"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mercredi 28 octobre 2015

La bouche ouverte de Shmuel T. Meyer

Lecture en partenariat avec Babelio et les Editions Serge Safran : un grand merci pour ce titre et sa dédicace.

La présentation de l'éditeur :

Théo aime Caroline, Gabriel aime tante Ingrid, Ingrid aime l’amour et Fanny la vie.

Un siècle, deux générations, trois familles aux destins mêlés ; l’une juive, les deux autres pas. La ville de Genève, son lac, sa nostalgie, et la gourmandise, beaucoup de gourmandise entre les pages. 

À chaque chapitre, un aliment typique évocateur de souvenirs ou d’aspirations : tapioca, longeole, gratin de cardons…

Récit émouvant et drôle de plusieurs femmes et quelques hommes attachants, parfois désarmés devant la providence et la puissance d’une histoire qui leur échappe.

Avis 


La bouche ouverte est semblable à une danse : une valse teintée de gourmandise et de nostalgie.  Sous la plume de Shmuel T. Meyer, les personnages et les plats se succèdent, tissent quelques liens, disparaissent pour revenir ensuite dévoiler au lecteur d'autres bribes de leur destin. Fanny, Simone, Théo, Sarah et bien d'autres se livrent tour à tour à travers Genève et ses saveurs.

Le temps passe sur les héros et la vie les met en scène.  Elle se plaît à faire d'eux ses jouets : parfois tendre, parfois cruelle, souvent taquine.  Se moquant volontiers des liens familiaux et du qu'en-dira-t-on.

Acteur à part entière, la ville de Genève est au premier plan des évocations de l'auteur; les personnages et les religions s'y entremêlent : rites du quotidien, opinions, place de la famille,...   En évoquant les uns et les autres, c'est finalement une vie entière qui défile : déclinée dans ses jours gais ou sombres.


Chaque épisode de cette fresque met en lumière un plat : il rappelle des souvenirs, console ou fait rêver.  En bonne logique, le champagne ferme la liste de ces délices.  Immanquablement, le propos de Shmuel T. Meyer est savoureux, nuancé; l'auteur manie la délicatesse et l'humour dans de petits scènes soigneusement ouvragées. 

Dans cette filiation vagabonde, il évoque des parfums de cuisine et d'enfance qui amènent le sourire ou laisse penseur.  Un livre au fort pouvoir évocateur, un titre qui ouvre l'appétit... de vivre !


tous les livres sur Babelio.com

mardi 27 octobre 2015

Revival de Stephen King


La présentation de l'éditeur :

La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?

Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens... Et qu’il y a bien des façons de renaître !

Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Avis : 

Lorsque le petit Jamie, âgé de six ans, rencontre le Révérend Charles Jacobs, une relation profonde s'installe entre eux, construite autour de soldats en plastique, de stratégie militaire et d'électricité.  A l'image du petit garçon, toute la paroisse d'Harlow est conquise par son nouveau pasteur et sa famille. 

Cela ne durera pourtant qu'un temps, jusqu'au drame qui marquera durablement le Révérend Jacobs et l'obligera à quitter la ville.  Quand bien des années plus tard, Jamie, dévasté par une vie d'errance et de débauche, le retrouve sur sa route, le Révérend est toujours fasciné par l'électricité.  

Au plus mal et un peu déboussolé, Jamie remet son destin entre ses mains et ne refuse pas ses services un peu particuliers pour se débarrasser de ses addictions.  Grâce au Révérend, une autre vie commence alors pour lui.  On pourrait même parler de Revival...

Implacable et millimétré,  voici qui décrit bien le nouveau roman de Stephen King : un décor soigneusement planté, une famille comme les autres dans une banlieue calme et paisible.  Avec l'arrivée du Révérend Charles Jacobs, vénéré par la communauté d'Harlow, Stephen King plante une imperceptible graine d'horreur : une plante vénéneuse qui mettra des décennies à se révéler au grand jour, se contentant jusque là de petits drames du quotidien, de fatalités somme toute banales.


Avec sa science de l'intrigue maintes fois testée, Stephen King s'y entend pour créer un décor ordinaire, mettre en scène des héros sympathiques, à qui l'on pardonnerait tout, embobiner le lecteur au fil de pages où tout se passe bien.  La nostalgie de l'enfance et des sixties apportent au récit leur contribution rassurante, la musique également. L'angoisse monte pourtant, lentement mais sûrement.  Insidieusement, devrais-je dire.  

Ne pensez pas "même pas peur"  en tournant les pages : l'auteur a tout prévu.  Un roman qui mêle avec bonheur ou horreur, c'est selon, humanité, électricité et perversité : une lecture détonante !

Une LC autour de Stephen King partagée dans le cadre du Challenge Halloween avec : Lou





lundi 26 octobre 2015

Les ailes de Camille de Jean-Jacques Marimbert


Lecture en partenariat avec les éditions Casterman : un grand merci !

La présentation de l'éditeur :

- Un petit garçon, sourd, oui, neuf ans, Camille Deltheil, il a disparu depuis ce matin. Il n’était pas à l’école… brun, les yeux marron. Oui, il comprend, parle un peu…
Le jour où Camille manque de perdre le beau papillon africain que lui a envoyé son père, il ressent d’une manière intense son handicap, il étouffe et ne pense plus qu’à une seule chose : fuir…

Avis : 

Marqué par les oreillons, Camille est devenu sourd tout jeune.  A neuf ans, prisonnier de son handicap, il doit batailler pour un peu de liberté : rentrer seul de l'école, discuter avec sa mère sans frôler la caricature, s'arrêter à la boulangerie pour un malabar, ...

Luttant à chaque instant pour trouver sa place, Camille est en colère : à l'école, à la maison, dans la rue.  Quand il reçoit un papillon africain de son père en voyage, Camille est aux anges, lui qui, depuis toujours, s'est pris d'affection pour ces insectes.  Aussi, lorsque la vie lui semble particulièrement injuste, Camille a des envies d'ailleurs...

Les ailes de Camille est un roman court qui traite d'un sujet grave et sensible : l'intégration des personnes handicapées et la sensation d'emprisonnement qu'éprouvent ces personnes en raison de leur différence. 

Le personnage de Camille est à fleur de peau, révolté : il se sent incompris, perdu.  Un sentiment qui décuple son handicap...  L'auteur montre également la difficulté des personnes qui l'entourent et cherchent à bien faire : les parents, les enseignants, les amis.  Eux aussi se trouvent dans une position difficile.


Le texte, tout en délicatesse, dépeint parfaitement le désarroi des uns et des autres, ainsi que la recherche de paix de Camille.  Les illustrations au crayon de Sybille Delacroix s'accordent bien à la sensibilité du récit.  Les papillons amènent une part de rêve dans le quotidien parfois difficile du petit garçon, une échappatoire bienvenue.  Un très joli roman entre poésie et réalisme, une indispensable sensibilisation à la différence !

dimanche 25 octobre 2015

Dans la cuisine de la sorcière...


Octobre est gourmand et la brigade des Gourmandises de Syl est partagée entre le challenge Halloween d'Hilde et de Lou et le mois italien d'Eimelle.  

Je vous propose une soupe de radis rose, originale et délicieuse et quelques cupcakes pour Halloween.  Pour découvrir d'autres préparations : chez SandrionLouise, SylHilde.

Sur la photo, un invité de marque : Mauricedoudou, réalisé par les doigts de fée Syl.  Elle en parle justement ici.

Soupe de radis rose

Ingrédients : 250 g de radis rose – 2 petites pommes de terre – 1 oignon – 1 gousse d’ail – 1 branche de thym – 2 cuillères à soupe de crème liquide – 20 g de beurre – sel, poivre – 1 filet de jus de citron jaune – herbes fraîches (ciboulette, persil)

Préparation


Taillez grossièrement l’oignon, l’ail, les radis et les pommes de terre (épluchées) en morceaux en conservant 2 beaux radis crus pour la finition.

Dans une casserole, faites suer l’oignon et l’ail dans un filet d’huile d’olive, salez.

Ajoutez ensuite les radis et les pommes de terre taillés, le thym. Salez, poivrez.

Une fois le tout bien sué, ajoutez du bouillon ou de l’eau à hauteur et portez à frémissement pendant environ 20 minutes.

Versez le tout dans un mixer (jus de cuisson compris) et mixez en ajoutant la crème et le beurre.

Terminez par un filet de jus de citron, les herbes fraîches ciselées (quelques tiges de ciboulette, persil).

Taillez les deux radis crus en lamelles très fines (ou en copeaux à l’aide d’une mandoline).

Rectifiez l’assaisonnement puis disposez les copeaux et servir avec quelques toasts de pain croustillant.



Cupcakes monstrueux

Invités à un anniversaire autour du thème d'Halloween, nous avons apporté quelques cupcakes de circonstance.  La recette est ici.











Challenge Nos gourmandises 2015 avec Syl

Challenge Halloween 2015 de Lou et Hilde


samedi 24 octobre 2015

Les Radley de Matt Haig


La présentation de l'éditeur :

Ils n’ont qu’une addiction : le sang.
Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur péché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d’être un vampire urbain au XXIe siècle !
Dans une banlieue british tout ce qu’il y a de plus respectable, la famille Radley essaye désespérément de se comporter comme « des gens normaux ».
Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr…
À contre-courant de toutes les histoires de vampires d’hier et d’aujourd’hui, l’anglais Matt Haig renouvelle le genre avec ce roman qui est autant une féroce et brillante satire de notre société qu’un pur plaisir de lecture…et d’angoisse.

Avis :

A Bishopthorpe, petite ville du Yorkshire, la famille Radley mène une vie sans histoire : le boulot, la famille et le lycée, rien de plus...  En apparence du moins, car en s'y intéressant de plus près, les Radley semblent souffrir de quelques soucis un peu atypiques : sensibilité à la lumière, insomnies, maux de tête, allergie à l'ail...

En effet, Peter et Helen Radley cherchent depuis quelques années à taire leur véritable nature à tous et en premier lieu à leurs enfants, Rowan et Clara.  Pourtant malgré tous leurs efforts, le moment des révélations est arrivé !

Pour les Radley, les ennuis ne font que commencer, tant du point de vue de cette nature qui se réveille, que du volet policier de l'intrigue.  Entre vampires et humains, l'auteur met en scène une galerie de personnages, attachants ou bien totalement détestables, mais très réussis.

Avec les Radley, Matt Haig nous propose une histoire originale, celle d'une famille de vampires abstinents : l'idée de départ est plutôt intéressante, à des lieues des tendances actuelles, et le ton oscille sans cesse entre ironie et suspense.  Un mélange qui s'affirme également avec le rythme imposé par l'auteur : vif et décalé.  Intégrés dans notre société et porteurs de nos petits travers, des vampires sous un jour inhabituel !


 

vendredi 23 octobre 2015

La piste noire d'Åsa Larsson

La présentation de l'éditeur :

Au nord de la Suède, au bord d’un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torturé d’une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d’une multinationale minière dont l’ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l’ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d’Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants où le Mal se tient à l’affut comme un corbeau noir…

Secrets de famille, perversions, argent sale… avec cette nouvelle enquête de Rebecka Martinsson, Asa Larson, prix du Meilleur roman policier suédois pour Le Sang versé, sonne le renouveau du polar scandinave.

Avis 

Encore marquée par ses dernières aventures, narrées dans Le sang versé, Rebecka Martinsson a tourné le dos à son métier d'avocate et reprend du service comme procureur adjoint à Kiruna.  Elle tente de se reconstruire et prend peu à peu ses marques dans ce nouveau travail.  Seul bémol, son ancien patron : Malin Norel, qu'elle ne parvient pas à oublier...

Inévitablement, Rebecka croise de temps en temps Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stålnacke qui l'ont secourue précédemment.  La première gène dissipée, les relations sont plutôt bonnes et Rebecka est même amenée à leur apporter son aide dans leur nouvelle affaire : le cadavre d'une jeune femme a été découvert dans une cabane de pêche. 

Rapidement identifiée comme Inna Wattrang, porte-parole de Kallis Mining, elle mène à Mauri Kallis, un self-made man, et à son entreprise minière.  La jeune femme a été torturée et l'enquête paraît liée à son poste au sein de la multinationale.

Les services de Rebecka sont donc bien utiles pour étudier l'entreprise et décrypter l'univers de la finance internationale dont les policiers sont peu familiers.  Tandis que la police remonte la piste du tueur, pour les proches d'Inna Wattrang, la vie continue, sans répit : le meurtre semble avoir des racines profondes et d'inévitables implications à venir.  La page est loin d'être tournée...

Dans ce roman policier complexe et dense, Åsa Larsson alterne le présent de l'enquête et le passé des protagonistes, la toile de fonds de l'enquête.  Elle dénonce également les dérives de la spéculation internationale, un système qui n'hésite pas à broyer les individus et y oppose la fragilité de son héroïne, à la recherche d'elle-même.  L'équilibre entre le côté humain des personnages, et de leurs faiblesses, et la stricte documentation à propos de la finance mondiale donne de la matière à ce polar au suspense implacable.  Une série à suivre ou à découvrir...


mercredi 21 octobre 2015

Le sourire d'Angelica d'Andrea Camilleri

La présentation de l'éditeur :

À cause d'une phrase scabreuse prononcée par Livia dans son sommeil, Montalbano doute de sa fidélité. Peu après, à la suite d'une étrange série de cambriolages qui frappe un groupe d'amis de la bourgeoisie de Vigàta, il fait la rencontre bouleversante d'Angelica, vivante incarnation de ses rêves d'enfant. Les fantasmagories et les contradictions du commissaire sicilien ne l'aident guère à affronter une machination que nourrit un vieux désir de vengeance. Et dans ce qui semblait d'abord une somnolente enquête, ponctuée de rougets grillés et de promenades sur le môle, Montalbano, malgré le soutien de sa fine équipe du commissariat, ne verra pas venir la violence et la mort.

Avis

Lors d'un séjour de sa fiancée Livia, le commissaire Montalbano prend en charge un cambriolage un peu étrange : son adjoint Mimi Augello est absent et l'enquête lui revient donc. Immédiatement il s'intéresse aux amis des victimes et effectivement, d'autres vols se produisent dans ce petit groupe.  Montalbano est même averti par lettre des intentions des voleurs, un défi qu'il ne peut que relever !

Au cours de son enquête, le commissaire fait la connaissance d'Angelica qui lui rappelle ses rêves d'adolescent.  Rapidement Montalbano tombe sous le charme de la jeune femme... de quoi embrouiller un peu plus une enquête qui semble d'emblée compliquée et qui cache sans doute bien plus qu'un simple cambriolage.  Un vrai tracassin, comme Montalbano aime à le dire!

C'est un commissaire Montalbano en mauvaise posture que met en scène cette fois Andrea Camilleri : le quasi-sexagénaire perd la tête pour une minote de même pas trente ans et le voilà torturé par les affres de la jalousie. 

Pourtant son héros ainsi malmené, rien ne manque pour assurer la réussite de ce roman : l'inégalable saveur du patois local, la place de la cuisine sicilienne, l'irrévérence du commissaire envers sa hiérarchie et le système, ...  Sans oublier des personnages irremplaçables et une enquête joliment corsée.  Une série qui garantit le plein de bonne humeur et que je retrouve toujours avec grand plaisir !

lundi 19 octobre 2015

Le joueur de flûte de Hamelin de Kochka et Aline Bureau

Lecture en partenariat avec les éditions Flammarion : un grand merci !

La présentation de l'éditeur :

Les habitants de Hamelin sont si près de leurs sous qu’ils chassent même les chats afin de ne plus avoir à les nourrir. Mais le village est rapidement envahi de rats. Un étranger se présente alors et propose au maire de débarrasser la ville des intrus contre mille pièces d’or. Sortant une flûte, il entraîne tous les rats au son de son instrument jusqu’au fleuve, où ils se noient… 

Cependant, aveuglé par sa cupidité, le maire refuse de payer.  Alors, le voyageur décide de se venger : saisissant à nouveau sa flûte, il ensorcelle tous les enfants de Hamelin, et les fait entrer dans une grotte... dont ils ne ressortiront jamais.

Avis : 

Au départ du célèbre conte des frères Grimm, Kochka et Aline Bureau nous proposent un bel album où texte et illustrations s'unissent pour entraîner le lecteur dans un univers glacé et magique.  

La trame reprend l'histoire traditionnelle de ce musicien venu offrir ses services aux habitants de Hamelin tourmentés par des rats : mille pièces d'or contre la disparition des rongeurs.  Un air de flûte suffira à charmer les rats et à les noyer mais l'histoire ne s'arrête pas là car les villageois refusent de s'acquitter de leur dette...

Stigmatisant l'avarice, ce conte un peu cruel met en avant la magie du joueur de flûte.  Il donne de l'importance à la parole donnée et aux promesses.  Sous la plume de Kochka, le texte est simple, court : les dialogues et la musique rendent le récit entraînant.

Les illustrations d'Aline Bureau mettent parfaitement en évidence le joueur de flûte qui s'oppose aux villageois cupides: sa tunique se détache des paysages gris et froids du village et de ses alentours.  

L'album est présenté comme un hommage à Bruegel et cette filiation saute aux yeux dès les premières pages : les tons hivernaux et les paysages rappellent inévitablement les tableaux du peintre brabançon.  


L'atmosphère glacée et méfiante d'Hamelin s'accorde fidèlement au récit et en exacerbe la dureté.  Les expressions des personnages sont également très vivantes : les villageois renfrognés, le musicien en colère, les enfants en joie découvrant la musique, ...  Tous prennent vie dans ce bel album qui propose, aux jeunes lecteurs, de découvrir un conte traditionnel parfois oublié.

dimanche 18 octobre 2015

Gratin de penne à la courge butternut

Octobre est gourmand et la brigade des Gourmandises de Syl est partagée entre le challenge Halloween d'Hilde et de Lou et le mois italien d'Eimelle.  Pour ce dimanche, nous vous proposons une recette alliant les deux challenges : pâtes et courges.


Vous la retrouverez, améliorée chez Syl et chez Hilde, en plein RAT.  Pour découvrir d'autres préparations : du  minestrone pour Sandrion, Louise.  D'autres recettes tout aussi délicieuses sont listées chez Syl.

J'avais mis un plat de côté pour les photos mais nous avons finalement tout mangé, sans plus y penser...  C'est dire si la recette a plu ^^

Ingrédients

300 g de chair de courge butternut, bouillon de légumes, 1 c à café de beurre, noix de muscade fraîchement râpée, 1 c à soupe de crème fraîche, 1 c à café de beurre fondu, 2 oeufs, 1 fenouil, 1 courgette, 250 g de penne, 1/2 botte de persil, 3 à 4 c à soupe de pecorino râpé, beurre pour les moules. 

Préparation

1. Préchauffer le four à 200 °C.


2. Détailler la chair de courge en dés. Mettre les dés dans une casserole et les couvrir de bouillon de légumes. Couvrir et laisser cuire à feu moyen pendant 15 min. Égoutter. Réduire la chair de courge en purée avec la crème, le beurre, la noix de muscade, du sel et du poivre. Réserver.


3. Laver, sécher et émincer le fenouil. Le faire blanchir 5 min dans de l'eau bouillante salée. Égoutter.


4. Laver la courgette, la détailler en cubes et faire blanchir 2 min dans de l'eau bouillante salée. Égoutter.


5. Faire cuire les penne selon les instructions du fabricant et les égoutter.


6. Laver, sécher et hacher grossièrement le persil.


7. Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Fouetter les jaunes avec un peu de sel et le beurre fondu pour obtenir un mélange crémeux. Incorporer les penne, le fenouil, la courgette, le persil et la moitié de la purée de courge.


8. Battre les blancs en neige et les incorporer à la préparation précédente avec la moitié du pecorino.


9. Beurrer quatre ramequins. Les remplir de la préparation jusqu'aux trois quarts. Répartir le reste de la purée de courge dessus. Parsemer avec le reste du pecorino. Laisser dorer au four pendant 30 min.


10.Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler. Servir chaud.





Challenge Nos gourmandises 2015 avec Syl

Challenge Halloween 2015 de Lou et Hilde

samedi 17 octobre 2015

Le renversement des pôles de Nathalie Côte


Lecture en partenariat avec Babelio et les Editions Flammarion.


La présentation de l'éditeur :
Couple : deux personnes de la même espèce considérées ensemble. Couples en vacances avec enfants : spécimen d'un genre particulier qui attend l'été avec impatience mais qui risque fort de finir la tête dans le sable.


Les Bourdon et les Laforêt ont loué deux appartements voisins dans une résidence avec piscine en bord de mer. Chacun est arrivé avec la même envie : consacrer ce temps béni aux enfants, au repos, aux projets. Et tous sont rattrapés par leurs obsessions propres : fuir un mari ennuyeux, gagner vite plus d'argent, faire oublier qu'on a pris dix kilos, faire semblant que tout va bien. Passée l'euphorie de l'échappée belle, ils ne tarderont pas à découvrir que changer de vie a un prix, que la liberté exige du souffle et qu'elle ne s'achète jamais à bon compte.

Avec un humour acide et une implacable clairvoyance, Nathalie Côte se fait entomologiste de la classe moyenne et pavillonnaire. En filigrane, elle dénonce le monde du travail, véritable machine à tuer, et le monde matérialiste, qui propose vainement de se consoler en consommant à crédit. On regarde ces personnages ni aimables ni détestables se débattre et renoncer. On les regarde, en espérant ne pas leur ressembler.

 Avis :


 Les vacances approchent et elles marquent la rencontre des Bourdon et des Laforêt  : entre ces deux familles, pas vraiment de point commun, si ce n'est l'envie de s'évader et de trouver une vie meilleure.  Dans leurs relations conjugales pour Arnaud et Claire; dans le confort matériel pour Virginie et Vincent. 

Des appartements voisins les réunissent pourtant pour quelques jours, autour d'enfants du même âge et de quelques verres partagés.  Rattrapés par les soucis qu'ils auraient voulu oublier à la maison, les deux couples tentent de faire bonne figure mais sont vite contraints de revoir leurs espoirs à la baisse.

A travers ces familles en vacances, Nathalie Côte nous livre un portrait sans concession : les bons et les mauvais côtés se jouent du lecteur et ces personnages éveillent plutôt la pitié, coincés dans un quotidien sans surprise. 

Derrière les pages, ces quelques jours sont pourtant plaisants à suivre, entre tentatives désespérées et espoirs déçus.  Suivre ces deux couples, décortiqués ainsi dans une réalité somme toute commune, m'a intéressée.


Le ton de l'auteur est vif et précis : Nathalie Côte nous présente une analyse et n'hésite pas à trancher dans le vif.  Le texte est savoureux, volontiers ironique, les mots sont justement pesés.  Un premier roman découvert avec plaisir !


lundi 12 octobre 2015

La Déchirure de l’eau de John Lynch

Lecture en partenariat : un grand merci à Francis Dannemark et aux éditions Le Castor Astral pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Le père de James Lavery est mort. Son fils est persuadé qu’il s’est sacrifié pour l’Irlande. Cherchant désespérément à échapper à sa pesante solitude, à sa pénible vie quotidienne et à l’alcoolisme envahissant de sa mère, James se crée son propre monde : il devient ainsi le héros d’une série d’aventures fantastiques qu’il rêve au fil des jours.

Mais les années passent et James entrevoit des étincelles de vérité à propos de son père. Alors qu’il embarque lui-même dans sa première histoire d’amour, il commence à comprendre les vraies complexités de la vie.

Dans cette histoire d’initiation, John Lynch révèle dans un style serré, la vulnérabilité et les incertitudes d’un garçon de dix-sept ans qui quitte l’enfance.

Avis 

A 17 ans, James Lavery ne connaît pas les joies de l'adolescence : il doit faire face à l'alcoolisme de sa mère et à l'atmosphère plombée de l'Irlande du Nord.  A cette époque, les contrôles et les bombes sont monnaie courante.  A la maison, la vie est difficile face à une mère lunatique qui s'apprête à installer à demeure Sully, son dernier amant. 

Pour James, la nouvelle est difficile à accepter : il connaît peu de choses sur son père, sa mort pèse depuis des années sur le foyer familial et il a tant de questions en lui.  Pourtant sa mère se mure dans le silence et James étouffe.  Le théâtre aide un peu l'adolescent, il quitte cette maison à l'atmosphère oppressante, se libère, s'extériorise. 

Alors, face à ce père absent mais tellement présent, James cherche à savoir, il s'invente des histoires, des conversations, ...  James nous les livre, à chaque fin de chapitre : apportant sa vérité ou réglant ses comptes dans de petits bijoux d'humour et de sensibilité.  Peu à peu, il s'ouvre, entrevoit la vérité, oscillant entre l'adolescence et le monde adulte.


Dans ce premier roman, un récit initiatique, John Lynch navigue sans cesse entre ombre et lumière : le poids du passé s'y oppose à la vie qui s'éveille en James, la fiction se frotte à la réalité.  Et Errol Flynn tresse des louanges au jeune James...  Autour d'un adolescent perdu, en proie au questionnement, il nous offre ainsi un roman d'apprentissage tout en émotions et en délicatesse.  Une belle découverte !

dimanche 11 octobre 2015

Pâtes aux herbes

Octobre est gourmand et la brigade des Gourmandises de Syl est partagée entre le challenge Halloween d'Hilde et de Lou et le mois italien d'Eimelle.  Un choix difficile à faire, certaines d'entre nous ont réussi à concilier les deux thèmes.  Chapeau !


J'ai repris les nouilles aux herbes préparées par Syl, une belle idée.  Pour découvrir nos préparations : des amaretti chez Sandrion, du risotto chez Syl, dents de loup chez Louise et le pique-nique d'Halloween chez Hilde.  D'autres recettes tout aussi délicieuses sont listées chez Syl.



La recette : Je vous livre la recette de Syl

Emplettes et cueillettes :
– 400 g de nouilles
– 200 g de blancs de poulet
– 100 g de jambon cru
– 4 tomatesnouilles aux herbes
– 2 gousses d’ail
– 1 oignon
– 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
– 15 g de beurre
– 1 verre à liqueur de porto
– 5 brins de persil
– 5 feuilles de sauge
– 5 brins de romarin
– 50 g de parmesan
– sel, poivre
Au chaudron :
– Éplucher et émincer l’oignon, peler et hacher l’ail, couper en morceaux le jambon et le poulet.
– Rincer les herbes, garder pour la décoration 2 brins ou feuilles de chacune et hacher le reste.
– Dans une sauteuse, faire dorer l’oignon avec l’huile et le beurre 10 minutes, puis ajouter l’ail ainsi que les tomates lavées et coupées en morceaux et laisser cuire 5 minutes.
– Ajouter le jambon et le poulet, arroser de porto, poivrer. Poursuivre la cuisson à feu doux 30 minutes.
– Parsemer des herbes hachées et laisser cuire encore 5 minutes. Rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire.
– Pendant le dernier quart d’heure de cuisson, faire cuire les pâtes al dente à l’eau bouillante salée, 8 à 10 minutes.
– Transférer le contenu de la sauteuse dans un plat.
– Égoutter les pâtes, les verser sur la préparation, disposer les herbes réservées, en bouquet, sur les nouilles.
– Servir aussitôt, accompagné de parmesan en coupelle.





Challenge Nos gourmandises 2015 avec Syl

Challenge Halloween 2015 de Lou et Hilde

samedi 10 octobre 2015

Chroniques de San Francisco, tome 9 : Anna Madrigal d'Armistead Maupin

La présentation de l'éditeur :

Anna Madrigal, la légende du 28, Barbary Lane, sait qu’elle n’est pas éternelle.

À 93 ans, pour « s’en aller comme une dame », elle part affronter son passé. La voici de retour dans le Nevada, là où elle fut Andy, adolescent amoureux du ténébreux Lazko... Entourée de tous ceux qu’elle aime (Brian, Shawna, Michael et quelques nouveaux venus), ses aventures vont la conduire jusqu’au Burning Man, un festival déjanté où tout peut arriver.

Neuvième saison des Chroniques de San FranciscoAnna Madrigal lève enfin le voile sur ce personnage emblématique, en un formidable hymne à l’affirmation de soi et à l’amour sous toutes ses formes.

Avis :

Annoncé comme le dernier volume des Chroniques de San Francisco, ce tome met en lumière Anna Madrigal, la logeuse du 28, Barbary Lane, à la fin de sa vie.  Le poids des ans se fait sentir et il est temps pour Madame Madrigal de se mettre en paix avec son passé : en livrant son histoire, au temps où elle était encore Andy, un jeune garçon dans le bordel que tenait sa mère.  En accomplissant un "pélerinage", entouré d'amis, dans un voyage un peu fou.

La sortie d'un nouveau tome des Chroniques de San Francisco est toujours un plaisir : le plaisir de retrouver les personnages, comme de vieux amis, de les suivre vieillissant et se dévoilant peu à peu; le plaisir également d'éprouver l'atmosphère de liberté et d'anti-conformisme qui marque cette série. 

Cette fois encore, le contrat est rempli : Armistead Maupin voyage entre le passé et le présent, celui d'Anna bien sûr mais également celui des autres protagonistes : Mouse, bien sûr, Brian, Mary-Ann, ...  Il rappelle aussi quelques fantômes et provoque quelques pincements de cœur ou quelques rires.  Comme toujours, parcourir San Francisco avec les locataires du 28, Barbary Lane ne peut laisser indifférent ! 

Bien sûr, les personnages ont vieilli, d'autres sont venus les rejoindre mais la même folie douce continue de les habiter.  L'ambiance est toujours intacte sous la plume d'Armistead Maupin; la tolérance et la solidarité en font plus que jamais partie intégrante.  Cet épisode m'a paru un brin déjanté mais j'y ai retrouvé intactes l'humanité et la sensibilité qui m'ont tant plu dans cette série et je n'en demandais finalement pas plus !

mercredi 7 octobre 2015

Rush, tome 6 : Mise à mort de Phillip Gwynne


Lecture en partenariat : un grand merci aux éditions Casterman.

La présentation de l’éditeur :

Secoué par les cinq premiers contrats effectués sur ordre de la Dette, Dominic s’angoisse au début de ce sixième volume. Échouera-t-il au dernier moment comme son grand-père Gus, amputé d’une jambe ? Ou bien réussira-t-il sa mission comme son père ? Ces spéculations relancent aussi ses interrogations sur la véritable nature des activités de son père, et sur l’origine mystérieuse de sa fortune…

Attendu et redouté, le sixième contrat est enfin dévoilé à Dom. Et il est épouvantable : exactement comme son grand-père et son père à l’âge de quinze ans, Dom devra prendre la vie de quelqu’un, peu importe qui, et donner à ses commanditaires des preuves de cet assassinat…

Avis : 

Son dernier contrat pour la Dette mené à bien, Dominic est impatient d'en finir : il aspire à tirer un trait sur cette sombre histoire et à retrouver une vie d'ado normal.  Il lui faudra également mettre un peu d'ordre autour de lui car se consacrer à ses missions a généré quelques dommages collatéraux. 

Lorsqu'il est contacté pour cette ultime obligation, le soulagement tant attendu ne suit pas et c'est bien compréhensible : pour être délivré de la Dette, Dominic doit commettre un meurtre et en apporter la preuve à son commanditaire. 

Horrifié, Dom ne sait comment se sortir de cette impasse : comment mener à bien ce dernier contrat, en accord avec sa conscience ?  En cas de refus, le prix à payer est lourd : son grand-père Gus en est l'exemple vivant.  Et s'il s'acquitte de cette mission, sa famille sera-t-elle enfin délivrée de ses liens envers la Dette ?  Pas si sûr...

Avec ce sixième volume de Rush, vient pour Dominic Silvagni le moment du choix crucial : au cours des tomes précédents, il s'est déjà trouvé dans des situations complexes mais aucune à la hauteur du dilemme qui se présente à lui.  La situation est tendue, captivante : Dom a bien grandi par ses aventures passées et il décide de prendre sa vie en main.  Les curieuses aptitudes qu'il a développées vont lui être bien utiles mais il doit jouer serré.

Cet épisode marque également le temps des révélations : l'auteur lève le voilessur les mystères apparus précédemment.  Petit à petit, les rouages se mettent en place et la situation s'éclaircit autour de Dom, de sa famille et de la Dette.  Les masques tombent et Dom comprend enfin  son passé, jusque là fait de terribles secrets et de mensonges.

Point d'orgue du suspense distillé par Phillip Gwynne tout au long de la série, le dénouement final est finement amené et il clôture en beauté les aventures de Dom.  Je ne parlerai pas, vu les circonstances, d'apothéose mais le final est à la hauteur de la série : captivant, musclé et surprenant ! 

mardi 6 octobre 2015

Les voies du bonheur sont imprévisibles d'Alexander McCall Smith


 Un grand merci aux éditions des Deux Terres pour ce partenariat !


Le résumé de l'éditeur :

Dans une ville aux abords d’Édimbourg, un garçon fait le récit détaillé d’une vie qui n’est pas la sienne. Il décrit parfaitement une île sur la côte écossaise, qu’il ne peut absolument pas connaître, et la maison qui s’y trouve, dans laquelle il prétend avoir vécu. Quand la mère du garçon demande son aide à Isabel Dalhousie, elle sent qu’il est de son devoir de tirer cette affaire au clair. Mais la découverte de la maison ne fait qu’engendrer de nouvelles interrogations. Par ailleurs, Isabel s’inquiète pour sa nièce, Cat, engagée dans une relation avec un homme qui ressemble étonnamment à son propre mari, Jamie. Pour Isabel et ses proches, les voies du bonheur sont imprévisibles.

Avis :

Pour Isabel Dalhousie, le quotidien se partage agréablement entre famille, travail et amitié.  Un mélange savoureux, rehaussé d'un zeste de philosophie. 

Au cœur d'Edimbourg, elle mène une vie paisible construite autour de Jamie, son mari et Charlie, son petit garçon.  Son travail de directrice d'une revue de philosophie lui permet de concilier ses obligations et ses envies, au gré de ses humeurs.  Régulièrement, elle offre son aide à sa nièce Cat qui tient une épicerie; à l'occasion, elle offre également ses conseils à qui la sollicite.

Cette fois, c'est une jeune mère qui recherche son aide : son petit garçon évoque fréquemment, avec force détails, une vie passée et surtout l'envie d'y retourner.  Touchée par cette demande pour le moins inattendue, Isabel se porte au secours de cette famille, cherchant à retrouver les lieux décrits par l'enfant.  Entre imagination trop fertile et réminiscence d'une vie passée, la jeune femme est perplexe...

Dans cette nouvelle enquête au thème bien original, nous retrouvons Isabel Dalhousie, sa sensibilité et son bon sens.  Ici encore, elle se porte au secours de son prochain, toujours habitée d'éthique et de morale.  Sa vie tranquille en Ecosse, entourée de sa famille, la retient bien un peu mais face à la détresse humaine, elle ne peut qu'agir. 

Au cœur du récit d'Alexander Mc Call Smith, pas de suspense insoutenable, ni d'action échevelée : il s'agit plutôt de réflexion sur les choses de la vie.  Les personnages secondaires sont prétexte à la discussion : le jeune Charlie qui s'éveille à vie et étonne ses parents, Cat et ses amours tumultueuses, l'arrivée à Edimbourg des "ennemis jurés" d'Isabel, la gouvernante passionnée de sciences occultes, ...


Le tout forme un cocon douillet et confortable pour une série détective hors du commun.  L'originalité apportée par les questions philosophiques qu'évoque Isabel ajoute au charme du récit et pour couronner le tout, la ville d'Edimbourg y joue un rôle à part entière, véritable invitation à la découverte et au voyage !

L'avis de : Keisha, Myrtille