"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

samedi 28 juillet 2012

Il faut que j'y aille...




Mon transat m'attend !  Ma PAL de voyage également ^^

A très bientôt !

PS : I love you de Cecelia Ahern

Présentation de l'éditeur :

" Dès que Holly tenait une enveloppe dans sa main, elle sentait son lien avec lui. Les deux fois où elle en avait ouvert une, elle avait le sentiment qu'il était assis à côté d'elle et s'amusait de ses réactions. " Quand on trouve l'âme sœur, on croit que le bonheur durera toujours. C'est ce que pensait Holly jusqu'à ce que son Gerry ne meure d'une terrible maladie. A trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une " liste " de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, Gerry lui adresse un message d'amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Holly va affronter sa douleur pour réaliser, entre rires et larmes, que la vie vaut malgré tout la peine d'être vécue. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu'elle est : belle et triste à la fois.

Avis :


Désespérée par la mort de son mari Gerry, Holly n’est plus que l’ombre d’elle-même.  Elle s’enferme chez elle, se laisse aller, se nourrit à peine, …  C’est, étrangement grâce à Gerry, qu’elle trouvera la force d’affronter son chagrin et de reprendre peu à peu goût à la vie.  Au cours de sa longue maladie, Gerry a, en effet, rédigé des messages qui vont émailler l’année de Holly et, par le biais de « missions », la pousser à se dépasser.  Il est temps pour elle de vivre à nouveau et d’envisager l’existence sans lui.

A la fois triste et joyeux, PS : I love you est un roman très agréable à lire.  Fort en émotions de toutes sortes, il nous entraîne à la suite de Holly dans son douloureux processus de deuil.  Entourée de ses amis proches, de sa drôle de famille, la jeune femme doit  faire face au quotidien et oser vivre, tout simplement.   L’auteur nous propose une savoureuse brochette de personnages, riches et majoritairement sympathiques.  Les côtoyer étai t et suivre leurs aventures un réel plaisir.

Message d’amour et d’espoir, ce roman ne peut laisser le lecteur indifférent et éveille chez lui des émotions diverses et nombreuses.  Proposé par Mimipouss pour le Challenge Livra’deux pour pal'Addict, il m’a été offert par Ollie et j’en ai profité pour me remettre à la lecture en V.O.  Une lecture qui m'aura permis de doubler le plaisir !

Lecture en binôme avec Mimipouss, son billet est ici.

vendredi 27 juillet 2012

Le dernier rendez-vous de Catherine Briat

La note de l'éditeur :                                                                                              Le dernier rendez-vous, celui qui change tout quand c’est déjà trop tard...
Pierre a atteint cet âge où l’on sait que l’on aborde l’ultime tronçon de la route.
Il est seul, en sursis, mais a encore des ressources et une volonté d’accomplissement.
Sa rencontre avec Marie va le décider à vivre jusqu’au bout comme il ne l’avait jamais fait.
Tous deux iront alors à la rencontre de leurs désirs les plus profonds et trouveront ce qu’ils n’avaient pas encore cherché.
L’histoire d’un homme et d’une femme qui vont bouleverser le cours de leur vie qu’ils pensaient à jamais figée.
Un dernier rendez vous avec l’amour, avec le temps qui reste, quand on se met à rêver d’éternité.

Avis :

Tout en douceur et en sensibilité, le roman de Catherine Briat nous raconte la rencontre de deux êtres : Pierre a dépassé la septantaine, il souffre du cœur et doit se ménager…  Marie, d’environ vingt ans sa cadette, mène une vie libre, sans véritables attaches.  L’Annonciation de Fra Angelico va les réunir à Florence et la confrontation de ces deux solitudes va donner naissance à une histoire que ni l’un, ni l’autre n’espérait.  Au fil de voyages, où la mer est toujours présente,  leur couple va évoluer, se découvrir, se heurter au quotidien, …   De superbes lieux les accueillent, l’occasion pour le lecteur de découvrir  de magnifiques descriptions et de voyager entre les pages.

Dans ce roman, Catherine Briat met en scène deux caractères profondément différents, que la vie a forgés, parfois malmenés.  Pierre, plongé dans le travail, est passé à côté de sa vie, de sa famille.  Marie a aimé profondément et en a beaucoup souffert.

Quel que soit le moment, la vie en couple pose des conditions, affirme des choix.  Chacun y trouve un bonheur inattendu, inespéré.  C’est la chronique, sur quelques mois, de cette existence à deux qui nous est livrée dans ce livre à la saveur douce-amère.  Joliment écrit, agréable à lire, cet ouvrage nous propose une histoire d’amour un peu différente, un récit où le temps a toute son importance. Un grand merci aux éditions J’ai lu pour cette découverte.



jeudi 26 juillet 2012

Juliette d'Anne Fortier

Présentation de l'éditeur :

À la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu’une mystérieuse clef, accompagnée de l’adresse d’une banque à Sienne. Elle s’envole aussitôt pour l’Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d’un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei. La Juliette de Shakespeare.Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille… Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

Avis :

Depuis toujours, Julie et sa jumelle Janice vivent comme chien et chat.  Orphelines, elles sont été élevées par leur tante Rose et leur cohabitation a toujours posé problème.   Le décès de Rose ne fait que compliquer davantage les choses : Janice hérite de la propriété de Rose et Julie de quelques photos.  Rose lui a également destiné un message accompagné d’une clé : un secret légué par sa mère l’attendrait dans le coffre d’une banque de Sienne. 

N’ayant plus rien à perdre, Julie s’embarque pour l’Italie, à la recherche du passé familial.  Très vite, elle découvre que Rose a changé son identité lors de l’adoption : elle s’appelle en fait Juliette Tolomei, une des familles autrefois puissantes de Sienne, et serait la descendante de la Juliette de Shakespeare.  L’histoire aurait trouvé sa source à Sienne, et non à Vérone, et si les années ont passé, il semble pourtant que les susceptibilités et les intérêts cachés soient toujours bien vifs…

Nous plongeant dans la ville de Sienne, un décor de rêve, alternant les aventures de Julie et celles de Juliette en 1340, Anne Fortier signe ici un roman mêlant action et romance palpitant.

 J’ai pris grand plaisir à suivre les investigations de Julie, à la recherche de son passé, dans une ville inconnue ou presque.  Le suspense est bien présent, les rebondissements nombreux : qui sont véritablement les amis de Julie ?  Qui la poursuit la nuit dans la ville endormie ? 

La partie historique est prenante : rivalités entre familles, amours interdites, jeux de pouvoir, course du Palio …  Le dépaysement est total et cette plongée dans la Toscane du XIVe siècle est bien plaisante, du point de vue du lecteur du moins…

Une intrigue bien ficelée, un style fluide et agréable, de l’humour, une héroïne sympathique, un décor qui fait rêver, …  tous les ingrédients sont réunis pour faire passer au lecteur un moment agréable et captivant.  On peut bien sûr déplorer quelques clichés ou quelques situations téléphonées mais l’ensemble est plaisant et convient bien à cette période de vacances.  Un grand merci à  Mademoiselle Orchidée qui m’a offert ce roman lors du swap Mettez de la couleur dans votre PAL !




mercredi 25 juillet 2012

Brownies chocolat-banane

Le soleil n'étant pas au rendez-vous la semaine dernière, nous en avons profité pour préparer une petite douceur, histoire de se remonter le moral...  Le challenge Les livres gourmands de Syl  est décidément d'utilité publique !  Notre choix s'est porté sur des brownies alliant chocolat et bananes, en voici la recette :

 Ingrédients :

20 g de cacao non sucré - 225 g de farine - 1 cuiller à café de levure chimique - 1 pincée de sel - 2 bananes bien mûres - 100 g de cerneaux de noix - 180 g de chocolat noir - 180 g de beurre - 250 g de cassonade - 3 oeufs - beurre pour le moule

Préparation :

Préchauffez le four à 170° C (th. 5-6).  Beurez un moule à manqué rectangulaire et tapissez-le de papier sulfurisé.

Dans un saladier, mélangez le cacao avec la farine, la levure et le sel.  Ecrasez grossièrement les bananes à la fourchette et concassez les cerneaux de noix.  Faites fondre le chocolat au bain-marie, puis incorporez le beurre en morceaux ainsi que la cassonade.  Lissez bien le mélange à l'aide d'une spatule puis, hors du feu, ajoutez les oeufs battus, les cerneaux de noix ainsi que les bananes.  Incorporez enfin la préparation sèche et mélangez bien le tout.

Garnissez le moule avec cette préparation et enfournez pour 25 minutes.  Laissez le brownie refroidir dans le four ouvert et éteint.  Découpez-le en cubes avant de servir.

Pas de photos cette fois-ci : Barbouille les a emportées en vacances...  Dès son retour, je pourrai les mettre en ligne !  Si du moins, elle tient en place quelques minutes ^^



Le temps des femmes, tome 1 : Le Salon d'Emilie de Emmanuelle de Boysson

La présentation de l'éditeur :

Dans les tourments de la Fronde qui traumatise Louis XIV enfant, Émilie, jeune Bretonne sans le sou, part tenter sa chance à Paris. Elle y devient préceptrice chez la comtesse Arsinoé de La Tour, qui l’introduit dans les salons littéraires. Son ambition provoque la jalousie des précieuses qui manient aussi bien l’art de la conversation que celui de la raillerie. Cette caste arrogante s’accommodera-t-elle de la modeste condition ? Emilie tient son journal, tente de se protéger des coups bas, et s’impose. Trouvera-t-elle la force de quitter son vieux mari, noble et fortuné, pour suivre Ronan, l’homme qu’elle aime, un poète libre et pauvre ?

Avis :

Au milieu du dix-septième siècle, la jeune Emilie voit s’envoler son insouciance avec le décès de son père.  Lui seul comprenait son amour des livres et du savoir, une passion qu’ils partageaient.  Emilie est contrainte de quitter sa Bretagne natale pour monter à Paris et occuper un poste de préceptrice auprès des enfants de la comtesse de La Tour.  Elle découvre ainsi la capitale, les troubles qui agitent la Cour, la vie des familles nobles, les salons, …

Lorsque ses enfants grandissent et deviennent pensionnaires, Madame de la Tour arrange, pour Emilie, un mariage avec un vieil ami, veuf et fortuné.  Ce mariage permettra à la jeune Bretonne de s’établir, de vivre dans l’aisance, de tenir salon.  Malgré cette reconnaissance et l’enfant né de son mariage, Emilie ressent un manque dans sa vie.  L’amour qu’elle trouve auprès de Ronan, un poète sans le sou, lui permettra-t-il de combler ce vide ?

Avec talent, Emmanuelle de Boysson nous entraîne dans le Paris du dix-septième siècle : usages et coutumes sont rendus de manière très détaillée et précise.  Il en va de même avec les toilettes, les lieux, …   La jeune Emilie, débarquant de sa Bretagne, va de découvertes en découvertes.  Un nouveau monde s’offre à elle.

Parallèlement à l’environnement d’Emilie, le volet historique est également très documenté : personnages célèbres et événements notables figurent en bonne place dans cet ouvrage.

Outre cet aspect historique, l’auteur s’attache à la vie de la jeune Emilie et aux bouleversements qu’elle traverse.  Déracinement, découverte d’un univers de luxe, mariage sans amour, maternité, … tout cela est rendu avec brio et justesse par Emmanuelle de Boysson.   Je dois pourtant avoir n’avoir pas réussi  à m’attacher vraiment au personnage central d’Emilie : j’ai pris plaisir à découvrir son époque et à suivre les événements qui jalonnent sa vie mais sans réellement ressentir d’émotion pour l’héroïne.   Tout comme m’ont profondément agacée, les salons, ce monde d’hypocrisie, de vanité et de faux-semblants.  Mais je suis persuadée qu’il ne faut y voir que la réussite de l’auteur à rendre les précieuses et leurs insupportables travers !  Un grand merci aux éditions J’ai lu pour cette lecture en partenariat.

mardi 24 juillet 2012

Allmen et le diamant rose de Martin Suter

Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique :
un grand merci à Babelio et aux Editions Christian Bourgois.

Présentation de l'éditeur :

Le détective dandy Johann Friedrich von Allmen reprend du service. Toujours à court de liquidités susceptibles de lui permettre de maintenir son train de vie, il se réjouit lorsqu'un certain Montgomery le charge de retrouver la piste d'un voleur disparu avec un fabuleux diamant rose à l'issue d'une soirée mondaine. De la Suisse à la Baltique, assisté de son fidèle majordome guatémaltèque Carlos, Allmen se lance ainsi à la recherche de Sokolov, un mystérieux escroc russe. Manipulations, doubles jeux et faux-semblants sont au rendez-vous de cette nouvelle enquête d'Allmen sur fond de finance internationale.

Avis :


Depuis l’affaire des libellules, Johann Friedrich von Allmen s’est découvert une vocation : il sera détective et se spécialisera dans la recherche d’œuvres d’art disparues.  Allmen International Inquiries voit donc le jour.  Son slogan : The Art of Tracing Art.  Si cette activité permet d’améliorer les finances d’Allmen, elle est encore loin de lui assurer le train de vie qu’il souhaiterait.  Aussi c’est avec bonheur qu’il accepte l’affaire que lui confie un certain Montgomery : la disparition d’un diamant rose.  Le voilà donc lancé sur la piste de Sokolov, un Russe qui semble impliqué dans l’affaire mais semble avoir mystérieusement disparu.  Avec l’aide de Carlos, son dévoué majordome, Allmen ne tarde pas à retrouver la trace de Sokolov, allant jusqu’à le suivre dans un luxueux hôtel de la mer Baltique.  Une enquête qui semble taillée sur mesure pour notre distingué détective !

Dans ce deuxième volet des aventures d’Allmen, Martin Suter semble décidé à mener son héros vers une existence honnête et laborieuse…  Il va même jusqu’à l’envoyer faire les courses au supermarché, un passage que l’on imagine savoureux…  Pareil à lui-même, Allmen n’a rien perdu de sa superbe et de ses défauts !  Joyeusement imprévoyant, dépensier à souhait, …  il aura bien besoin du secours de Carlos et de son réalisme pour mener à bien cette nouvelle mission.  Peu à peu, le tandem prend ses marques et Carlos s’affirme davantage dans cette aventure.

Avec cet épisode qui, traitant de finance et de nouvelles technologies, se veut plus moderne, l’auteur n’oublie rien des éléments qui constituent la marque de fabrique d’Allmen : élégance, désinvolture, humour, …  Il signe, à nouveau, un policier de la vieille école et lui confère ainsi le charme suranné qui fait son succès et le bonheur des lecteurs.

lundi 23 juillet 2012

Bloody Valéria de Stéphane Gravier


Un grand merci à Stéphane Gravier qui m'a proposé son livre et m'a ainsi permis de découvrir son talent.

Présentation de l'éditeur :

Quand votre usine ferme ses portes du jour au lendemain, sans raison apparente, et que votre frère reprend contact avec vous après deux ans de silence pour vous annoncer que sa femme et sa fille viennent d’être kidnappées, vous pouvez vous dire que les choses ne tournent plus vraiment rond.
Mais quand vous découvrez un lien entre ces deux événements a priori totalement étrangers, vous comprenez qu’il ne s’agit là ni du hasard ni même de la malchance.
Vous pouvez croiser les doigts et espérer que tout va bien se passer. Vous pouvez, mais au fond, vous savez qu’il est sans doute déjà trop tard et que plus rien ne pourra éviter le pire.


Avis :

Au beau milieu de la nuit, Victor est réveillé par le téléphone : au bout du fil, son frère Nathan dont il n’a plus entendu parler depuis deux ans.  Drôle d’heure pour reprendre contact…  C’est plutôt d’aide dont Nathan a besoin : sa femme et sa fille ont été enlevées et il ne sait que faire.  Naturellement, instinctivement, il se tourne vers Victor dont il espère tout.

Victor, dont le credo est « rien à foutre » et qui, pourtant n’hésite pas à se porter au secours de la veuve et de l’opprimé.  D’ailleurs en ce moment, les opprimés se bousculent à sa porte…

Une délocalisation sauvage, un chantage immonde, un kidnapping.  Rien ne semble a priori relier ces événements, si ce n’est leur noirceur…  Pourtant, très vite, les pistes se croisent et mettent en lumière la plus sombre des machinations, sur fond de campagne présidentielle.

A l’avant-plan, Victor, un héros hors du commun : grande gueule, marqué par la vie, cynique à souhait, …  Un grand coeur malgré tout et un personnage profondément sympathique.   Autre victime : Valéria, condamnée par sa beauté…  Au plus profond de son malheur, elle n’hésite pas à faire face et à rendre les coups.  Un beau modèle de courage.

Avec Bloody Valéria, Stéphane Gravier signe un roman noir passionnant : héros atypiques et attachants, intrigue solidement ficelée, action, …  L’humour et le suspense ne manquent pas non plus.  L’écriture est fluide, vive ; elle colle à merveille au rythme du récit.  Tous les ingrédients sont réunis pour assurer au lecteur un excellent moment de lecture  et faire de ce roman un succès.  Malgré les indéniables qualités de l’ouvrage, les éditeurs ne semblent pas au rendez-vous…  Je ne peux pourtant que vous encourager à découvrir cet excellent polar (et son auteur). 





mercredi 18 juillet 2012

La Note sensible de Valentine Goby

La note de l'éditeur :


«Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. À vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois.

Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour.»
 
Avis :


Jeune professeur d’anglais, Inès quitte la province et sa famille pour un travail au Conservatoire de Paris.  Elle s’y installe dans un appartement et s’aménage une nouvelle vie.  Le soir, elle entend la musique jouée par son voisin avec qui elle communique, au besoin, par petits coups sur la cloison mitoyenne. 


De fil en aiguille, Inès finit par rencontrer Vendello, ce mystérieux musicien et lui accorde de plus en plus de place dans sa vie.  Concerts, dîners, verres entre amis, …  Vendello devient vite indispensable pour Inès.  De retour auprès de sa famille pour les fêtes ou encore dans d’autres circonstances plus tristes, elle s'ennuie et dépérit.  Son esprit est resté à Paris, auprès du violoncelliste dont elle s’éprend peu à peu, discrètement, sans se livrer jamais.  Telle la note sensible…


A travers ces quelques mois de la vie d’Inès, Valentine Goby nous conte l’histoire d’un amour à sens unique. Au rythme de la musique de Vendello, Inès se laisse bercer par ses émotions et se construit une romance que les notes lui inspirent. Tout en finesse et en sensibilité, le texte accorde une grande place à la musique et aux sentiments, il nous offre ainsi une jolie lecture, agréable et poétique. Une découverte que je dois à Gwen, que je remercie chaleureusement pour son excellent choix.

mardi 17 juillet 2012

Traqués de Ian Rankin

La note de l'éditeur :

Gordon Reeve, ancien des SAS et organisateur de week-ends d'initiation à la survie dans une île paumée du nord de l'Ecosse, apprend que son frère Jim, journaliste à San Diego, a été retrouvé mort dans une voiture de location.
Suicide. Aux Etats-Unis, Gordon constate que l'enquête de police a été vite bouclée. Une petite phrase d'un ami de Jim réveille en lui de vieux réflexes : " II n'avait pas besoin de louer une voiture. J'étais son chauffeur. " Sur quel dossier travaillait donc Jim ? L'enquête de Reeve va le confronter à d'anciennes connaissances des plus coriaces. De traqueur, Gordon Reeve devient bientôt traqué...

Avis :

Loin des SAS, Gordon Reeve mène une vie paisible, en famille, dans le fin fond de l’Ecosse et y organise des stages de survie pour amateurs de grand air ou de sensations.  Un coup de fil des Etats Unis viendra bouleverser sa tranquillité en lui apprenant le décès de son frère Jim.  A première vue, il s’agit d’un suicide et le rapport de police est rédigé dans ce sens.  Pourtant, sur place, Gordon se pose des questions et met en doute les conclusions de l’enquête.  Il s’intéresse donc aux recherches de son frère et met bien vite en évidence une importante entreprise chimique.  De fil en aiguille, ses investigations amènent Gordon à rencontrer les contacts de Jim, une entreprise qui n’est pas sans risques et qui l’amène à croiser la route d’un fantôme…

Mêlant actualité, aventures, rebondissements, …  Ian Rankin met en œuvre dans ce récit une recette efficace pour captiver le lecteur.  Tout y est pour l’entraîner à la suite de son héros, passant aisément d’un continent à l’autre, tirant son épingle du jeu, quelle que soit la latitude.  Les rappels de la guerre des Malouines émaillent le texte et entretiennent le suspense, en y intégrant le passé de Reeve et un profil plus psychologique. 
Je dois pourtant dire que l’ensemble ne m’a pas emballée, je suis restée insensible à l’histoire et ne me suis pas vraiment sentie impliquée dans cette enquête.  Sans doute un manque d’affinités avec le personnage de Reeve…  Pour conclure : une bonne lecture, rien de plus…


dimanche 15 juillet 2012

Allmen et les libellules de Martin Suter

La présentation de l'éditeur :

Johann Friedrich von Allmen, élégant dilettante désargenté, a dû s’installer dans la maison du jardinier. Mais pourquoi renoncer au piano, à l’opéra et aux quatre étoiles quand il est si facile de dissimuler un vase Kangxi sous son manteau en cachemire, pour le revendre à un antiquaire discret ? Et cette coupe Art nouveau ornée d’une libellule, ne lui permettrait-elle pas de rembourser ses dettes ?


Avis :

Fils d'un agriculteur ayant fait fortune en spéculant sur ses terres, Johann Friedrich von Allmen aime à mener la grande vie.  Le sens des affaires et un peu de prudence lui auraient permis de vivre grâce au capital que lui a légué son père  mais des hôtels à Paris, des tailleurs à Londres, des œuvres d’art… ont eu vite raison de cet héritage.  Aujourd’hui, c’est son accent d’Oxford, sa bonne mise et son entregent qui permettent à Allmen d’entretenir l’illusion de cette grande vie car il ne manque ni d’idées, ni d’ingéniosité !  Une entourloupe lui assure de conserver la même adresse, un toit et son employé de maison, Carlos.  Il en va de même pour sa loge à l’opéra, pour sa voiture avec chauffeur, … 
De temps en temps, des talents un peu spéciaux règlent notes et dettes en tous genres : à l’occasion, Allmen n’hésite pas à subtiliser l’une ou l’autre antiquité de prix et à la revendre à un antiquaire qui ferme volontiers les yeux sur son origine.  Aussi, lorsqu’au cours d’une soirée, il découvre de superbes coupes Art nouveau, ornées de libellules, ses hésitations sont de courte durée.  D’autant qu’un de ses créanciers se fait grossièrement et dangereusement pressant…
En abordant cette série policière, Martin Suter met en scène un tandem inattendu : Allmen, oisif,  aventurier lorsque le besoin se fait sentir, et Carlos son homme à tout faire, immigré clandestin guatémaltèque.  Avec ce duo intéressant, l’auteur excelle à créer une atmosphère particulière, douillette, un peu démodée, voire intemporelle.  L’intrigue policière est bien présente mais sans suspense palpitant, ni poursuite effrénée, ce qui ne gâche en rien l’intérêt du roman.   D’un bout à l’autre du récit,  j’ai suivi, avec grand plaisir les aventures d’Allmen qui combinent élégance et distinction et entraînent le lecteur dans un univers feutré, en dehors du temps. 

mardi 10 juillet 2012

Onze ! de Xavier Deutsch

Le résumé de l'éditeur :

C’est un tout petit club de Flandre qui‚ après avoir écarté‚ par l’effet de la chance ou de la surprise‚ des équipes danoise‚ yougoslave‚ se retrouve en première division‚ face à l’AC Milan. C’est le choix d’une stratégie: onze hommes sur le terrain du côté flamand‚ pas un de plus‚ personne sur le banc‚ pas de remplacement. Onze hommes: un cuisinier‚ un jeune marin‚ un jardinier‚ des ouvriers... C’est l’histoire d’un pari fou‚ d’une improbable rencontre entre David et Goliath.




Avis :

1983, demi-finale de Coupe des Vainqueurs de coupe : le FC Barcelone se prépare à jouer le match-retour face à Liverpool. Plus au Nord, loin du tumulte, l’Eendracht Winterveld est sur le point d’affronter l’AC Milan. Dans ce village de Flandre, le match fait figure d’événement. Peu nombreux sont ceux qui croyaient aux chances de ce petit club sur la scène européenne. Mais les faits sont là et le géant milanais l’a juste emporté d’un but d’avance lors du match-aller. Tout reste possible !


Malgré l’importance de l’enjeu, pour chacun des membres de l’équipe flamande, la vie continue, avec ses joies et ses tracas habituels. Tous ou presque ont un travail, en dehors du football. On est loin des joueurs professionnels et des moyens colossaux de l’AC Milan !

A la tête de l’Eendracht Winterveld, Rouillon, le coach : une force tranquille, un roc. Imperturbable, il entend mener ses hommes vers la victoire et n’hésite pas à élaborer une stratégie de match plutôt inédite…

Sous les mots de Xavier Deutsch, ce match de football fait figure d’épopée, de récit mythologique. Les nonante minutes de jeu semblent reléguées au second plan et n’exister que pour servir de décor aux hommes de l’Eendracht. Amours, jalousies, complicités, espoirs … relient ces sportifs au quotidien et en font des héros si familiers. La passion et la grandeur sont présentes dans ce roman profondément humain, émouvant. Une lecture superbe, à ne surtout pas réserver aux adeptes du ballon rond !



Challenge Sport : 1/3

Challenge A vos nombres : 3/10


Un Tramway nommé Désir de Tennessee Williams

Présentation de l'éditeur :

Dans un appartement minable de La Nouvelle-Orléans, Stella Du Bois, descendante d'une vieille famille aristocratique, vit avec son mari Stanley Kowalsky, un Polonais pour les beaux yeux duquel elle a abandonné la plantation familiale.

Survient Blanche, la soeur de Stella : une créature de feu et de chair. Ce ménage à trois diabolique a fait le triomphe que l'on sait dans le monde entier de la plus célèbre des pièces de Tennessee Williams, adaptée à l'écran avec Marlon Brando et Vivien Leigh.


Avis :

Issue d'une riche famille de planteurs, Stella a tout quitté pour son mari Stanley Kowalski. Tout les oppose : leurs origines, leurs manières, leur culture, … Pourtant ils vivent, heureux, dans un appartement miteux de la Nouvelle Orléans et attendent un enfant.

Avec l’arrivée de Blanche, la sœur de Stella, la situation se complique et des tensions surgissent entre Stanley et Blanche. La perte de leur splendeur passée et le manque d’éducation de Stanley sont fréquemment remis en question par Blanche. Le manque d’intimité et ses reproches constants finissent par agacer Stanley qui souhaite la voir partir et décide de mener l’enquête sur sa vie passée.


Il y avait longtemps que je n’avais plus lu de théâtre, cette pièce m’a donné le goût de m’y remettre : héros remarquables, ambiance lourde, tensions palpables, … L’auteur oppose, à travers ses personnages, deux mondes et crée une atmosphère incomparable. Dans ce petit appartement, l’explosion est tout proche. Entre désespoir et dissimulation, la folie guette… Un grand classique que j’ai pris plaisir à découvrir !




Ce livre est ma vingtième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

vendredi 6 juillet 2012

La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe


La note de l'éditeur :

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

Avis :

C’est le challenge de Miss Bouquinaix qui m’a poussée à sortir ce livre de ma PAL et à le lire. Je dois avouer qu’il y traînait depuis quelques temps, un prêt de ma sœur. Pour la petite histoire, si j’aime beaucoup les ouvrages de Jonathan Coe, je n’ai pas vraiment les mêmes goûts que ma cadette et j’étais un peu réticente à entamer cette lecture. J’ai heureusement changé d’avis !


A la mort de Rosamond, Gill, sa nièce, est chargée par la défunte de remettre quatre cassettes à Imogen, une petite fille aveugle, croisée des années auparavant. Ne parvenant pas à la retrouver, Gill prend connaissance des enregistrements et c’est tout un pan de l’histoire familiale qui lui est dévoilé. A travers une soixantaine d’années, par le biais de vingt photos qu’elle décrit, Rosamond relate l’histoire de sa famille jusqu’à la petite enfance d’Imogen et l’accident qui lui a coûté la vue.

Habituée à l’humour et l’ironie de l’auteur, j’ai été un peu surprise du genre tout à fait différent de ce roman, dans le bon sens du terme. Je me suis régalée à découvrir les confidences de Rosamond, à entrer dans ses secrets de famille. Au fil des photos que Rosamond commente, l’auteur nous livre le destin poignant de ces femmes et nous conduit au drame. Dans un style inédit, il signe ainsi un récit intimiste, sensible qu’il est difficile d’abandonner une fois commencé.



Ce livre est ma dix-neuvième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

jeudi 5 juillet 2012

Hypothermie d'Arnaldur Indridason

La présentation de l'éditeur :

Au bout de la corde bleutée, le cadavre de Maria. Un suicide ? Erlendur n’y croit pas.


Il rouvre le dossier. La vie de la jeune femme est un théâtre d’ombres : médiums, insomnies glacées, terreurs nocturnes, les morts vivaient à ses côtés. Quand elle était enfant, son père s’est noyé sous ses yeux. En Islande, on murmure que les secrets les mieux gardés demeurent au fond des lacs…



Avis :

Offert par Poison au Chocolat lors du swap « Fais-moi frémir », Hypothermie marque ma rencontre avec le Commissaire Erlendur Sveinsson. Le récit commence avec un suicide, celui de Maria, une jeune femme sensible et dépressive. Depuis le décès de sa mère, Maria était obnubilée par la vie après la mort, par la communication avec les défunts, … Il semble qu’elle ait décidé de tourner la page. Une de ses amies en doute pourtant et tente d’en convaincre Erlendur. Intrigué, le commissaire décide de mener son enquête de manière officieuse. Parallèlement à ces recherches, il choisit de s’atteler à de vieilles histoires de disparition, histoire de les voir avec un oeil neuf.


C’est avec grand plaisir que j’ai découvert cette nouvelle série policière, j’ai vite accroché à l’ambiance, aux personnages, au décor un peu dépaysant. Il n’y a que les noms qui m’aient légèrement déstabilisée...

L’enquête est captivante, réaliste ; l’histoire est entrecoupée de passages des derniers jours de Maria. En marge de cette recherche, Erlendur est aux prises avec sa vie familiale : sa fille aimerait qu’il renoue avec son ex-femme. Il se trouve également confronté aux fantômes de son enfance et ne s’implique que davantage dans ses recherches. Cette part d’humain dans le récit policier m’a séduite, nul doute que je me plonge à nouveau dans les aventures islandaises du Commissaire Erlendur Sveinsson. Merci, Stéphanie, pour cette découverte !




Ce livre est ma dix-huitième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.