"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 1 octobre 2013

Demande à la poussière de John Fante

Lecture commune avec Syl, Jérôme et Manu.

La présentation de l'éditeur :


Dans les années trente, Arturo Bandini, fils d' immigrés italiens, quitte le Colorado pour l'Eldorado, Los Angeles, avec son unique roman en poche et un rêve : devenir un écrivain reconnu. Vénérant les femmes et la littérature, il débarque dans une chambre d'hôtel miteuse, prêt à saisir la vie à bras-le-corps. Une errance sublime parmi les laissés-pour-compte du rêve américain. 

Avis :

C'est en excellente compagnie que je me suis embarquée pour Los Angeles sur les traces d'Arturo Bandini : nous y retrouvons le héros de Bandini, plus âgé ayant quitté sa famille pour la grande ville et ses promesses.  

Il y attend la gloire, après avoir publié une première nouvelle prometteuse : "le petit chien qui riait".  Tirant le diable par la queue, il vit d'expédients, cumulant hôtel miteux et nourriture de fortune.  

Les jours fastes, l'inspiration lui sourit et l'espoir d'un chèque se profile à l'horizon.  Vient alors le temps des dépenses sans compter, une période qui passe malheureusement trop vite...

Au fil de ses errances, Arturo rencontre Camilla : elle est serveuse dans un bar démodé et sera sa princesse Maya.  C'est un café infâme qui marque la naissance de leur relation agitée : il lui donnera le ton, sombre et amer.

Après nous avoir présenté sa famille dans Bandini, John Fante revient ici sur ses années de jeunesse dans un texte qui bruisse de vie, de colère et de folie.  Le ton est caustique, souvent pessimiste, parfois rageur, ...  


Arturo est un héros impossible : féroce et irrespectueux, il n'en est pas moins touchant.  Il s'enflamme et semble prêt à détruire dans la seconde ce qu'il a construit.   Cette dualité se retrouve tout au long du récit, prêtant par là-même aussi bien aux rires qu'aux larmes, assurément un texte qui ne peut laisser indifférent.  D'autres avis chez JérômeSyl et Manu.

9 commentaires:

Syl. a dit…

J'aime ta phrase "C'est un café infâme qui marque la naissance de leur relation agitée : il lui donnera le ton, sombre et amer."
Veux-tu continuer ? avec "Mon chien stupide" ? Pas dans l'immédiat, mais en décembre peut-être.
Cet auteur inspire de beaux billets.

Nahe a dit…

Merci, Syl ! Je continue volontiers, oui !

Jérôme a dit…

Un héros impossible, c'est exactement ça. Et un très grand roman aussi en ce qui me concerne. De ceux qui auront marqué au fer rouge ma vie de lecteur.
Très heureux d'avoir partagé cette lecture avec toi^^

Moka a dit…

Voilà qui pourrait me plaire !

Manu a dit…

Un très beau billet aussi. J'ai vu chez Jérôme que tu avais préféré Bandini. Moi, c'est l'inverse :-)

argali a dit…

Un très beau billet. J'ai noté ce titre; Merci.

Nahe a dit…

@ Moka : d'avance, bonne lecture !
@ Manu : c'est Syl, je crois. Les deux sont différents mais m'ont plu!
@ Argali : Merci et bonne lecture !

Jérôme a dit…

J'étais certain d'avoir déjà laissé un commentaire...
Bon tu as aimé, of course. Ce roman est culte pour moi. D'ailleurs depuis que je l'ai terminé, dès que j'ouvre un livre il me semble bien fade. Surement pas un hasard ;)

Nahe a dit…

Oui, tu as raison : je l'ai lu mais pas publié... Désolée ! Je viens de l'ajouter et je te remercie d'avoir partagé ce titre ! Il y a des romans ainsi qui vous marquent, un bonheur !