Louise de Julie Gouazé
Lecture en partenariat : un grand merci à Gilles Paris pour cette découverte.
Quatrième de couverture :
«Louise va bien. C'est un principe de base. Une loi fondamentale.
Alice est enfermée, Jean est perdu, Marie et Roger ont pris quinze ans dans la
figure. Ne vous inquiétez pas, il en faut plus pour entamer Louise ! Elle est forte.
C'est un soleil et le soleil ne s'éteint pas. Même la fée Clochette se remet à
briller quand on recommence à croire en elle.»
La sœur de Louise, Alice, se noie dans l'alcool. Roger et Marie,
leurs parents, les noient dans un trop-plein d'amour. Louise, elle, va tout
faire pour garder la tête hors de l'eau.
Roman à l'écriture affûtée, Louise plante son scalpel au cœur des
relations familiales. Autopsie d'un bonheur obligé, d'un débordement
d'affection qui provoque l'asphyxie, il est un lumineux récit d'apprentissage
et une formidable leçon de vie.
Avis :
D'ici peu, Louise fêtera ses dix-huit ans. Dans l'immédiat,
elle s'apprête à passer le bac mais l'épreuve de philo est bien loin de ses
préoccupations. C'est Alice, sa grande sœur, qui occupe son esprit.
Quatorze ans et des kilomètres séparent Alice et Louise mais leur
complicité est grande. Alice est la sœur parfaite, belle et drôle.
Pourtant quand elle revient à la maison, accompagnée de Jean, son
fils, Alice n’est plus la fille enjouée et insouciante qui fascinait Louise :
Alice est malade, elle souffre d’alcoolisme et a besoin d’aide. Les parents tentent de faire face et Louise
doit, tant bien que mal, continuer à vivre, à grandir.
Face aux urgences, aux non-dits, aux improvisations démentes, … chacun serre les dents et assume. C’est toute la famille, au diapason des
crises d’Alice, qui souffre et lutte pour survivre.
Dans la morosité ambiante, inévitable, Louise reste forte ou
plutôt n’affiche que ce visage-là. Elle
prend sur elle et tente de faire entrer un peu de soleil dans la maison
familiale. C’est une battante, un
personnage solide mais sensible.
Avec ce premier roman, Julie Gaouzé s’attaque à un sujet difficile :
elle le traite avec lucidité, sans compassion et met en scène des personnages
attachants. Son style est acéré,
percutant ; les phrases sont courtes et s’enchaînent, sonnant toujours
juste. Sans aucun doute, elle réussit haut la main un exercice périlleux et mérite la mention d’auteur à suivre.
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Challenge 1 % de la rentrée littéraire : 6/6 |
Commentaires
@ Syl : Je crois que c'est malheureusement une réalité fréquente... J'espère que tout se passera bien pour cette amie.
@ Titou : je comprends, une belle découverte pour un premier roman !