"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

jeudi 28 juin 2012

Polynie de Mélanie Vincelette

La note de l'éditeur :

« Des cargos, des avions et des civilisations entières disparaissent régulièrement dans l’Arctique, ne laissant que des murmures et des questions irrésolues dans la blancheur laiteuse du paysage. Au moins, on savait que Rosaire n’avait pas été avalé par une baleine à bosse et qu’il n’était pas passé au travers de la glace, hypothèses souvent évoquées pour expliquer la disparition des explorateurs polaires. Résoudre un meurtre dans cette communauté qui vivait en vase clos allait se révéler plus difficile que prévu, même s’il était presque impossible de s’échapper de l’île de Baffin. La route la plus longue ne fait que soixante-dix kilomètres et ne s’arrête en face d’un énorme glacier de soixante-cinq mètres de hauteur. »


On ne s’explique pas la mort de Rosaire Nicolet dont on a retrouvé un matin le corps sans vie dans un minable chambre d’hôtel louée par une strip-teaseuse.

Qui pouvait bien en vouloir à ce jeune avocat international apprécié de tout le monde ?

Appelé à Iqaluit, un village proche du cercle arctique pour reconnaître le corps, Ambroise Nicolet, le jeune frère de Rosaire, va mener l’enquête. Ambroise vénérait son frère. Mais sait-on jamais qui se cache derrière ceux que l’on aime ?

Avis :

Ambroise est cuisinier dans une mine au cœur de l’Arctique, un endroit peuplé de personnages hors du commun. Ceux qui y travaillent et y vivent ont en quelque sorte choisi de vivre loin de la société. Confronté brutalement au meurtre de son frère Rosaire, Ambroise se remémore leur enfance, leurs relations     actuelles, leurs différences…   Peu à peu, il met au jour des facettes du défunt qui lui étaient inconnues et découvre qu’il le connaissait finalement bien mal .

Pourtant à la base du récit, le meurtre et la recherche du coupable ont finalement peu d’importance dans ce roman. L’auteur a préféré s’attacher au questionnement d’Ambroise et à ses doutes. Des sujets comme les conflits géopolitiques, le souci de l’environnement, le respect des peuplades autochtones, … viennent se greffer à l’histoire et étoffer l’intrigue de ce roman. Ainsi, un trésor familial remettant en cause la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb prend une grande place dans la quête d’Ambroise.

A la suite d’Ambroise, l’auteur nous entraîne dans le désert des paysages polaires. Dans un style fluide et soigné, elle signe un récit paisible, sans être pour autant ennuyeux, et nous offre ainsi un agréable moment de lecture.




Ce livre est ma dix-septième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

mardi 26 juin 2012

Les lunettes de John Lennon d'Armel Job

La note de l'éditeur :

Un cocktail détonnant pour un roman atypique et drôle : un anti-héros au physique de poireau, un ami douteux, un collège de Jésuites, un point de départ : le renvoi du collège.


Ajoutons : une famille délirante, un procès, une dette, un enchaînement de quiproquos, d'arnaques, de coups fumants.

Au milieu de cela, comme gage de solvabilité : les lunettes de John Lennon.



Avis :

Doté d’un physique de" poireau", Julius Etembar est un élève médiocre et inconsistant. Il réussit pourtant à être renvoyé du collège Saint-Boniface pour avoir détruit la statue du Christ en Sacré-Cœur. Face à ce geste rebelle et iconoclaste, la saoulerie de Jean-François Loiseau dans la cave du préfet est passée pour quantité négligeable. Durement sanctionné, Julius est donc renvoyé à sa famille : une mère miraculée qui collectionne les assiettes de porcelaine et gagne sa vie grâce au téléphone rose, un père qui a oublié de grandir et ne se remet pas de l’échec de son mariage, une sœur mentalement déficiente mais dotée d’une mémoire prodigieuse, … De ce côté, Julius n’est pas plus gâté que sur le plan physique.


Les années passent et le hasard provoque les retrouvailles de Julius et de Jean-François : le premier est devenu pompiste, le second représentant en vins. Pour ne pas perdre son statut de vedette à Saint-Boniface, Jean-François a fait de Julius son héros, celui qui l’a sauvé du renvoi. Aujourd’hui encore, il refuse de voir le pauvre type en bermuda jaune, habillé comme un épouvantail et lui suppose une vie faite d’aventure et de mystère.

Entre Julius et Jean-François, le destin s’amuse à multiplier les occasions de rencontre : il va même jusqu’à leur faire désirer la même femme, la jolie Charlotte. Le pauvre Julius est malmené ; entre une famille déjantée et un soi-disant ami à l’honnêteté plus que douteuse, notre héros a fort à faire pour mener une vie tranquille. Lui qui voudrait juste être laveur de vitres… Une passion qu’il s’est découverte grâce aux fameuses lunettes de John Lennon, un cadeau de son père désireux de soulager sa conscience. Des lunettes aux verres orange, aux vertus particulières, qui se retrouveront au centre de cette histoire rocambolesque.

J’ai beaucoup aimé ce roman un peu fou  : l’auteur y dresse une galerie de personnages navrants, embarqués dans des aventures impossibles. Tout au long des pages, j’ai hésité entre pitié et tendresse à leur égard. Entre arnaques, coups du sort et malentendus, l’histoire part dans toutes les directions et se conclut dans un désordre détonnant. C’est ce côté décalé qui a, pour moi, donné tout son sel à ma lecture mais je reconnais volontiers que ce second degré est nécessaire pour apprécier ce roman. Dans le même ordre d’idées, ce livre est destiné aux jeunes lecteurs mais je le conseillerais plutôt à un public adulte ou de grands adolescents, amateurs de anti-héros et d'humour atypique ...





Ce livre est ma seizième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

La radio des blogueurs : fête de la musique


Pour cette nouvelle session, Leiloona nous propose de prolonger la fête de la musique en sa compagnie.


Voici mon choix : Somebody that I used to know de Gotye.
Un morceau que je partage avec plaisir : une douceur qui sonne bien à mes oreilles et certains accents retrouvés qui me plaisent beaucoup.


 

samedi 23 juin 2012

Les Vestiges de l'aube de David S. Khara

La note de l'éditeur :

Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n’est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral.


Son seul réconfort : les conversations virtuelles qu’il entretient chaque soir avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et apaisant. Peu à peu, sans s’être jamais rencontrés, ils deviennent amis, se confiant leurs préoccupations les plus secrètes, échangeant sur les sujets les plus intimes.

Mais Barry ignore encore que Werner n'est pas un homme comme les autres...

Des collines de Virginie au cœur de Manhattan, de la guerre de Sécession au xxie siècle, des flics aux vampires, David S. Khara prouve ici qu’il a trouvé sa voie.

Avis :

Au cœur de Manhattan, un étrange tueur sévit depuis quelques temps. Ses victimes : des quadragénaires abattus d’une seule balle dans la nuque. L’enquête piétine et est alors confiée à un nouveau duo d’enquêteurs, Donovan et Sanderson. Profondément touché par les attentats du 11 septembre, Barry Donovan vient juste de reprendre du service et cette affaire est l’occasion de prouver qu’il est tout à fait apte à occuper son poste. En marge de son retour au travail, Barry a sur les conseils de son psy entamé une démarche de « socialisation » : peu enclin à se confier, il a opté pour le web et son anonymat pour affronter les autres. Après de multiples discussions stériles, Barry a finalement rencontré Werner, un homme avec qui il s’est découvert de nombreuses affinités. Les deux hommes sont devenus amis et apprécient de se retrouver pour discuter via chat interposé. Pour l’un et l’autre, ces discussions sont une parenthèse bienvenue dans une journée difficile.


Dans « Les vestiges de l’aube », l’auteur entrecroise deux histoires. D’une part, un récit policier classique, où la recherche du tueur s’avère plutôt compliquée. D’autre part, la rencontre de Barry et de Werner, la réunion de deux solitudes, de deux souffrances. L’un et l’autre ont connu des parcours difficiles et ils sont ressortis de ces épreuves profondément meurtris. De là vient sans doute leur parfaite alchimie. Reste à voir si elle survivra à la révélation de la véritable nature de Werner.

Je n’avais lu la quatrième de couverture qu’en diagonale et j’ai été plutôt surprise de découvrir un polar mettant en scène un vampire. Néanmoins, j’ai bien apprécié ma lecture : action, rebondissements, suspense, … Tous les ingrédients étaient réunis pour me faire passer un bon moment, j’ai juste trouvé que l’intrigue policière était un peu légère et finalement très vite élucidée. J’en ai conclu qu’elle n’était sans doute là que pour justifier la rencontre entre Barry et Werner. C’est elle qui pousse le vampire à dévoiler sa part d'ombre, à mettre en avant ses pouvoirs particuliers pour venir au secours de son ami. Un roman axé donc plutôt sur la différence, sur l’amitié, la reconstruction, sous des dehors de polar. La fin semble présager une suite, suite que je lirai bien volontiers.






Ce livre est ma quinzième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

vendredi 22 juin 2012

Présumé Innocent de Scott Turow

Présentation de l'éditeur :

En pleine campagne électorale, Rusty Sabich, premier adjoint du procureur, est chargé de l'enquête sur le viol et le meurtre de Carolyn, une de ses plus proches collaboratrices. Mais quand on découvre qu'il a été son amant, il fait figure de coupable idéal. Il est aussitôt pris en chasse par le nouveau procureur Molto, pour un duel judiciaire sans merci.

Avis :

Au sein du bureau du Prosecuting attorney du comté de Kindle, l’ambiance est tendue : les élections approchent et la partie est loin d’être gagnée. A cette effervescence vient s’ajouter un sentiment d’horreur et d’incompréhension lorsque Carolyn, l’une des adjoints du procureur, est découverte assassinée. Le premier adjoint, Rusty Sabich, est chargé de l’enquête. Il est assisté par le détective Lipranzer et ils mettent à jour une vieille histoire sur laquelle Carolyn aurait enquêté de façon non officielle. Une affaire de corruption…


Parallèlement l’enquête officielle continue et met au jour les nombreux amants de Carolyn. Concerné au premier plan, Rusty préfère faire profil bas : lui-même a entretenu une liaison avec la défunte et il choisit de taire les faits. Lorsque une nouvelle équipe est mise en place suite aux élections, le nom de Rusty est mis en évidence et il est inculpé de meurtre…

Enquête policière relatée sous forme d’un procès, Présumé innocent présente le combat de Rusty Sabich et de ses avocats pour faire la lumière sur le meurtre de Carolyn Polhemus et établir son innocence. Une grande partie du roman est donc consacrée à une bataille juridique faite de témoignages, effets de manches, dépositions d’experts, coups tordus… La place laissée au droit pourrait faire craindre une lecture ennuyeuse et technique mais il n’en est rien. L’auteur réussit ici le tour de force de rendre ce roman captivant, agréable à suivre et, cerise sur le gâteau, ménage au lecteur une surprise de taille quant à l’identité du tueur…  Une intrigue bien menée dans une mise en scène originale !



Ce livre est ma quatorzième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

jeudi 21 juin 2012

Jake Ransom et le Sphinx Hurlant de James Rollins

Le résumé de l'éditeur :

En Egypte, la découverte d'une étrange momie affole les archéologues. Jake et Kady n'ont peur de rien ! Ils foncent entreprendre des fouilles. Mais le Roi Squelette leur a tendu un piège. Les voici précipités dans le monde des Tribus Perdues. Heureusement ils ne tardent pas à retrouver leurs inséparables complices Marika, Pindor et Bach'uuk.

Tous ensemble, les apprentis aventuriers devront déjouer les plans machiavéliques de leur ennemi, cette fois armé d'un talisman aux pouvoirs redoutables...


Avis :

En ce moment, Jake Ransom accumule les ennuis : salle d’entraînement détruite par un accident, tentative d’enlèvement, cambriolage de la maison familiale, … Rien ne semble épargner le jeune garçon qui commence à se poser des questions. Réflexion faite, ce serait la montre de son père qui serait la source de tous ces problèmes mais l’objet est en lieu sûr, dans une cachette connue uniquement de Jake et de Kady, sa sœur. Cette montre serait une clé mais quelle clé ? Une visite au musée d’histoire naturelle pourrait peut-être leur en apprendre davantage : Jake doit justement s’y rendre pour visiter, en primeur, une exposition sur l’Egypte. Sur place, le mystère s’épaissit : la momie qui intrigue tant les archéologues est rapidement identifiée par Jake. Difficile pour lui de ne pas reconnaître immédiatement un grakyl, issu de cette peuplade monstrueuse rencontrée dans ses précédentes aventures. Lorsque Jake s’approche de la momie, les événements se précipitent et le jeune garçon se retrouve parachuté, à travers le temps et l’espace, dans un endroit inconnu.


Voici donc Jake Ransom, aventurier en herbe plongé au milieu d’un paysage désertique, peuplé d’animaux hostiles. Il pourra compter sur l’aide de ses amis, Pindor, Marika et Bach’uuk, ainsi que de Kady : tous appartiennent à des peuples distincts et se retrouvent en Pangée. Ainsi Pindor descend d’une tribu romaine, Marika des Mayas et Bach’uuk des Néandertaliens. Grâce à une mystérieuse technologie, tous peuvent communiquer sans aucun problème. « Unis à vie » par un bracelet, dans leur précédente aventure, ils devront collaborer pour sortir indemnes des dangers que leur prépare le Roi Squelette, à la tête des Grakyls, et mener à bien une ancienne prophétie.

J’ai trouvé la trame de cette série jeunesse pour le moins originale et j’ai pris grand’ plaisir à parcourir ce roman. L’écriture est vivante, fluide, le récit est dense, mouvementé, au fil de l’action que vivent nos jeunes héros. L’auteur y mêle faits historiques et éléments de science-fiction, dans un ensemble très réussi. L’univers qu’il met en place est sans aucun doute intriguant, l’imaginaire se taille une belle place dans ce monde étrange. D’autres aventures de Jake Ransom et de ses amis se préparent ; pour moi, une affaire à suivre !






Ce livre est ma treizième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

mercredi 20 juin 2012

Magie Noire de John Case

Présentation de l'éditeur :

Reporter à la télévision, Alex Callahan, depuis peu séparé de sa femme, emmène ses fils jumeaux de six ans, dont il a la garde pour un mois, dans un parc d’attractions. Alors qu’ils assistent tous les trois à une joute de chevaliers, les enfants disparaissent. On fouille l’endroit et ses environs : aucune trace. Enlèvement ou crime de pervers ? En l’absence de demande de rançon la police penche pour la seconde hypothèse, la plus pessimiste… Après plusieurs semaines de vaines recherches, plus personne ne croit que Sean et Kevin sont encore en vie. Sauf leur père… qui refuse d’abandonner.

John Case a fait une entrée fracassante dans l’univers du thriller avec Genesis, qui a connu un succès retentissant. Il est, depuis, considéré comme une des valeurs les plus sûres du roman policier contemporain.

Avis :

Combiner vie de famille et vie professionnelle n’est pas toujours facile. Alex Callahan vient de l’apprendre en payant le prix fort : sa femme est partie en emmenant les enfants, Sean et Kevin, des jumeaux de six ans. A l’occasion des vacances, la garde est partagée et Alex a un mois pour s’habituer à la vie de père célibataire. Un week-end ensoleillé et voici l’occasion rêvée pour une sortie en famille : les enfants se réjouissent d’assister une Fête médiévale et la journée se déroule plutôt bien, même Alex semble y prendre plaisir. Tout bascule lors d’un tournoi de chevalerie : les enfants disparaissent durant le combat et Alex a beau fouiller tout le parc, il n’en trouve aucune trace. La police arrivée en renfort n’obtient pas davantage de résultats et déploie bien vite les grands moyens. Les jumeaux restent pourtant introuvables et l’espoir s’amenuise. Lorsque, le temps passant, on parle d'interrrompre l'enquête,  une seule option s'offre à Alex qui refuse de baisser les bras : tout abandonner pour se lancer seul, à la recherche de ses enfants.


Magie noire est un thriller efficace et prenant : l’intrigue est dense et tient le lecteur en haleine au fil des pages. Face à ce père meurtri, les pistes semblent multiples et éparses. Seule sa ténacité lui permettra de faire la part des choses et de mettre en évidence un fil rouge auquel personne n’avait prêté attention. Une quête qui lui fera voir du pays, le conduisant notamment à Las Vegas et en Louisiane. En regard de l’ensemble du récit, j’ai trouvé le dénouement un peu rapide, trop facile en quelque sorte. Ceci n’a pourtant pas gâché mon impression globale, plutôt bonne. En résumé : un suspense fort pour une lecture captivante.

 
 

Ce livre est ma douzième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

mardi 19 juin 2012

Swap Mettez de la couleur dans votre PAL :le swap violet



Pour clôturer en beauté son swap Mettez de la couleur dans votre PAL, Valérie a choisi de nous proposer une session violette. 

Cet ultime volet a été, une fois encore, l'occasion d'une agréable rencontre par blogs interposés : Mademoiselle Orchidée et moi étions réunies en binôme pour la dernière ligne droite. 


Un gros colis m'attendait à la poste et c'est une véritable marée violette qui m'a accueillie dès l'ouverture.  Comme vous pouvez le voir,  Mademoiselle Orchidée  avait fait les choses en grand !







  J'en ai eu la confirmation dès le déballage : quatre superbes livres, tous ou presque tirés de ma wishlist.  De bons moment en vue !

 Le Café de l'Excelsior de Philippe Claudel
Juliette de Anne-Marie Fortier
Le coeur cousu de Carole Martinez
Les étranges talents de Flavia de Luce d'Alan Bradley





Du chocolat à la lavande,
De délicieux bonbons à la myrtille,
Un très joli mug taille XL, comme je les aime,
Du thé rose et lavande,
Un marque-page violet très sympathique, déjà au travail,
Une carte bien originale, pile dans les tons,
Un carnet Thé des écrivains, une marque que j'ai découvert avec bonheur et beaucoup d'intérêt.


 Et cerise sur le gâteau, une superbe trousse homemade !  Je me réjouis de l'arrivée des vacances pour pouvoir la mettre à l'épreuve, j'adore le mélange et le jeu des couleurs.
 
J'ai été plus que gâtée par Mademoiselle Orchidée, un Noël un peu décalé en quelque sorte : un tout grand merci pour ce colis de folie, si personnalisé ! 


Tous mes remerciements également à Valérie  pour la mise sur pied et le sympathique suivi de ces swaps tout en couleur !

Les Colombes du Roi-Soleil, tome 01 : Les Comédiennes de Monsieur Racine de Anne-Marie Desplat-Duc

La note de l'éditeur :

Quatre jeunes filles, des Colombes du Roi-Soleil, rêvent d’aventure et de succès… 

Le célèbre Monsieur Racine écrit une pièce de théâtre pour les élèves de Madame de Maintenon, Les Colombes du Roi-Soleil. L’occasion idéale pour s’illustrer et, qui sait, être remarquée par le Roi. L’excitation est à son comble parmi les jeunes filles. Y aura-t-il un rôle pour chacune d’entre elles ?”



Avis :

A l’époque du Roi Soleil, quelques jeunes filles privilégiées vivent à Saint-Cyr, une école fondée par Madame de Maintenon. Souvent issues d’un milieu noble mais pauvre, elles y reçoivent une éducation irréprochable et seront dotées par le Roi. De loin en loin, elles ont la chance de recevoir la visite du souverain ou, encore plus rarement, de se rendre à Versailles. Pour être agréable à Louis XIV, Madame de Maintenon a d’ailleurs commandé à Monsieur Racine une pièce spécialement écrite pour ses élèves. L’occasion pour les jeunes filles de se produire devant la Cour, un petit événement au sein de la Maison Royale. Entre les auditions, les répétitions, les petits tracas de la vie quotidienne,… l’effervescence est à son comble parmi les Colombes du Roi. Et c’est sans compter les inévitables rencontres entre les actrices en herbe et leur public éphémère. De douces intrigues pourraient bien se nouer en coulisses…


Les Colombes du Roi Soleil nous invite à pénétrer au cœur de la très réputée école de Saint-Cyr, nous y ferons la rencontre d’Isabeau, Charlotte, Hortense, Louise et de leurs camarades. Des jeunes filles partagées entre la chance qui leur est donnée et leur envie de liberté, toutes ont des personnalités bien distinctes, des aspirations propres, habilement dépeintes par l’auteure. Ainsi, certaines ont laissé une famille aimante, d’autres sont contraintes à renier leur foi jugée hérétique.  L'occasion d'aborder des sujets historiques d'une manière détournée.

Ce roman nous présente donc la vie dans cette école de Saint Cyr, l’auteure nous en montre les règles et coutumes, la vie quotidienne des jeunes filles qui en font partie. En marge, elle évoque également la vie de la Cour sous le règne de Louis XIV, de manière ludique et plaisante. Un récit qui mêle donc fiction et réalité historiques, roman destiné aux plus jeunes lectrices et qui, par l’intermédiaire de leurs pairs, devrait fortement les intéresser. Un heureux et agréable mélange !




Ce livre est ma onzième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

lundi 18 juin 2012

Le Bouchon de cristal de Maurice Leblanc

Le résumé de l'éditeur :

Quel intérêt peut avoir ce bouchon de cristal que tant de gens veulent posséder par tous les moyens, y compris le meurtre ?


Le plus difficile dans une affaire, nous dit Arsène Lupin, souvent, ce n’est pas d’aboutir, c’est de débuter. En l’occurrence, par où débuter ? Quel chemin suivre ? Sans rien connaître, sans savoir quelle partie était jouée, quelles étaient les cartes et qui tenait l’enjeu, Arsène Lupin se jette au plus fort de la bataille. Mais l’adversaire se révèle très vite redoutable et Lupin est plusieurs fois renvoyé à la case départ. Le jeu sera impitoyable, le suspense poignant.

Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, l’éternel séducteur, l’insolent, réussira-t-il à déjouer les forces du mal et de la haine ?

Avis :

Un cambriolage préparé dans la précipitation par ses complices Gilbert et Vaucheray, voici qui n’est pas trop au goût d’Arsène Lupin… Surtout que les deux acolytes ne paraissent pas très nets et semblent comploter. Il n’en faut pas plus pour mettre la puce à l’oreille de Lupin mais cela ne suffira pas à empêcher que ce vol ne se solde par un meurtre, ce qui n’est pas du tout dans ses habitudes ! Contraint d’abandonner ses complices aux mains de la police, Arsène Lupin fait la promesse de les sauver de l’échafaud et se lance sur la piste du bouchon de cristal, l’objet qui fait l’objet de toutes les convoitises et semble attiser bien des passions. Notre héros fonce tête baissée, sans savoir qu’il aura affaire à forte partie…


Revoici donc le célèbre gentleman-cambrioleur au sommet de son art : déguisements, évasions rocambolesques, reparties insolentes, prises de risques insensées, … Autant d’atouts qui seront bien nécessaires à Lupin pour affronter le député Daubrecq et élucider le mystère du bouchon de cristal. L’ennemi est tenace, coriace, le lecteur en vient même à redouter un échec de son héros.

Les rebondissements s’enchaînent, les pistes se multiplient et l’aventure est passionnante. Malmené, partant quasiment perdant, Arsène Lupin a-t-il trouvé son maître et devra-t-il s’avouer, une fois n’est pas coutume, vaincu ? Un suspense total et un récit captivant que je ne peux que vous inviter à découvrir, ne serait-ce que pour le charme du héros qui n'a pas pris une ride !  Son sens de la mise en scène, sa ruse et son bagout assurent le plaisir de la lecture et donne un petit plus à ce roman d'aventures intemporel.



Ce livre est ma dixième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

vendredi 15 juin 2012

Le Magasin des suicides de Jean Teulé

La note de l'éditeur :

Vous avez raté votre vie ?


Avec nous, vous réussirez votre mort !

Imaginez un magasin ou l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable ou surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...


Avis :

Depuis des générations, les Tuvache sont commerçants. De père en fils, ils se transmettent leur magasin d’articles pour suicide. De nos jours, sous la houlette de Lucrèce et Mishima, le commerce est prospère et la relève semble assurée : Vincent, l’aîné des enfants, souffre de maux de tête chroniques terribles, Marilyn la cadette se sent laide et inutile. Tout se complique lorsqu’on évoque Alan, le petit dernier. Car Alan rayonne de bonheur : depuis son plus jeune âge, il voit la vie en rose et entend faire partager son enthousiasme à son entourage. Il chante, rit, apprécie la bonne cuisine, se réjouit du mauvais temps… Mauvais pour le petit commerce tout ça ! Surtout qu’Alan n’hésite pas à saboter les articles en rayon. Entre la joie de vivre et le sens des affaires, une curieuse partie de bras de fer s’engage…


Voilà le décor est planté : bienvenue dans la famille Tuvache, une famille où l’on fête les anniversaires par « ça te fait un an de moins à vivre » et où l’on prend congé en souhaitant « adieu »! Dans ce roman pour le moins original, Jean Teulé nous brosse le portrait d’une famille hors du commun, tout en cynisme et en désespoir. Paradoxalement, il nous offre ainsi une histoire gaie et touchante. Maniant de main de maître l’humour noir, l’auteur joue sur les mots, truffe son récit de références célèbres, lâche la bride à son imagination sur les mille et une façons de mettre fin à ses jours, … L’ensemble est drôle, savoureux et donne le sourire à partir d’un sujet tragique. Pour conclure : un agréable moment de lecture et un ouvrage à conseiller !

jeudi 14 juin 2012

La commissaire n'a point l'esprit club de Georges Flipo

La présentation de l'éditeur :

«Attendez, brigadier, vous êtes en train de me dire que vous avez tous passé la soirée du 14 juillet à danser autour du cadavre pendu, en tapant dessus à coups de bâton?»


On vient d'assassiner d'horrible façon le chef d'un club de vacances sur l'île de Rhodes. Chargée de l'enquête, la commissaire Vivianne Lancier doit jongler avec une cocaïnomane noyée, un chat empaillé, un jardinier décapité... sans compter la mauvaise volonté des témoins, la chaleur écrasante et le buffet des desserts, presque aussi tentant que le physique d'Apollon de son lieutenant.

Avis :

Lorsque le chef du club de vacances "L’esprit Club" de Rhodes est découvert assassiné, le crime est rapidement présenté comme un suicide et l’affaire étouffée. Pas question de meurtre qui ferait fuir les clients ! Le président de la société, frère d’un ancien ministre, fait rapidement jouer ses relations et voilà la commissaire Viviane Lancier dépêchée sur place afin de trouver le coupable sans faire de vagues. A son grand désarroi, le lieutenant Monot, son petit protégé, est devenu la coqueluche des médias français et elle doit faire équipe avec un inconnu, un bellâtre répondant au nom de Willy Cruyff.


Sur place, mobiles et coupables potentiels semblent nombreux. L’enquête s’annonce difficile et l’ambiance du club ne semble pas tout à fait au goût de la commissaire, au contraire de son athlétique lieutenant. De quoi corser encore un peu cette curieuse affaire !

Soleil, piscine, vacanciers euphoriques, bikini, … La commissaire Lancier est mal en point dans ce club de vacances ! Elle aurait tant aimé partager cette enquête avec le lieutenant Monot, son imagination s’était emballée et la voilà flanquée du lieutenant Cruyff, un athlète de la Police… Pire encore, il a si bon cœur et s’intègre parfaitement au club ! Une raison de plus pour l’irascible commissaire de lui mener la vie dure…

Le ton est donné : le mot est vif, tranchant, humoristique ! Les personnages, policiers et seconds rôles, sont criants de réalisme : leurs petits travers sont disséqués sous la plume caustique de l’auteur et prêtent à rire. Ces vacances ont, finalement, un petit côté effrayant, cumulant promiscuité, aquagym, étalage de corps et karaoké.

Dans l’ambiance dorée et artificielle du club, les pistes se succèdent, les rebondissements viennent surprendre le lecteur, entretenir le suspense. D’un bout à l’autre du roman, l’intrigue reste dense et le lecteur s’interroge, tout en s’amusant. Humour et enquête policière, un mélange qui m’a beaucoup plu et que je ne peux que vous encourager à découvrir.


mercredi 13 juin 2012

Deux filles sur le toit de Alice Kuipers

Quatrième de couverture :

“Je fixe les mots noirs comme des petites araignées, les regarde tisser leur toile. Il y a quelque chose de plaisant à remplir une page blanche, même si je n’avouerai jamais cela à Lynda. Ce cahier vierge, elle me l’a donné quand je suis allée la voir mardi.


– Ecrire dans ce cahier t’aidera à te souvenir.

– Et si je n’en ai pas envie ?

– Tu devrais, à mon avis.

– Ca ne changera rien.

– Faudrait peut-être que tu essaies.

J’ai levé les yeux au ciel.”
 
Avis :

Face à son cahier, Sophie se livre, elle tente de renaître et de se raccrocher à la vie. Ces derniers mois ont été tragiques pour elle et peu à peu, au fil de ses confidences, le lecteur découvre toute son histoire. Dans la douleur et la culpabilité... Face à, ou peut-être contre, sa mère, au milieu de ses amies, en classe, chez sa psy, … Pour Sophie, la route vers la guérison est longue et pénible. Elle se croit bizarre, refuse d’écouter les appels à l’aide de son corps, de se confier. A cette souffrance première, viennent se greffer les tourments « classiques » de l’adolescence : amitié, amour, révolte, boulimie, … Ceux du quotidien qui ne se laisse pas oublier et invite à tourner la page.


Dans son approche de ce drame, l’auteur a choisi de nous présenter les relations entre Sophie et sa mère. Face à la douleur, chacune réagit à sa manière que l’autre ne comprend pas forcément. Le retour à la vie n’en est que plus difficile. Sophie choisit la colère, sa mère s’effondre et se perd en elle-même. Entre les deux, la cohabitation est complexe, la communication rare…

Même si le sujet pourrait s’y prêter, le roman ne tombe pas dans le sensationnel, ni la polémique ; l’auteur a choisi la voie de l’émotion, de la sensibilité et nous livre, à travers les mots de Sophie, un récit poignant et lumineux. Une lecture émouvante !

 
 
 
Ce livre est ma neuvième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.










Challenge A vos nombres : 2/10

mardi 12 juin 2012

Reckless : Tome 1 - Le sortilège de pierre de Cornelia Funke

La note de l'éditeur :

En découvrant un monde extraordinaire derrière le miroir de leur appartement new-yorkais, Jacob Reckless pensait avoir trouvé la liberté. Mais cet univers fascinant est aussi dangereux et, un jour, Will, son jeune frère, déjoue la vigilance de Jacob et le suit à travers le miroir. Victime d'un maléfice, il se transforme en monstre, brisant ainsi le cœur de celle qu'il aime... Reckless n'a que deux jours pour le sauver!




Avis :

Perdu par la disparition de son père, le jeune Jacob a l’habitude de se rendre dans son bureau en pleine nuit, bravant les interdits de sa mère. Il y cherche des explications, des réponses aux questions qu’il ne peut poser. Une nuit, il y découvre, à travers un miroir, une porte vers un autre monde, sombre et mystérieux…


Douze ans plus tard, Jacob a pris l’habitude de visiter ce monde, de l’autre côté du miroir, il y a passé beaucoup de temps et s’y est construit une existence, y nouant des relations, des amitiés. Il y est découvreur d’objets magiques, aux pouvoirs fantastiques. Parmi ses clients, Thérèse d’Austria, l’impératrice. Sa nation est en guerre contre les Goyls, un peuple à la peau de pierre.

Lors du dernier voyage de Jacob, son jeune frère Will l’a suivi, à son insu et a été blessé par un Goyl. Peu à peu, sa peau se transforme en pierre. Pour Jacob, le temps presse pour sauver son frère et il se lance dans une quête éperdue.

Cornelia Funke met ici en place un univers fantastique, magique et sombre. Le lecteur y retrouve des éléments des contes de fées classiques dans un monde en guerre. Deux nations s’opposent cruellement et bien involontairement, Jacob va se retrouver mêlé à ce conflit qui le dépasse. Héros sombre, taciturne, en proie au doute, il fera tout pour sauver son jeune frère et l’éloigner de ce monde qui lui est néfaste. Dans sa quête, il est épaulé par deux personnages féminins : Fox, une vieille amie, mi-renarde, mi-humaine et Clara, la fiancée de Will qui décide de franchir le miroir pour venir à son secours. Des héros touchants par leurs faiblesses, leur capacité à trembler, à hésiter, dans un décor ténébreux et complexe. Une quête passionnante et dépaysante. Si ce premier tome se suffit à lui-même, certains éléments du récit annoncent néanmoins la venue d’une suite, excellente nouvelle !

A souligner pour terminer : ce livre, en tant qu’objet est superbe ; une couverture tout en relief, sobre et délicatement illuminée de touches de couleur. De chapitres en chapitres, des illustrations de l’auteur mettent le texte en lumière et attise l’imagination du lecteur.



Ce livre est ma huitième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

vendredi 8 juin 2012

Tarte aux pommes à la crème

  
La fin d'année scolaire approche à grands pas et certains cours sont déjà terminés pour moi.  J'ai donc de plus grandes disponibillités, ce qui est très pratique pour soutenir les enfants en examen mais aussi pour cuisiner.  Ma manière de souffler et de libérer la pression de toute une année.  

Je me suis donc lancée dans une tarte aux pommes et pour ce faire, j'ai ressorti le livre Cuisine traditionnelle en Hainaut. Il s'agit d'un ouvrage que j'ai depuis des années et qui reprend de nombreuses recettes du terroir.  J'ai l'habitude d'utiliser cette recette de tarte aux pommes à la crème (qui me plaît beaucoup car elle marie tarte au sucre et tarte aux pommes) et je n'y ai jamais prêté vraiment attention jusqu'au moment où j'ai décidé de la partager avec vous, dans le cadre du challenge Les livres gourmands de Syl

L'auteur mentionne que cette recette vient de Mr Boschman du restaurant Le Grand Ryeu, un établissement très renommé ici.  Le piquant de l'histoire, c'est que ce nom dirait peut-être quelque chose à Syl, notre gentille organisatrice...  En effet, la cuisine est une affaire de famille dans la famille Boschman et si Alain officie avec brio aux fourneaux du Grand Ryeu, Eric, lui, est une figure célèbre des médias, connu pour ses avis éclairés en matière de gastronomie, de vins et pour son franc parler.  Il est, entre autres, l'auteur du Goût des Belges !  Un ouvrage que j'ai envoyé, dans un lointain passé, à Syl, histoire de lui donner envie de découvrir notre petit pays...  La boucle est bouclée et je vous livre, enfin direz-vous, la fameuse recette !

Ingrédients :

pâte feuilletée - 4 belles pommes à chair ferme - 2 oeufs entiers - 1 jaune d'oeuf - crème fraîche - 125 g de sucre fin ou de cassonade blonde - cannelle

Préparation :

Garnir le moule de pâte feuilletée.  Couvrir des pommes coupées en 8 morceaux et mettre au four à 200° pendant 5 minutes.

Couvrir ensuite d'un mélange fait des oeufs (les entiers et le jaune), de 2 cuillères à soupe de crème fraîche, du sucre choisi et d'une pincée de cannelle.

Remettre au four maintenu à 200° pendant 15 à 20 minutes.

Démouler à chaud et servir tiède ou refroidie sans passer au frigo.



En vous souhaitant une excellente dégustation !  Ici, tout le monde y a trouvé son compte...

Le chat qui voyait rouge de Lilian Jackson Braun

La présentation de l'éditeur :

Etre responsable d'une nouvelle rubrique culinaire et suivre à la lettre un régime drastique relève presque de l'impossible pour le journaliste Jim Qwilleran ! En proie aux pires frustrations, il s'installe dans une atypique pension d'artistes gastronomes, où il retrouve par hasard son amour de jeunesse. Mais peu après, l'adorable Joy disparaît sans laisser de traces... Jim et ses félins semblent être les seuls à avoir entendu un cri cette nuit-là. Et à trouver étrange que l'atelier de poterie où Joy exerçait ses talents soit si bien gardé...

Avis :

Le chat qui voyait rouge est tiré de la série “Le chat qui...” créée par Lilian Jackson Braun. Elle y met en scène un journaliste Jim Qwilleran, employé au Daily Fluxion, et ses deux chats, Koko et Yum Yum. Chaque tome voit son héros involontairement impliqué dans une intrigue policière qu’il élucidera avec l’aide de ses chats détectives.



Dans ce quatrième tome, qui n'est paru qu'après une longue interruption, Jim Qwilleran doit faire face à des problèmes de poids. Mis au régime par son médecin, il est plein de bonnes résolutions mais se voit, dès son premier jour de diète, confier une chronique gastronomique. Le voilà chargé de visiter les hauts lieux de la bonne cuisine et d’en donner écho dans son journal, un comble !


Sa première tâche sera de goûter la cuisine de Robert Maus, attorney et fin gourmet à ses heures perdues : il se rend dans sa résidence de River Road et, dans un climat un peu bohème, y découvre une étrange pension de famille, fréquentée de personnages d’horizons plutôt éloignés. Parmi les hôtes, Joy, son amour de jeunesse, aujourd’hui mariée et, à première vue, malheureuse en ménage.


Séduit par les lieux et la formule d’hébergement proposée, Jim Qwilleran emménage aussitôt à Maus Haus mais sent planer sur la maison un climat tendu. Les lieux semblent avoir abriter quelques drames et l’atmosphère s’en ressent. Lorsque quelques jours plus tard, Joy disparaît après une scène de ménage, Jim s’inquiète et commence à mener son enquête, assisté en coulisses par Koko et Yum Yum.

Ce roman m’a été offert et je dois bien avouer que de moi-même, je ne l’aurais sans doute pas acheté. Néanmoins, attirée par l’aspect policier et par la caution de la collection 10/18, j’ai décidé de passer outre mon impression première et de me lancer dans cette lecture. Dès les premières pages pourtant, j’ai senti que je n’étais pas dans mon élément : j’ai trouvé que le texte datait et que cela était fortement perceptible. A titre d’exemple, un des éléments qui me motivaient était l’aspect culinaire annoncé. Pourtant lors des nombreuses dégustations, les plats m’ont semblé démodés et finalement bien peu attirants.


Un autre aspect qui m’a rebutée est l’apparente désinvolture des protagonistes au cours de leur enquête : une personne disparaît, une seconde suit et personne n’appelle la police... Autant d’éléments, au même titre que le déménagement éclair du journaliste, qui m’ont paru bien invraisemblables et m’ont déplu. Enfin, je dois bien confesser n’avoir pas été sensible au charme des siamois, ni à leurs capacités hors du commun. Tout cela m’a semblé un peu tiré par les cheveux. Je suis ainsi restée en dehors de l’histoire, n’y trouvant aucun attrait, ni suspense. Je pense néanmoins que les amis de la gent féline pourraient y trouver leur bonheur, la preuve en étant le succès de cette série qui compte une trentaine de volumes.

Ce livre est ma septième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

jeudi 7 juin 2012

Les fleurs brûlées de Nadine Monfils

La présentation de l'éditeur :

Paris, XVIIe siècle. Marie-Madeleine s'efforce d'oublier les crimes de sa mère, la marquise de Brinvilliers, célèbre empoisonneuse... Jusqu'au jour où elle reçoit un colis contenant un rat mort. Qui peut bien savoir qui elle est et chercher ainsi à lui nuire ?

Avis :

Paris 1670, l’Affaire des Poisons agite la cour du roi Louis XIV. Pour Marie-Madeleine, les échos de ces tristes événements résonnent d’une tout autre voix que pour le peuple, que cette histoire passionne. Marie-Madeleine est en fait la fille de la Brinvilliers, une des figures au centre de l’enquête. Reconnue coupable de nombreux assassinats, elle a été décapitée et brûlée.

Cachée sous un faux nom, dans un logement modeste, loin de l’agitation de la ville, la jeune fille se remémore ses jeunes années et tente de cerner la personnalité de sa mère. Elle se sent coupable de l’avoir aimée, sans savoir qui elle était vraiment et cherche à tourner la page.

Elle vit assistée d’une servante, Jeanne, une femme simple et optimiste qui ignore tout de la vie passée de sa maîtresse. Alors que Marie-Madeleine se croit oubliée de tous et reprend peu à peu goût à l’existence, un mystérieux colis lui est envoyé : il contient un rat mort. Une figure sortie tout droit du passé semble avoir retrouvé sa trace et entend bien lui faire payer les crimes de sa mère…


Le récit de Nadine Monfils combine les interrogations de Marie-Madeleine, ses souffrances et une enquête policière. De ces deux aspects, ce sont les sombres pensées de la jeune fille qui prennent le pas sur le volet policier et nous livre les tourments de la jeune fille. Difficile d’envisager l’avenir et de se reconstruire avec un passif si lourd !

La rencontre entre Marie-Madeleine et Jeanne est très enrichissante : on y voit les différences entre la noblesse, gâtée et oisive, et le petit peuple, celui de la Cour des Miracles, des petits métiers, des foires… Une confrontation intéressante qui trouve également écho dans les façons de penser, d’envisager l’existence des deux femmes.

Un petit roman très plaisant, qui mêle l’Histoire et la fiction, en l’occurrence l’intrigue des menaces visant l’héroïne. Quelques notes en fin d’ouvrage permettent de découvrir l’Affaire de Poisons et ses protagonistes et de faire ainsi la part du vrai et du faux. Une manière très plaisante d’intéresser les plus jeunes à l’Histoire et de leur en présenter une époque et ses différents aspects.





Ce livre est ma sixième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

mercredi 6 juin 2012

Percy Jackson, tome 1 : Le Voleur de foudre de Rick Riordan

Le résumé de l'éditeur :

Etre un demi-dieu, ça peut être mortel...

Percy Jackson n'est pas un lycéen comme les autres. Sa prof d'histoire est en fait un monstre mythologique ! Et les dieux du mont Olympe entrent dans sa vie, ici et maintenant, en plein New York. Ils l'accusent d'avoir volé l'éclair de Zeus. Dans cette succession de catastrophes, une seule bonne nouvelle : Percy se découvre peu à peu des pouvoirs extraordinaires...



Avis :

Depuis son plus jeune âge, Percy Jackson accumule catastrophes et mauvaises notes. Etiqueté enfant à problèmes, il est traîné d’une école à l’autre et s’y ennuie royalement. Seul le cours de latin semble trouver grâce à ses yeux mais il faut bien dire que le prof a quelques atouts dans sa manche. Tels que l’organisation de tournois, une collection d’armes et armures romaines… Lorsque l’histoire débute, Percy et sa classe sont en route pour le Musée des Beaux Arts, département des antiquités grecques et romaines, une journée a priori sans histoires. Pourtant rien ne semble simple dans la vie de Percy Jackson et les vacances tout proches pourraient bien se révéler décisives pour l’avenir du jeune garçon.



Avec ce premier tome des aventures de Percy Jackson, Rick Riordan nous propose un cocktail d’action, d’humour et de mythologie grecque. Le tout se lit facilement, rapidement. Le résultat est assez réussi et emballe le lecteur : il est plaisant de suivre les péripéties de Percy, cet adolescent qui se découvre une ascendance mythique. Tout à coup, tous ses problèmes s’expliquent : dyslexie, manque de concentration, … ne sont finalement que les manifestations d’une adaptation difficile au monde des humains.


Aidé de ses amis Glover et Annabeth, il partira dans une quête qui lui fera traverser les Etats Unis et rencontrer quelques figures mythologiques dans leur version moderne. Un récit drôle et captivant qui devrait plaire aux plus jeunes.

Si certains ont mis en avant une ressemblance avec les aventures d’un célèbre sorcier qui découvre lui aussi une destinée hors du commun et forme, avec ses amis, un trio devenu légendaire, j’ai, pour ma part, eu une impression de déjà lu un peu différente. C’est avec La pyramide rouge du même auteur, lu il y a quelques temps, que je serais tentée de dresser quelques parallèles, notamment cette traversée du continent américain, avant une échéance fatidique, les divinités (égyptiennes cette fois) intégrées dans notre monde actuel…


Néanmoins, en grande fan de la mythologie, j'ai apprécié dans l'ensemble cette lecture et, ma curiosité attisée, je pense en lire volontiers la suite très prochainement.


Ce livre est ma cinquième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

Scones

Impossible de participer au challenge Les livres gourmands de Syl sans vous livrer une recette tirée de mon livre de cuisine favori, Crèmes et châtiments...  Je lui avais déjà consacré un billet et j'ai donc décidé de le mettre une nouvelle fois à l'honneur.

La recette choisie : des scones...

Ingrédients pour une dizaine de scones :

300 g de farine - 150 g de beurre - 100 g de sucre - 20 cl de lait - 2 oeufs - 1 sachet de levure - 1 pincée de sel

Préparation :


Préchauffez votre four à 240 °C (th.8) et mettez-y votre beurre à fondre.

Dans une terrine, mélangez bien la farine, la levure et le sel.

Ajoutez le beurre fondu, le lait, le sucre et les oeufs un par un en mélangeant délicatement à chaque étape. Si vous avez du temps devant vous, vous pouvez séparer les jaunes des blancs et battre les blancs en neige avant de les incorporer à la pâte, ce qui rendra votre préparation plus mousseuse.  Mais ce n'est pas indispensable.

Pétrissez la pâte, puis laissez-la reposer pendant que vous beurrez les moules et les farinez. 

Garnissez les moules aux trois quarts, puis disposez-les sur une plaque à pâtisserie.

Faites cuire environ 20 minutes, en baissant la température à 200° C (th.6/7) à mi-cuisson, dès que vous constaterez que les scones ont monté.

Laissez refoidir sur une grille avant de les démouler, et de les servir tièdes, accompagnés de crème chantilly et de gelée de groseilles (ou de crème du Devon, si vous avez la chance d'être allée récemment dans la patrie de dame Christie).


Tout le monde a apprécié, avec ou sans confiture : mon fils a dégusté, à peine les scones sortis du four, juste avant de retourner à l'école.  Inutile de dire qu'il a récidivé dès son retour, une heure plus tard et ensuite au retour de ses soeurs ...  Les filles se sont amusées en prenant les photos, elles vous livrent le verdict en image !




mardi 5 juin 2012

Pour un garçon de Nick Hornby

La note de l'éditeur :

Pour un petit Londonien de douze ans, que sa mère, baba cool divorcée et dépressive, affuble de grosses lunettes et de mocassins ringards, et à qui elle inculque des théories aussi psychorigides qu'improbables à propos de l'existence, la vie n'est pas facile.

Pour un célibataire londonien de trente-six ans, riche, oisif, mais qui a de plus en plus de mal à dénicher des compagnes bien roulées, indulgentes et disponibles, la vie n'est pas facile non plus.

Quand le gamin et le célibataire se rencontrent dans un club pour femmes seules où le célibataire s'est indûment introduit, les choses deviennent de plus en plus compliquées. Nick Hornby en dit beaucoup, en riant, sur la triste condition des mâles célibataires de tous âges, dans les tristes temps que nous vivons.

Avis :

Pour un garçon traînait depuis quelques temps déjà dans ma PAL.  Déniché en bouquinerie pour moins que deux fois rien, c’était pour moi l’occasion de découvrir un auteur dont j’avais beaucoup entendu parler.    De ce roman qui nous conte la rencontre improbable entre Marcus et Will, je ne connaissais que le film mettant en scène Hugh Grant et Nicholas Hoult, un film que j’avais beaucoup apprécié.  Une bonne raison supplémentaire d’enfin ouvrir ce livre…
Marcus est un jeune garçon de douze ans qui vient d’emménager à Londres.  Il est élevé par une mère baba cool, dépressive, qui rejette en bloc les baskets, la viande, la mode, les chanteurs du moment, …   Ajoutez à cela le fait qu’il prenne tout pour argent comptant et ne comprenne pas la plaisanterie et vous aurez une idée des difficultés que Marcus éprouve à se faire des amis.  Dans son nouveau lycée, il serait même plutôt la tête de turc idéale…
Autre pilier de cette histoire, Will, un séduisant trentenaire, sans attache, ni responsabilité.  Il y a des années, son père a écrit une chanson de Noël qui a fait un malheur, « Le chouette traîneau du Père Noël », reprise par les plus grands noms de la chanson et voilà la fortune de Will assurée sans trop de souci.  De quoi se couler une existence de rêve, un brin égoïste !
Depuis peu, Will a découvert combien il était agréable et facile d’entretenir une relation avec une mère célibataire et il est donc à la recherche de nouvelles conquêtes.  Pour rencontrer ses « proies », il participe à des réunions pour parents célibataires, s’étant au préalable inventé un fils de deux ans, Ned.  Au cours d’une sortie au parc, il fait la connaissance de Marcus et se trouve, à son corps défendant, impliqué dans la vie de ce  jeune garçon un peu atypique.
Dans cette comédie émouvante où se mêlent de manière anarchique un canard mort, Kurt Cobain, des baskets Adidas, un siège auto pour enfants, …, Nick Hornby nous parle de solitude et de singularité.  Ces thèmes sérieux et pesants sont abordés avec humour et cynisme au travers des propos et des pérégrinations de ces deux personnages que rien n’aurait pu rapprocher et qui vont pourtant s’apprivoiser et devenir mutuellement indispensable l'un à l’autre.  Une histoire drôle et touchante d’amitié et d’humanité et un auteur dont je lirai avec plaisir d’autres titres.



Ce livre est ma quatrième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

lundi 4 juin 2012

À genoux de Michael Connelly

Le résumé de l'éditeur :

Deux balles dans la nuque : le Dr Stanley Kent a été exécuté. Sur les lieux du crime, Harry Bosch fait face aux fédéraux. Kent transportait du césium, une matière radioactive, et le FBI défend obstinément la thèse du complot terroriste. Dans le Los Angeles paranoïaque de l’après 11 septembre, Harry ne dispose que de quelques heures pour confondre les vrais coupables.

Avis :

Au beau milieu de la nuit, assis dans le noir, Harry Bosch écoute du jazz… Sa façon tout personnelle d’attendre le coup de fil qui l’enverra vers une nouvelle enquête. Lorsque le téléphone sonne, son interlocuteur est son nouveau patron, Larry Gandle de la section Homicide Special. Un crime réclame sa présence au belvédère de Mulholland, le docteur Stanley Kent y a été abattu de deux belles dans la nuque. La victime ayant accès à des matières radioactives, le FBI débarque très vite sur les lieux et l’enquête s’oriente vers la piste du terrorisme. Tous les indices semblent confirmer cette hypothèse : le docteur Kent a été victime de chantage juste avant sa mort et une quantité importante de césium a disparu. Rapidement l’appareil judiciaire s’emballe et les milieux islamistes sont soupçonnés. Pourtant, Bosch préfère se concentrer sur le meurtre…


Une intrigue captivante, mêlant terrorisme et assassinat, des rivalités entre départements de la police, une cohabitation tout récente entre Harry Bosch et son nouveau coéquipier, … autant d’ingrédients pour assurer le succès de cette aventure. D’autant que l’inspecteur préféré de Michael Connelly est en grande forme, pareil à lui-même : teigneux, indiscipliné, tenace, … Nouvelle fonction, nouveau coéquipier mais son flair reste intact et son opiniâtreté reste légendaire. A signaler, une petite particularité de mon édition chez Points, deux fins sont proposées par l'auteur, de quoi combler toutes les attentes ?  En conclusion : un suspense efficace pour une lecture aisée et agréable !


Ce livre est ma troisième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

dimanche 3 juin 2012

No et moi de Delphine de Vigan

Le résumé de l'éditeur :

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.


Mais nul n’est à l’abri...


Avis :

Lou ne peut s’arrêter de penser : impossible pour elle de faire le vide dans son esprit. D’ailleurs penser à arrêter de penser, c’est déjà penser… A treize ans, elle a déjà sauté deux classes et reste pourtant meilleure élève, surnommée Le cerveau par ses camarades. A la maison, l’atmosphère est pesante : sa mère est perdue en elle-même depuis des années et son père tente de faire front tant bien que mal.

Lorsqu’un exposé est annoncé pour le cours de sciences économiques et sociales, Lou panique : elle déteste prendre la parole en public. Curieuse de tout et concernée par le monde qui l’entoure, Lou choisit de s’intéresser aux sans-abri et de faire l’interview de No, une jeune fille rencontrée à la gare d’Austerlitz. Entre Lou et No, le courant passe bien et une fois l’exposé présenté, Lou se demande si elle ne pourrait pas faire davantage pour No…


Lou est au centre de cette histoire, elle en est la narratrice et pose un regard particulier sur le monde : à la fois enfantin mais également très mûr ! Rien n’échappe à sa sagacité : sa famille, ses camarades de classe, le quotidien,… A tout moment, elle examine, elle dissèque. Son caractère est fragile et dur, tout en même temps. Elle cache en elle une profonde blessure mais choisit de s’intéresser aux autres. Objet de toute l’attention de Lou, No vit dans la rue, elle se livre peu et dévoile difficilement son parcours. Personnage meurtri, elle se laisse apprivoiser mais reste profondément rebelle. A leurs côtés, Lucas incarne la réalité de tous les jours, il ramène Lou aux préoccupations de son âge et tente de l’aider de son mieux.

Un trio touchant, mis en scène autour d’un sujet dur et fort : un roman empreint d’émotions qui nous remémore la triste réalité des choses et nous propose de voir la vie à la manière de Lou, en utopiste !





Ce livre est ma deuxième lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.

samedi 2 juin 2012

Plus un mot de E.L. Konigsburg

Présentation de l'éditeur :

Quand Branwell s'est enfin décidé à rompre le silence, évidemment j'étais là. J'ai été le premier à réentendre sa voix. Si c'est à moi qu'il a parlé, c'est parce que j'ai toujours cru en lui. Toujours su qu'il n'avait pas fait de mal au bébé. Mais avant de vous révéler ses premières paroles, laissez-moi vous raconter tout ce que j'ai entendu pendant qu'il ne disait rien. Branwell refuse de parier depuis que sa petite soeur est tombée dans le coma, à la suite d'une chute inexpliquée. Connor, son meilleur ami, enquête.




Avis :  
 
Connor et Branwell sont amis depuis la crèche. Si bon nombre de choses les séparent, tous deux vivent le quotidien des familles recomposées et se comprennent à merveille. En ce moment, Bran traverse une mauvaise passe : il est placé en centre éducatif fermé et ne parle plus. Sa petite sœur Nikki est dans le coma et le jeune garçon en serait responsable. Depuis l’accident, Bran n’a plus prononcé un mot et son ami Connor est bien décidé à lui faire retrouver l’usage de la parole et à élucider les circonstances du drame. Il lui faudra beaucoup d’ingéniosité pour passer outre le mutisme de son ami et mener son enquête, l’occasion de prouver son indéfectible amitié.


Seul à pouvoir comprendre Branwell et à se mettre à sa place, Connor fera la lumière sur cette triste affaire. A ses côtés, Margaret, sa demi-sœur, le seconde du mieux qu’elle peut : elle a vécu le divorce de ses parents, le remariage de son père et la naissance d’un demi-frère. Elle se revoit donc à la place de Branwell et fait tout ce qu’elle peut pour l’aider. Les personnages créés par E.L. Konigsburg sont simples, ordinaires, abordables et hautement sympathiques, ils nous semblent d’autant plus familiers et admirables.

Dans ce roman jeunesse légèrement teinté de récit policier, l’auteur remonte le temps et nous relate les visites de Connor à Branwell. Au travers des investigations de Connor, sur base des indications que lui livre son ami, l’auteur aborde le sujet de la maltraitance et de la communication au sein de la famille. Thème rendu d’autant plus douloureux qu’il s’agit ici de familles recomposées et où de nombreux non-dits empoisonnent les relations familiales. Malgré le sérieux des sujets exposés, le propos reste léger grâce à l’optimisme de Connor et à la confiance sans faille qu’il place en son ami. Pour conclure, un roman qui se dévore tout seul et une très agréable lecture sur un problème douloureux.



Ce livre est ma première lecture pour le Challenge  Pal Express organisé par Miss Bouquinaix.