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Cicéron

mardi 17 décembre 2013

Le formidable événement de Maurice Leblanc

Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique : un grand merci à Babelio et aux Editions de l'Evolution.

La présentation de l'éditeur :

Dans les années 1920, un soulèvement géologique cataclysmique fait remonter le sol de la Manche, créant un isthme aussi soudain qu'imprévu entre la France et l'Angleterre. Mais qu'est devenue Isabel, la fiancée de Simon Dubosc, partie en mer juste avant le drame ? Isabel, dont le lord de père refuse à ce roturier de Simon la main de sa fille, sauf à accomplir en 20 jours un exploit d'envergure. Or les humeurs tectoniques ont fait apparaître une terre sans nation et sans loi, une Prairie de varech qui aurait terrifié Fenimore Cooper... 

En un tournemain, cette terre encore humide des abysses devient celle de lugubres oiseaux de proie ; dans des carcasses d'épaves suintantes se déroulent des scènes de cauchemar dont aurait pu s'inspirer Mad Max... Mais face aux passions les plus sinistres, les passions les plus nobles sont aussi à l'oeuvre...


Avis :

Profondément amoureux d’Isabel, la fille de Lord Bakefield, Simon Dubosc s’apprête demander sa main.  Repoussé avec dédain par ce noble arrogant, Simon n’hésite pas à faire valoir son courage et sa bravoure face aux origines de l’aristocrate, descendant de Guillaume le Conquérant.  Vingt jours lui suffiront pour réaliser un exploit et égaler l’aïeul de sa belle ! 

Plus facile à dire qu’à faire : déchaînée, la Nature lui offre un terrain à la hauteur de ses ambitions en transformant la Manche en paysage cataclysmique et redoutable où les plus bas instincts se révèlent…

Père du charmant Arsène Lupin, Maurice Leblanc s’attaque ici à un genre différent : la science-fiction.  Si la disparition de la Manche ne m’a pas posé de souci à envisager, j’ai beaucoup moins suivi l’auteur dans son évocation d’une humanité devenant tout à coup violente et belliqueuse.  Heureusement des sentiments comme l’amitié et la fidélité persistent.  Je dois confesser une certaine foi en l’humain et ce revirement subit de situation m’a un peu refroidie au cours de ma lecture.


J’ai néanmoins suivi avec intérêt les aventures de Simon, à la poursuite de sa bien-aimée, partie bien imprudemment sur cette terre nouvelle.  Du côté des personnages, je n'ai pas vraiment ressenti d'affinités pour les héros : Isabel n'a pas éveillé grand intérêt en moi, malgré ses ennuis.  Seule Dolorès, marginale et peu gâtée par la vie, m'a parue digne de sympathie.  Quant au volet masculin, ce récit met en scène un héros qui ne manque, certes, pas de qualités mais ne possède pas le charisme et la fantaisie du bel Arsène.  Je reconnais avoir placé la barre très haut mais rien n'empêche de rêver un peu !

C'est donc un bilan en demi-teinte que je dresse pour ce roman d'aventures, assorti d'un dossier scientifique présentant, schémas à l'appui, une enquête réalisée par Serge Simon sur le phénomène à l'origine de ce roman.



2 commentaires:

Sunset Avenue a dit…

Je ne connaissais qu'Arsène Lupin de l'auteur !

Jérôme a dit…

Je ne connaissais pas du tout mais ça ne m'attire que moyennement.