"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

vendredi 28 mars 2014

Quelques jours d'été + Un îlot de bonheur de Chabouté

La présentation de l'éditeur :

Deux histoires tendres et sensibles, emplies d'un humanisme profond et rythmés par des regards et des silences…

Quelques jours d’été : Un petit garçon de la ville confié à des gens de la campagne... 

Un vieux monsieur taiseux dont l'épaisse carapace craquera pour ce petit bonhomme. Un tournant dans la vie d'un petit garçon. Une histoire simple et intimiste ou même les rivières chuchotent...

Un îlot de bonheur : La rencontre d’un enfant et d’un SDF. 

L'enfant aux portes de l'adolescence, le monsieur qui traîne ses souvenirs... Une amitié furtive. Deux personnages blessés par la vie qui viennent chercher dans un parc, un de ces îlots de bonheur que peu parviennent à saisir.

Avis 

Présentant deux courts récits, cet album est un condensé de subtilité et d'émotions.  Dans quelques jours d'été, un petit garçon est hébergé par un couple, "le muet et la vieille folle", à la campagne .  Entre l'enfant et le muet, une relation s'établit peu à peu, construite de moments complices, avec ou sans mots.

La seconde histoire, un îlot de bonheur, suit un jeune garçon qui se réfugie au parc, afin de fuir la maison et les disputes de ses parents.  Il y rencontre un SDF et ces deux êtres perdus vont, l'un pour l'autre, imaginer l'avenir sous un ciel plus clément.


Chabouté met en scène des rencontres, de manière intimiste, à travers ces planches en noir et blanc.  On y parle peu mais l'essentiel est dit et la sensibilité de ces pages est grande.  La puissance de cet ouvrage semble aller de pair avec sa simplicité apparente : une belle réussite ! 


jeudi 27 mars 2014

Le jardin d'hiver de Dillies et La Padula

Le résumé de l'éditeur :

L’histoire de Sam, jeune homme d’aujourd’hui. Entre un boulot de garçon de salle dans un pub de nuit, une petite amie qu’il n’a plus l’impression de comprendre, des relations complètement faussées avec le monde et ses proches, un personnage balloté d’un événement à l’autre, sans aucune prise sur le monde…

Jusqu’au jour où une goutte d’eau tombe de son plafond jusque dans sa tasse de café…

Avis :

La ville est grise, anonyme et désenchantée.  Il en va de même pour la vie de Sam, barman dans un club de jazz.  Malgré Lili, sa fiancée, malgré la musique qui l'attend au travail mais qu'il n'écoute jamais, ...

Pourtant un soir de pluie l'oblige, à travers un vieux monsieur qui le prend pour son fils, à ouvrir les yeux et à rêver.  Peu à peu, la solitude et l'indifférence s'effacent, laissant la place à la lumière et aux couleurs.

Emporté par le dessin un peu brut de Grazia La Padula, le récit s'ouvre sur une ambiance sombre et triste : les traits semblent grossiers mais ce n'est qu'illusion.  La poésie est tout proche, elle s'affirme au fil des pages et explose dans un jeu de teintes lumineuses.

De la même manière, la sensibilité de Sam se réveille, il perd doucement sa carapace d'indifférence, révélant ainsi son humanité au terme d'un récit tendre et sensible.  Un parcours somme toute banal mais transfiguré par la collaboration  Dillies-La Padula, nous offrant ainsi quelques pages magiques.  

Le tag du gâteau littéraire


A la suite d'Alisson Mossharty et de Syl, voici la recette de mon gâteau littéraire, un tag pour le moins original.

Prenez la farine en choisissant un livre dont l’histoire a été lente a démarrer mais la suite prenante :




Ajoutez la margarine, c’est un livre avec une intrigue riche et bien ficelée :



Un roman policier tranchant et surprenant : un vrai régal !

Mélangez avec les œufs, cela consiste à choisir un livre que vous pensiez détester mais qui s’est révélé être un véritable coup de cœur :




A priori, un genre un peu inhabituel pour moi mais une belle découverte, empreinte d'humanité et de sensibilité.

Ensuite, ajoutez le sucre, choisissez un bouquin "doudou" qui vous a fait passer un moment de douceur dans ce monde de brutes ^^


Une galerie de personnages attachants, un joli décor et quelques chefs d'oeuvre du septième art, un gros coup de cœur !


Après avoir mis notre gâteau au four, nous ressortons notre œuvre d’art gastronomique pour la laisser refroidir. Et vu que nous sommes des cuisiniers accomplis, nous allons décorer notre fameux gâteau.
Choisissez comme glaçage un livre qui regroupe tous les éléments qu’il faut à un récit pour que vous l’aimiez :



Un peu de magie, un fond historique, des récits qui se croisent, quelques 
lettres, ...  Une réussite magistrale !

Puis parsemez de pépites colorées le glaçage, il vous faut un livre qui vous donne la pêche quand vous avez le moral dans les chaussettes :



Des retrouvailles au soleil et dans la bonne humeur, des personnages remarquables et une verve inimitable.  Ma série bonne humeur, sans hésitation.


Pour finir, le dernier ingrédient, l’indispensable cerise sur le gâteau, ajoutez le livre que vous avez le plus aimé en ce début d’année 2014 :



Bien plus qu'une bande dessinée ou un reportage...  
Un véritable coup de coeur !


La tête dans les étoiles : 
7/20
Maintenant, il ne vous reste plus qu’à le déguster. Mais seul, c’est moins marrant donc, il faut le partager bien sûr ! Je passe donc tablier et fouet à Bénédicte, Oksambre, Paikanne, Argali et Angeselphie.

mercredi 26 mars 2014

Schroder d'Amity Gaige


Lecture en partenariat avec Babelio et les Editions Belfond : un grand merci pour cette lecture.

La présentation de l'éditeur :

Erik Schroder attend de passer en jugement. Conseillé par son avocat, il se décide à coucher sur le papier une confession, pour Laura, son ex-femme, pour les jurés, pour lui-même. Et les souvenirs affluent…

Son arrivée en Amérique à cinq ans, seul avec son père, et sa décision de laisser pour toujours le passé derrière lui. Son mariage avec Laura, la naissance de Meadow, puis la séparation et la lutte pour obtenir un droit de garde. Et cette journée au lac entre père et fille, moment privilégié tant attendu et vite transformé en escapade innocente, pour grappiller quelques heures, quelques jours. Dire enfin à Meadow qui est son père, et qui elle est, elle.

Mais quel est ce secret que Schroder a caché à sa propre fille ? Qui est-il véritablement et comment a-t-il pu commettre pareille folie ?

Avis :

Séparé de son épouse Laura, Erik vit mal cette situation.  S'estimant pénalisé par la garde de sa fille, il décide de passer outre les décisions communes et d'emmener Meadow en voyage.  Un périple qui s'allonge peu à peu et se transforme en errance.  Un épisode tragique l'oblige à rendre la petite Meadow à sa mère et Erik est poursuivi.

Tentant de s'expliquer, il choisit de coucher sur papier son histoire, l'histoire d'une imposture.  Pris par cette envie de parler, par ce besoin de tirer un trait sur les mensonges, Erik revient sur son enfance, ses études, les premiers temps de sa rencontre avec Laura, la naissance de Meadow, ...  C'est toute une vie qu'il raconte ici, tentant de faire la part des choses et de justifier sa dissimulation.

Autour de ce héros pour le moins atypique et imparfait, Amity Gaige construit un roman psychologique fouillé et sensible. Relatant cette cavale père-fille, y ajoutant son passé d'immigré est-allemand, Erik ne peut s'arrêter de parler, son parcours est plutôt sombre malgré l'ironie dont il fait preuve ou les notes de bas de page qu'il sème à travers le roman.  

Sous des dehors un peu monotones, ce récit célèbre la beauté des paysages et le désespoir de cet homme attachant.  A travers ces lignes, l'amour qu'Erik porte à sa fille et le remords transparaissent et donnent du poids à ce texte au demeurant triste et touchant.

tous les livres sur Babelio.com

SWAP Thé-Café-Chocolat : les colis !


Un swap autour du thé ?  Double bonne idée que nous devons à Marion.
Dans sa préparaation, notre gentille organisatrice nous avait concocté un colis modèle : 

  • un livre dont le titre comporte le mot thé, café ou chocolat ou dont le contenu évoque une de ces boissons,
  • un livre que l'on a découvert grâce au thé, au café ou au chocolat,
  • un objet en lien avec le thé, le café ou le chocolat,
  • une friandise au thé, café ou au chocolat.


En binôme avec Carnet de lecture, voici quelques photos du colis que j'ai reçu : 




 Des indices sur un joli papier, customisé maison ?











Pour les lectures, des titres que j'avais justement envie de découvrir : 
Le libraire de Régis de Sá Moreira
Opium de Maxence Fermine
Le livre du thé de Kakuzo Okakura

Et deux magnifiques marque-pages !


Des thés qui semblent (sentent) sublimes !

Un mug, raccord avec mon goût pour le thé et une tube pour infuser.


Pour découvrir le colis que j'ai envoyé à Carnet de lecture !


Voilà qui annonce de doux moments : un tout grand merci à Carnet de lecture pour ce très beau colis et à Marion pour cette organisation  !


mardi 25 mars 2014

Les perroquets de la place d'Arezzo d'Eric-Emmanuel Schmitt

Le résumé de l'éditeur :

«Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui.»

Cette lettre anonyme trouble l’existence des riverains de la place d’Arezzo. Dans ce quartier élégant de Bruxelles, quel original, quel pervers, quel corbeau déguisé en colombe s’acharne à violer leur intimité ? Le message entraîne autant de promesses et d’attentes que de déceptions et de catastrophes, chacun l’interprétant à sa façon. 

Avis :

Dans les foyers de la place d'Arezzo, un petit courrier jaune suscite bien des émois.

«Ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui

Cette courte missive est semblable aux perroquets qui peuplent cet endroit de Bruxelles : inattendue et remarquée.  Tour à tour, les destinataires s'interrogent, réagissent, enquêtent. Et reprennent le cours de leur vie...

Les situations, comme les réactions, sont variées : des couples mariés, d'autres se rencontrent, certains se cachent tout, d'autres rien, ...  Beaucoup de couleurs et de bruits : à nouveau, ces perroquets !

Ce roman marque un changement dans le registre de l'auteur, il ressemble à une étude de moeurs et il rappelle certains faits d'actualité. Quoi qu'il en soit, j'y ai trouvé beaucoup de vie et de chaleur; les relations humaines occupent une place de choix, le sexe également.  

On pourrait y ajouter la dissimulation, les secrets de famille, la (in)fidélité, ...  Les lectures sont multiples et selon, certains pourraient ne pas goûter l'aventure.  J'ai pourtant retrouvé dans ce texte la légèreté du style de l'auteur, la fluidité de sa plume. Sans oublier des références, de l'humour, des personnages hors du commun tout en étant si proches, ...   Dans un cadre un peu déroutant sans doute mais que j'ai, pour ma part, trouvé charmant !

lundi 24 mars 2014

Rush, tome 1 : Dette de sang de Phillip Gwynne


Lecture en partenariat : un grand merci aux éditions Casterman.


La présentation de l’éditeur :

Gold Coast, Australie, état du Queensland. Le jour de son quinzième anniversaire, le jeune Dom se voit révéler de la bouche de son père et de son grand-père, un secret familial stupéfiant. Originaire de Calabre et autrefois affiliée à la 'Ndrangheta, la mafia locale, sa famille, en dépit de son apparente richesse, a contracté une lourde dette. Pour la racheter, tous les descendants mâles de l'aïeul Dominic Silvagni, dont il porte le nom, doivent dès qu'ils ont quinze ans s'acquitter seuls d'une série de six épreuves exigées par la mafia, sans qu'il soit possible de connaître à l'avance la nature de chacune d'elles. En cas d'insuccès : "Le créancier pourra prélever une livre de chair sur son débiteur"...

Avis :

Dom fête aujourd’hui son quinzième anniversaire. Pour ce passionné de course, pas question de renoncer à son entraînement quotidien pour autant.  Rien ne le détournera de son rituel matinal, pas même un petit malaise inexpliqué…

La journée de Dom lui réserve décidément bien des surprises car son père et son grand-père lèvent le voile sur une partie de l’histoire familiale en lui révélant un secret soigneusement gardé : par une dette de son ancêtre, Dom est maintenant lié à la mafia calabraise et tenu d’accomplir pour elle six missions.

Tiraillé entre l’incompréhension et la peur, Dom attend les premières instructions, cherchant à concilier ce fardeau inattendu avec sa vie tranquille d’ado australien.

Avec Rush, les éditions Casterman nous proposent une nouvelle série d'action à destination des adolescents : six titres, soit les six missions de Dom, sont ainsi prévus, répartis sur deux années.  Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette nouvelle aventure un succès : un héros charismatique, de l'humour, des décors de rêve, de l'action, une intrigue originale, ...  Un site existe d'ailleurs autour de la série: http://www.rush-lelivre.fr  Envie de découvrir un extrait, de recevoir des conseils sur la course, ...  Allez donc y faire un tour !

Bien sûr, les ressources de la famille du héros et de ses amis peuvent paraître exagérées : propriétés, dons en informatique, véhicules, parcours des parents... mais cela ne m'a pas gênée outre mesure d'y croire le temps de ma lecture et j'imagine que certains points seront au centre de l'un ou de l'autre tome de la saga.  L'ensemble est, en tous cas, très réussi et j'ai pris plaisir à suivre les aventures de Dom, à déchiffrer les énigmes en sa compagnie.  

jeudi 20 mars 2014

Confiture de petits bonheurs : fruits d'hiver


En début d'année, parlant de tout et de rien, Syl et moi avons évoqué une collection de petits bonheurs.  En voici une première cuvée, celle de l'hiver, partagée avec les copines.






1.     Un film délicieux entre filles : The lunchbox, parfait pour le challenge de Gourmandises.

2.     Mon frère ouvre sa boutique : chic, je peux jouer avec le bancontact ;o))

3.     Des Devon scones au petit déjeuner, un souvenir de Londres.

4.     Un livre difficile à trouver en bibliothèque : au fil de mes recherches, dans un bâtiment à première vue paisible, une musique entraînante et un mariachi. 

5.     Un dîner à accompagner : on ouvre une bouteille de blanc, un Capricho, délicieux souvenir de vacances !

6.     Un anniversaire plein de bonne humeur : ma filleule fête ses 30 ans !

7.     Une panne d'électricité qui s'éternise : impossible de donner cours mais pas de fêter un anniversaire, aux bougies, en salle des profs !

8.     Une visite dans ma bouquinerie préférée : au retour, je me trompe de route et je flâne, involontairement.  La journée est radieuse et le soleil sur le canal, un vrai délice.

9.     Un message de ma nièce, m'invitant à la piscine : 

Nouplie pas tons mawxio oui ou non ?

Bon une fois dans l'eau, elle a  bien sûr tenté de me noyer ^^

10. Des snoods mumade, en veux-tu, en voilà.  Le dernier en date : un modèle en velours fleuri pour Elza : oh, un tapis !!!




Je poursuis ma récolte...  D'autres participations vous attendent chez Syl !


Les Mains de Dieu de Ludovic Rosmorduc


Le résumé de l'éditeur :

À l’heure où la croisade contre les Albigeois fait rage, Théodore d’Havricourt, vieil érudit passionné, et la jeune Jehanne sont accusés à tort et doivent fuir Carcassonne pour sauver leurs vies. Pourtant, les chevaliers de Simon de Montfort, le chef des croisés, ne sont pas leurs plus farouches poursuivants. De mystérieux dominicains semblent résolus à s’emparer d’un étrange livre en leur possession… Et les Mains de Dieu sont prêtes à tout pour arriver à leur fin.

Avis :

Passionné de livres, Théodore d'Havricourt a régulièrement recours aux services du Frère Barnabé, moine copiste, pour étoffer sa bibliothèque.  Agé et malade, ses manuscrits sont sa seule compagnie, la raison de son existence. Pourtant, il n'hésite pas à secourir Jehanne, une jeune fille en détresse, un soir, allant même jusqu'à lui offrir asile.  N'écoutant que son bon cœur, il pose, sans le savoir, les jalons d'une relation solide.

Simultanément à l'arrivée de Jehanne, Théodore découvre, dans sa bibliothèque, sept ouvrages dont il ne garde aucun souvenir.   L'aide de la jeune fille sera bienvenue pour lever le voile sur ce mystère.

Avec Les Mains de Dieu, Ludovic Rosmorduc nous emmène au XIIIe siècle, des années noires pour ceux qui sont désignés comme "les ennemis de la Foi" : il nous entraîne justement au cœur des croisades contre les Albigeois.  Par le biais du hasard, Théodore est aussi de la partie, cherchant à découvrir l'origine des livres apparus dans sa bibliothèque et lancé sur la piste d'une mystérieuse relique.

Ce roman mêle magistralement les genres : intrigue, Histoire, amours, ...  se conjuguent avec réussite dans ces pages.  Phooka en a parlé comme un livre "pas que...", j'y rajouterais l'expression "mine de rien", tant l'apport historique s'intègre de manière harmonieuse, légère et naturelle dans le récit.  Pas de description pesante, de digression pénible mais un vocabulaire soigneusement choisi, des apports étayés ou encore des sources dignes de ce nom.

Sachant qu'Histoire ne signifie pas obligatoirement ennui, Ludovic Rosmorduc tient en haleine son lecteur grâce à l'action et au suspense qu'il distille.  Quant au profil des héros, quel meilleur choix que celui d'un amateur de livres ?  Inutile d'en rajouter, vous l'aurez compris, cette lecture m'a conquise, d'autant que ce titre m'a ramenée vers des vacances en famille, enfant, un petit bonheur supplémentaire !


dimanche 16 mars 2014

Embeurrée de chou vert


Mon petit chou...  Tu parles ! Même en cuisinant pour 5, un chou entier est toujours bien trop grand.  En ayant prélevé un quart pour un risotto, j'ai préparé le reste en embeurrée dont je vous livre ici la recette : 

Ingrédients :

1 chou vert - 4 pommes de terre - 1 saucisson à l'ail cuit - beurre - sel et poivre


Préparation :

Eplucher les pommes de terre et les couper en morceaux.

Couper le chou vert en 4, enlever les côtes. Mettre le chou et les pommes de terre dans une grande casserole avec du gros sel et couvrir d'eau froide. Porter à ébullition puis cuire à feu doux pendant 20 min environ.

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7).

Quand les pommes de terre sont cuites, le chou l'est aussi. Egoutter les légumes puis les écraser grossièrement.

Ajouter quelques morceaux de beurre et assaisonner. Placer dans un plat allant au four.

Découper le saucisson à l'ail en tranches de 1 cm et les déposer sur les légumes chauds.


Placer dans le four jusqu'à ce que le saucisson grille légèrement.

La tête dans les étoiles : 
6/20




Recette  Marmiton pour le Challenge Nos gourmandises avec Syl 2014

jeudi 13 mars 2014

Les héritiers de l'aube, tome 1 : Le septième sens de Patrick McSpare

Lecture en partenariat avec Book en Stock et les Editions Scrinéo : un grand merci pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Royaume de France, mai 1411.

Arrachés à leurs époques respectives, trois jeunes gens aux pouvoirs magiques latents sont contraints par un Merlin impitoyable de se lancer dans une quête à travers les âges. Alex, dix-huit ans, australien du XXIe siècle ; Laure, vingt-deux ans, française du XVIIIe siècle ; Tom, douze ans, anglais du XIXe siècle. Ils sont les Héritiers, descendants directs du comte de Saint-Germain, de Nicolas Flamel et de Raspoutine, légendaires Primo-Sorciers. 

Résolu à conquérir la Pierre d’Émeraude avant les Héritiers, un redoutable démon aux mille visages attend dans l’ombre, déchaînant ses créatures maléfiques. Au cœur d’un Paris médiéval en pleine guerre civile commence le combat pour la survie du monde. Il n’y aura pas de quartier. 

Les Héritiers le savent. Et ils l’acceptent.

Avis : 

Alex, Laure et Tom sont trois jeunes gens dotés de pouvoirs hors du commun.  D'un coup, leur vie vient de changer et leurs univers en est bouleversé : manipulés par Merlin, ils se retrouvent plongés dans un Paris en ébullition.  Nous sommes au XVe siècle et les combats font rage entre Bourguignons et Armagnacs. 

Débarqués dans ce chaos pour le moins déstabilisant, Alex, Laure et Tom sont lancés sur la piste d'une pierre mystérieuse qui suscite bien des convoitises. Ils viennent tous d'époque et de pays différents mais pour mener à bien leur mission, ils devront faire fi de leurs différences et s'unir pour survivre aux manigances d'Hermès Trismégiste, premier sur la liste des chercheurs de la Pierre d’Émeraude.

C'est donc à une aventure d'un genre particulier que nous convie Patrick McSpare : un mélange d'Histoire et d'aventures, en y ajoutant le choc des cultures et des idées, inévitable entre nos trois héros !  Sans oublier la question de confiance et les rôles de chacun, une possible pierre d'achoppement. 

Ce premier tome installe donc les personnages et leur quête dans un récit captivant et mouvementé.  A chacun de se faire à une nouvelle époque et à des compagnons d'infortune inattendus; on serait déstabilisé à moins.  

Pourtant, nos jeunes héros passent outre les premiers instants de surprise et se font une idée de la prétendue modernité des autres époques.  Leurs singularités et l'alchimie de leur rencontre en font un trio à suivre : attachant et intrépide.


Sur le fond historique, on devine de solides recherches derrière les complots et les traquenards qui attendent Alex, Laure et Tom.  S'imaginer dans le décor se fait sans problème grâce aux descriptions précises de l'auteur.  Un vrai bonheur de voyager ainsi, et dans un confortable fauteuil !

Des héros captivants, un voyage dans le temps, un peu de magie, un vrai méchant, ...  tels sont les points forts de ce premier volet des héritiers de l'aube.  Au final, une lecture sympathique et une série jeunesse à suivre, quel que soit votre âge !




Pour découvrir cet auteur, Dup et Phooka organisent le mois de Patrick McSpare.

Questions-réponses, critiques, textes inédits ... sont au programme. Cela mérite bien un petit détour !






mercredi 12 mars 2014

L'Envoyé des Monarchies de l'Ombre d'Olivier Lusetti

Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique: un grand merci à Babelio et à Fantasy-Editions.

La présentation de l'éditeur 
:

En Chine — un demi-siècle après Confucius —, l'empire se morcelle. Les princes annexent les états comme le ver à soie dévore les feuilles du mûrier.

Dans le monde des esprits, les Monarchies de l’Ombre voient en la naissance d’un enfant le moyen de fouler et régner une fois encore sur la terre des hommes.

La Mort qui tremble quand toute vie est menacée dépêche son envoyé. L’entité envahit l’âme d’un jeune prêtre. Partageant sa conscience, elle le force à rechercher une incroyable magie curative.

Dans un royaume voisin, un souverain agonise. Son décès obligera sa fille guerrière au mariage. Révoltée, elle fait enlever le religieux.

Des liens se tissent, des destins se nouent. Mais entraveront-ils la terrible venue de la nuit du monde ?

Avis

Orphelin recueilli par les moines, Frère compatissant mène une vie de prière et de méditation.  Au cours d'un exorcisme particulièrement difficile, il se trouve face à une entité envoyée par la Mort et en ressort en tant que Yingfú, Maître des Ombres, chargé d'une mission d'importance. 

Cherchant à accroître ses pouvoirs, Yingfú est victime de sa renommée et est enlevé par la princesse des Fils de la Montagne : son père se meurt et elle souhaite éviter une union qui lui déplaît.  Une tâche délicate attend Yingfú, capable de sonder les âmes mais fortement handicapé par une cécité tout récente, fruit de ses efforts d'accomplissement personnel.

L'Envoyé des Monarchies de l'Ombre est un ouvrage qui demande calme et concentration, à l'image de la vie que mène Frère compatissant.  En effet, le style d'Olivier Lusetti, poétique et travaillé, et les passages à portée philosophique peuvent à première vue sembler un peu ardus mais ils méritent un petit effort.  Ainsi, Frère compatissant ou Vivpière, la princesse responsable de son rapt, sont des personnages empreints de noblesse et de charisme que l'on découvre avec bonheur et qu'il est plaisant de voir évoluer.

Tant dans le temps que dans l'espace, l'auteur nous propose un voyage au dépaysement garanti, exotique à souhait, en compagnie de personnages attachants par la pureté de leur âme. L'univers mis ici en scène est pour le moins original, tout comme le genre de ce roman, fait de poésie, de philosophie et d'intrigues.  En conclusion : une lecture, réclamant certes quelques efforts, mais au charme certain !




lundi 10 mars 2014

En chocolat, votre award ?


Il y a peu, Syl m'a décerné un award : il me faut maintenant vous livrer sept révélations à mon sujet. A l'instar d'Asphodèle et de Syl, je vais mélanger le vrai et le faux, histoire de pimenter un peu l'exercice.

1.  Mon fils est un grand farceur : chaque fois que le facteur sonne, il se met à hurler "Papa, Papa" dans le hall d'entrée.  La honte quand j'ouvre la porte...
2.  Mon chien est tombé un jour dans un soupirail.  J'ai donc dû sonner et demander à récupérer le chien, perdu dans la cave d'une brave dame qui n'y comprenait rien !
3.  J'ai pris un élève à tricher, copion caché dans la chaussette.  Pour éviter que je ne saisisse "les preuves", le drôle les a cachées, vite fait, dans un endroit que je ne pouvais décemment pas fouiller.
4.   Je suis maladroite : ainsi, je suis entrée la tête la première chez ma dermatologue. Dans la porte, exactement...  Je n'ai pas eu besoin de sonner, le boum avait suffi !  Et j'y retourne demain...
5.    Je suis vraiment maladroite : enfant, je suis tombée à la plaine de jeux. Résultat des courses : langue sectionnée, hôpital et points de suture.  Inversée, la suture, pour les puristes ^^
6.  La chance est parfois de mon côté : j'ai gagné ma taille en bandes dessinées !
7.  Ma grand-mère était bavarde et moi, pas très patiente.  Elle avait rencontré une connaissance et papotait en rue.  Petite, j'en ai profité pour déverser le contenu de son sac dans la boîte aux lettres de la maison devant laquelle elle était arrêtée.


A vous de jouer pour séparer le vrai du faux et à mon tour de passer le relais à Piplo, Alison Mossharty, Christouflette, Sybille et Angelselphie.