"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 31 août 2014

Peine perdue d'Olivier Adam


La présentation de l'éditeur :

Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur: la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte.

Avec Peine perdue, Olivier Adam signe un livre d'une densité romanesque inédite, aux allures de roman noir, et dresse le portrait d'une communauté désemparée, reflet d'un pays en crise.

Avis :

Avec ce nouveau roman, Olivier Adam emmène son lecteur vers le sud et choisit comme décor une station balnéaire, à la morte saison, abandonnée par les vacanciers.  Antoine est la vedette de l’équipe locale.  Ecarté pour violence sur un adversaire, il se consacre à remettre à neuf les bungalows du camping. 

Tandis que la mer se déchaîne et sème la désolation sur le littoral, il est déposé, sans pièce d’identité, blessé aux urgences.  Autour du corps d’Antoine, de la côté dévastée, des blessés qui se succèdent, l’histoire se tisse à travers une vingtaine d’intervenants.

Dans ce récit à la construction originale, Olivier Adam propose une fresque, toute en sensibilité et en délicatesse.  Bien sûr, si l’auteur a délaissé la Bretagne, la mélancolie et la souffrance sont toujours présentes dans son écriture. 

Le décor a beau changer, la vie n’est pas plus simple pour autant !  Figure par exemple au nombre des personnages, à l’image d’Antoine figure emblématique du roman, une génération désorientée, au quotidien fait d’incertitudes.  Avec réalisme et minutie, l’auteur nous invite à les suivre dans cette composition infernale, captivante : chaque personnage ferait bien à lui seul l’objet d’un roman et chacun donne envie de suivre sa destinée, quelle qu’elle soit…  Un titre sombre mais sans aucun doute interpellant !

challenge rl jeunesse
Challenge 1 % de la rentrée littéraire : 3/6

5 commentaires:

Sunset Avenue a dit…

Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire cet auteur, pourquoi pas le découvrir avec celui-ci !

Syl. a dit…

Bonjour Nahe ! Je note ce titre pour la rentrée. Je le vois souvent en tête de rayon mais je n'avais pas encore lu la 4ème de couv.
Bonne semaine

Jérôme a dit…

C'est toujours très sombre chez cet auteur. Je le préfère dans ses romans jeunesse je crois.

Karine:) a dit…

Il me tente énormément malgré la noirceur. D'un autre côté, c'est Olivier Adam!

Hilde a dit…

Je n'ai encore rien lu de cet auteur, il faudrait que je me lance.