Articles

Un cri d'amour au centre du monde de Kyoichi Katayama

Image
Délégués de classe au collège, Sakutaro et Aki apprennent à se connaître et à s'apprécier: à la fin de leurs études, leur amitié se transforme et ils forment un jeune couple, plein de projets.   Notamment un voyage en Australie.  Pourtant, Sakutaro s'y rendra seul... Le jeune homme revient sur leur histoire, en parallèle de ce voyage en Australie et sur le difficile "après". Au moment de rédiger ce billet, je fais face à une grande difficulté : pas plus d'inspiration à écrire une critique que d'envie de poursuivre ma lecture.  Je suis totalement passée à côté de ce roman, pourtant visiblement bien apprécie mais rien n'a trouvé écho en moi...  J'en garde un souvenir fade : rendez-vous manqué !  

Mariage contre nature de Yukiko Motoya

Image
La vie conjugale: un vaste sujet, au centre de ce roman de Yukiko Motoya.  San s'ennuie un peu dans sa vie d'épouse au foyer: une routine répétitive et un mari qui comate, une fois rentré du travail.   Ainsi délaissée, tout en cherchant à combler ses journées, elle voit dans le mariage sa propre disparition au profit d'un certain mimétisme conjugal.  Elle fait part de son propos avec ironie dans un récit étrange, voire surréaliste.  Une lecture surprenante mais pas désagréable.

My Broken Mariko de Waka Hirako

Image
En apprenant par les médias le suicide de son amie Mariko, Tomoyo ressent un choc: elle doute, ne comprend pas, s'en veut  de n'avoir rien deviné...  et ensuite, elle décide de passer  l'action.  En dérobant les cendres de son amie à son père qui ne les mérite en rien. En planifiant sa vengeance, Tomoyo revient sur leur amitié : les moments partagés et les désillusions provoquées par ce père violent, captateur.   Pour rendre hommage à Mariko, elle décide d'entreprendre un voyage afin de répandre ses cendres, un voyage qui ne sera pas de tout repos mais lui permettra de faire son deuil. Un texte fort, autour des violences faites aux femmes; un thème servi par un dessin nerveux et rude, en accord avec le texte.  Une lecture coup de  cœur.

Dans la forêt de Hokkaido d'Eric Pessan

Image
  Réveillée en plein cauchemar, Julie garde en tête des bribes de ce mauvais rêve et une étrange sensation de réalité.  Celle d'être un petit garçon, abandonné par ses parents dans la forêt. Lorsqu'elle a la conviction que cet enfant existe, errant dans la forêt de Hokkaido, Julie cherche à profiter de cette inexplicable connexion pour guider et protéger le petit garçon.  Un combat implacable contre le temps qui passe... L'aventure de Julie est courte mais contrebalancée par une manne d'émotions et autant de tension: il s'agit d'un roman jeunesse remarquable de justesse et d'une grande puissance.  Les mots font mouche, tant dans le duo formé par Julie et l'enfant égaré que dans la réalité des migrants évoqués dans les personnages secondaires.  Une lecture en apnée...

Jagaimo mochi

Image
Grâce à Hilde et Lou , Avril est japonais: un incontournable !  J'ai choisi pour ce dimanche en compagnie des marmitonnes de Syl une recette de mochis mais en version salée.  Verdict à venir. Ingrédients : 450 g de pommes de terre - 2 c. à soupe de lait végétal - 4 c. à soupe de fécule de pomme de terre (ou d’arrow-root) - 2 c. à soupe d’huile d’olive - 3 c. à soupe de sauce de soja - 1 c. à soupe de sucre complet - 1 c. à soupe de vinaigre de riz, saké ou vin blanc sec - 1 feuille d’algue nori Préparation :  Cuire les pommes de terre avec leur peau dans une casserole d’eau (froide au démarrage) pendant 20 à 25 mn.  Peler et écraser en purée avec le lait et une pincée de sel. Ajouter la fécule et bien mélanger, puis séparer en huit portions et modeler des balles aplaties.  Chauffer l’huile dans une poêle et faire dorer les galettes quelques minutes de chaque côté.  Préparer la sauce en mélangeant la sauce de soja, le sucre et le vinaigre. Verser dans la p...

Le point zéro de Seicho Matsumoto

Image
  Teiko est mariée depuis peu à Kenichi qu'elle connait à peine: leur union a été menée par un entremetteur comme c'est coutume dans le Japon de l'après-guerre. Avant de s'installer à la capitale avec sa jeune épouse, Kenichi, employé dans une agence de publicité, effectue un dernier déplacement professionnel afin de mettre ses affaires en ordre et organiser sa succession.  Il annonce son retour mais Teiko l'attend en vain. Inquiète et un peu perdue, à l'aide d'un collègue de son mari, elle décide de suivre la trace de son époux, découvrant peu à peu son passé.  Une enquête qui ne semble pas sans danger. Focalisé autour d'une disparition inquiétante, le roman est avant tout un portrait de la société japonaise: structure, histoire, géographie, coutumes... sont ainsi mises en avant en parallèle de l'enquête de Teiko.  Un double intérêt pour ce récit psychologique captivant.

Le club du tricot de Maria Reimondez

Image
  Galice:  une association de quartier organise un cours de tricot.  Voilà qui marque la rencontre entre Matilde, Anxos, Rebecca, Luz, Fernanda et Elvira, six personnalités qui occupent tour à tour le premier plan de ce roman construit comme un pull.   Devant, col, manche... chaque partie de l'ouvrage permet de découvrir le quotidien de chacune des héroïnes, un univers en demi-teinte marqué par le poids du sexisme.  Sexisme personnifié par quelques figures masculines remarquables. Chaque jeudi soir rassemble donc ces six femmes que rien a priori ne devait réunir mais qui, ensemble, se plaisent à rebâtir le monde et à faire de la solidarité une réalité  tangible. En marge de ces soirées tranquilles, le roman est émaillé de coupures de presse relatant le décès accidentel d'hommes ordinaires.  Les faits seraient-ils liés ? Construit autour d'héroïnes ordinaires et enrichi d'une rencontre somme toute improbable, le roman de Maria Reimondez met en avan...