ne connaîtrons jamais le prénom, cherche à garder la tête hors de l'eau mais sans soutien, sans affection, c'est chose impossible : elle ne travaille pas à l'école, vole, commet des bêtises, entraînant son petit frère à la suite.

Dans la RDA des années septante, Angelika Klüssendorf nous trace un portrait édifiant : un foyer dont n'existe que le nom, une mère indigne, un père absent, un entourage aveugle.  Voilà un passif bien lourd à gérer !

L'auteur ne juge pas, reste en retrait, décrit sans prendre position.  Le roman en semble d'autant plus dur, il revêt un aspect très aseptisé.  Pourtant, si les faits choquent indubitablement, je ne suis pas parvenue à rentrer véritablement dans ce récit, ni à m'attacher au destin de cette adolescente.  Peut-être en raison de l'absence de prénom, l'héroïne est restée un personnage lointain, souvent froid.  De même, la froideur que l'auteur m'a semblé mettre dans son récit m'a rebutée; n'hésitez pas à vous faire un avis personnel, d'autres lecteurs ont beaucoup apprécié cette découverte.


1 commentaire:

Sunset Avenue a dit…

C'est un roman qui a l'air assez dur et difficile à lire !