"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 31 janvier 2012

A comme Association : Ce qui dort dans la nuit d'Erik L'Homme


Lecture commune avec Syl

La note de l'éditeur :

Lorsque Jasper se décide enfin à revenir à l'Association, il trouve porte close. Entre de faux Agents qui traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro et de vrais vampires qui organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue, il n'a pas le temps de s'étonner. Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d'Ombe qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper mène l'enquête… …Ignorant que Walter a disparu et que Mademoiselle Rose passe son temps à discuter avec un miroir, accroché dans sa cuisine ! Jasper sauve la vie de l'Agent stagiaire Nina et remonte avec elle la piste de l'étrange sorcier. Une piste semée de cadavres. Mais qui, du sorcier qui a pris Walter en chasse ou de la troublante Nina, risque le plus de causer sa perte ?



Avis :

Il est temps pour Jasper de faire son rapport sur l’évasion qui a suivi son accident ! Pourtant lorsqu’il s’y présente, les locaux de l’association sont désespérément vides… Désorienté, Jasper décide de surveiller les lieux et un peu en désespoir de cause, pour tuer le temps, emboîte le pas de trois agents qui suivent eux-mêmes un étrange petit homme. Dans le métro, Jasper est témoin de la confrontation des agents et de ce mystérieux personnage qui se défend à l’aide d’un tambour… Un sorcier redoutable ! Lorsqu’un vampire s’en mêle, l’apprenti agent choisit de pister ce duo inattendu, en route vers la banlieue. Surtout que le vampire est chargé d’un colis assez précieux…

Pendant ce temps, Mademoiselle Rose a réintégré les locaux de l’Association, elle y a fort à faire pour gérer les agents en mission, juguler la disparition du Sphinx, appliquer les étranges consignes de son supérieur, … Elle se confie à un miroir et semble bien déboussolée tandis que Walter se cache, terrorisé et qu’Ombe veille sur Jasper, en résonnant dans sa tête ! A l’association, les temps sont durs !

C’est assurément la déroute au sein de l’association : Mademoiselle Rose doit assumer toutes les tâches et les responsables ont disparu, voire pire… Les suspects sont légion et les pistes se multiplient également. Après, les vampires, les garous, les trolls, voici qu’un chamane se mêle de l’histoire ! Le temps de l’action est venu et chaque ouvrage est de plus en plus palpitant !

Je me suis dit « quoi, déjà ? » en arrivant à la fin de ce volume… Heureusement, le septième tome sort bientôt, il devrait nous apporter quelques réponses ! Inutile de dire que Syl sera au rendez-vous : d’ici là, son billet est en ligne!





Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 23/24

jeudi 26 janvier 2012

Phaenomen : en des lieux obscurs d'Erik L'Homme



Lecture commune avec Syl


Résumé de l'éditeur :

Ils ont fui la clinique où ils étaient enfermés. Ils ont échappé aux tueurs à gages lancés à leur poursuite et semé la panique au sein d'organisations aussi puissantes que mystérieuses. En cherchant à savoir qui ils sont vraiment, ces quatre adolescents hors norme ont déjà dérangé l'ordre du monde. Mais pour eux, l'heure est maintenant venue de découvrir le secret le mieux gardé de l'histoire de l'humanité. L'inimaginable est là, au bout du chemin, en des lieux obscurs.

Avis :

Après leur périple en Patagonie, Violaine, Claire, Arthur et Nicolas sont bien décidés à poursuivre leur quête et à découvrir toute la vérité sur ces fameuses activités sur la Lune. Ils partent donc à la rencontre d’Harry Goodfellow, espérant son aide. Ensemble, ils choisissent de suivre la piste des Templiers, en Asie. Dans l’ombre, un mystérieux protecteur tente de leur prêter main forte.

Tandis qu’aux Etats-Unis, les Majestic s’inquiètent et s’interrogent, des découvertes inattendues vont ramener la petite bande d’amis en France, là où tout a commencé…

Avec « En des lieux obscurs », Erik L’Homme met la touche finale à sa série Phaenomen. Une trilogie passionnante qui mêle intelligemment fantastique, histoire, thriller, … Le lecteur suit volontiers les pas de Violaine et de ses amis, ces héros atypiques mais terriblement attachants. On se plaît à les voir si soudés, si forts dans leur différence. Livrés à un monde impitoyable qui ne leur a laissé aucune chance, ils donnent envie de les croire si à part, d’en faire les extraterriens qu’ils rêvent d’être, ensemble !

Outre les enfants, ce dernier tome met sous les projecteurs Clarence, le mercenaire qui sur un coup de cœur décide de venir en aide aux plus faibles. Un personnage fort de sensibilité, sous des dehors a priori calculateurs et vénaux. Une image qui m’a beaucoup plu dans ce volume : cette alliance du loup et du renard dont je ne dirai pas plus …

En conclusion : une série coup de cœur, un mélange de genres, une note d’espoir sur la différence, un plaidoyer pour la solidarité. Au terme de cette lecture commune en trois actes, je comprends aisément pourquoi ma fille C. m’a conseillé cette lecture et je remercie Syl de l’avoir parcourue en ma compagnie. Vous pourrez lire son billet ici : a-t-elle, comme moi, apprécié sa lecture ?

Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 22/24

Swap It's Your Birthday !


Organisé par Petitebelge66, le Swap It's Your Birthday est un swap en chaîne, tout au long d'une année, qui, comme l'indique son nom, fête les anniversaires. Mon tour est venu et le facteur m'a apporté hier un colis bien sympathique... J'ai tenu le coup et patienté un peu, l'effort était minime et le timing parfait.


Voici donc le moment de partager ma joie avec vous : concocté par Mypianocanta , mon aînée de très peu, il contenait tout ce que j'aime à commencer par les caramels que j'ai entamés de suite... ^^

L'aperçu d'avant déballage...




Après déballage, les surprises préparées par Mypianocanta :

- Son livre doudou : Ensemble, c'est tout d'Anna Gavalda Un choix que j'approuve sans hésitation !

- Deux livres tirés de ma wishlist, deux aventures d'Amelia Peabody, l'héroïne d'Elizabeth Peters : Un crocodile sur un banc de sable et La malédiction des pharaons.

- Un ourson porte-clé, arborant mon signe du zodiaque, très mignon !


- Un très joli carnet vert, un format idéal pour le sac à main.

- Du Toblerone, un chocolat que j'adore.

- Les fameux caramels...

- Un thé de Noël délicieusement parfumé qui me plaît déjà !

- Deux marque-page : l'un tiré d'un tableau de Monet, un peintre que j'aime beaucoup et l'autre portant une citation de Voltaire qui m'a séduite. A tel point que j'ai offert le même il y a peu de temps !

Ajoutez à cela une gentille carte me souhaitant le meilleur pour cette journée et vous comprendrez que tous les éléments sont réunis pour ce souhait se réalise !

Mypianocanta, tu m'as bien gâtée et ta méthode pour cerner mes goûts est infaillible ^^ Comme tu l'as dit, nous sommes quasi jumelles !

Je te remercie du fond du coeur et j'adresse un grand merci également à Petitebelge66 pour cette organisation de longue haleine.

mardi 24 janvier 2012

Etre ses livres



Taggée par ma copine Syl, avec qui je partage LC, vélo et tags ^^, je me suis creusée les méninges et voici le résultat de mes cogitations :

Comment te sens-tu : Happy !

Décris là où tu vis actuellement : La maison biscornue

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : L'énigme de la Vallée des Rois

Ton, ta, tes meilleur(e)(s) ami(e)(s) est(sont) : Mes amis, mes amours

Toi et tes amis, vous êtes : La bicyclette rouge

Comment est le temps : Avis de grand frais

Ton moment préféré de la journée : Petit-déjeuner chez Tiffany

Ton animal préféré : Chouette

Ton moyen de transport préféré : La nouvelle voiture de Papa

Ta passion : Les enfants rois

Le défaut qui t’horripile le plus : Le major parlait trop

Le métier qui ne te fait pas rêver : Alice détective

Ton histoire d’amour : Nos amours ne vont pas si mal

Qu'est-ce que la vie pour toi : La vie est un arc-en-ciel

Ta peur : Vertige

Pensée du jour : Après la pluie, le beau temps

Comment aimerais-tu mourir : Mort sur le Nil

La condition actuelle de mon âme : La tendresse

Ton rêve le plus cher : La reine des lectrices

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Gardez le sourire, Jeeves !

Je passe maintenant la main à Sybille, Hébélit et Poison au Chocolat. Bon amusement, les filles !

dimanche 22 janvier 2012

A comme Association : Là où les mots n'existent pas d'Erik L'Homme


Lecture commune avec Syl

La note de l'éditeur :

Alors qu'ils profitent tous les deux du soir de Noël, Ombe et Jasper sont les victimes d'une attaque violente. C'est un choc terrible pour Jasper, qui se retrouve seul et affaibli.

Déterminé à découvrir l'identité de leurs mystérieux agresseurs, obnubilé par l'idée de se venger, Jasper se lance dans une folle poursuite.

Mais comment atteindre son but quand l'Association vous lâche, et qu'on ne peut compter pour survivre que sur un vampire peureux, une harpie revêche et les livres de sorciers disparus depuis longtemps ?

Il faudra à Jasper beaucoup de courage pour surmonter les obstacles qui se dressent devant lui, à commencer par sa propre colère et son immense chagrin…

Avis :

A contrecourant, c’est avec mon plaisir de retrouver Jasper que j’entame ce billet : Jasper, ses morceaux des Doors et ses jeux de mots pourris que j’apprécie toujours autant !

Pourtant, dans ce cinquième tome de A comme Association désormais sous la seule plume d’Erik L’Homme, l’ambiance n’est pas vraiment à la fantaisie. Pas plus que dans le cœur du lecteur d’ailleurs… La réalité a rattrapé la fiction et Jasper est à nouveau seul, blessé.

La rage au cœur, pourtant encore bien fragile, notre jeune agent décide de faire justice et choisit de partir, solitaire, à la recherche des responsables de son malheur.

La magie lui sera d’un grand secours, lui qui d’un plateau-repas d’hôpital, crée la plus réussie des évasions… Les Arnomaux n’ont qu’à bien se tenir !

C’est un récit morose, profondément triste, que signe ici Erik L’Homme : son héros soufre, il est faible, il réclame vengeance et refuse de laisser d’autres s’en charger. Walter et Mademoiselle Rose en sont réduits à jouer en coulisses et à employer de nouvelles recrues. Le Sphinx semble lui aussi en mission mais le lecteur est contraint de s’interroger.

Avec la quête de Jasper et sa soif de vengeance, la série bascule dans le tragique, l’intrigue se complique : chacun semble être convaincu de son bon droit mais au final, où les vrais méchants ? La lecture de la suite s’impose : le suspense est bien là, intact !

Le mystère s’épaissit : qui sont vraiment Jasper et Ombe ? Quelle est la mission du Sphinx ? Qui tire les ficelles ? Autant de questions qui trouveront peut-être une explication avec la découverte du sixième tome, elle se fera toujours en compagnie de Syl Son article est par ici.



Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 21/24

vendredi 20 janvier 2012

A vos agendas !



Pour bien commencer cette année 2012, Babelio lance une nouvelle opération Masse Critique ce lundi 23 dès 8h30.

Toutes les infos se trouvent sur le blog de Babelio. A lundi ?

mercredi 18 janvier 2012

Le livre des étoiles : Qadehar le sorcier (tome 1) d'Erik L'Homme

Lecture commune en trois volets avec Syl


Résumé de l'éditeur :

Guillemot de Troïl est un garçon timide et rêveur qui vit au Pays d'Ys, situé à mi-chemin entre le monde réel et les territoires du Monde Incertain. D'où lui viennent ses dons exceptionnels pour la sorcellerie que lui enseigne patiemment Maître Qadehar? Et qu'est devenu "Le Livre des Étoiles", dérobé voilà longtemps et qui renferme le secret de sortilèges puissants? Dans sa quête de la vérité, Guillemot entraîne avec lui ses amis de toujours, Romaric, Gontrand, Coralie et l'intrépide Ambre. Ensemble, ils franchissent la Porte qui conduit dans le Monde Incertain, peuplé de monstres et d'étranges tribus…

Avis :

Le Pays d'Ys est un morceau de France qui s'est détaché de la métropole il y a huit siècles pendant une tempête. Transformé en île, c'est un endroit inconnu des habitants du continent, à mi-chemin entre le Monde Certain, dont il s'est détaché, et le Monde Incertain, mystérieux et fantastique. Ses habitants y mènent une vie partagée entre modernité et traditions ancestrales : ainsi, le Nutella et les ordinateurs y sont monnaie courante ; par contre, les films y sont une distraction rare et on s’y déplace en carriole… Chevaliers et sorciers sont présents dans cette société, ils assurent notamment la sécurité d’Ys et les bonnes relations avec les autres mondes.

Guillemot est né à Ys et il aimerait devenir chevalier et porter l’armure turquoise de la Confrérie des Chevaliers du Vent. Pourtant, des dons inattendus pour la magie le conduisent à emprunter une tout autre voie, sous la houlette de Maître Qadehar…

Erik L’Homme nous propose, avec Le livre des Etoiles, une série tout à fait fascinante : il met en place un univers intrigant qui, à mon avis, va nous révéler bien des surprises dans les deux prochains tomes. Ys est un monde à part, un peu décalé par rapport à notre civilisation moderne : combinant époque contemporaine et époque médiévale, c’est un endroit totalement inédit et passionnant. En outre, les portes sur les autres mondes lui confèrent encore davantage de mystère et de richesse.

La magie trouve sa place dans ce monde à part : ici aussi, une grande originalité et des potentialités qui se dévoilent au fur et à mesure de l’histoire. Ici, pas de formule magique, ni de potion mystérieuse, la magie se base ici sur les étoiles et sur des graphèmes, sur des postures. Une "technique" différente et bien intéressante, le lecteur ne risque pas d'être lassé par "un enième récit autour de la magie".

Au centre du récit, Guillemot est un jeune garçon rêveur et effacé, son apprentissage avec Maître Qadehar va lui permettre de s’affirmer et de se montrer téméraire, capable d’une bravoure qu’on ne lui aurait pas prêtée. On devine qu’un mystère entoure sa naissance… Il peut compter sur l’aide de son cousin et de ses amis, disposés à lui prêter main forte sans rechigner.

Vous l’aurez compris : j’ai hâte de découvrir les prochaines aventures de Guillemot, ses progressions dans l’univers magiques d’Ys, en compagnie de sa petite bande d’amis. De belles personnalités à suivre dans un univers magique captivant ! Pour savoir ce qu’en a pensé Syl, c’est par ici !



Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 20/24

mardi 17 janvier 2012

Le journal intime d'un arbre de Didier Van Cauwelaert



Présentation de l'éditeur :

Il s’appelait Tristan, il avait trois cents ans, il avait connu toute la gamme des passions humaines. Une tempête vient de l’abattre, et c’est une nouvelle vie qui commence pour lui.

Planté sous Louis XV, ce poirier nous entraîne à la poursuite du terrible secret de ses origines. Des guerres de religion à la Révolution française, de l’affaire Dreyfus à l’Occupation, il revit les drames et les bonheurs dont il a été le témoin, le symbole ou la cause.

Mais, s’il est prisonnier de sa mémoire, il n’en reste pas moins lié au présent, à travers ce qui reste de lui : des racines, des bûches, une statue de femme sculptée dans son bois, et les deux êtres qui ont commencé à s’aimer grâce à lui…

Comment « fonctionne » un arbre ? De quoi se compose sa conscience, de quelle manière agit-il sur son environnement ? Son récit posthume nous fait voir le monde, la nature et les hommes d’une manière nouvelle, par le biais d’une pensée végétale qui évolue au rythme d’un véritable suspense.

Captivant, drôle et poignant, Le Journal intime d’un arbre apporte une réponse inédite à une question universelle : quelle est, pour un arbre comme pour un être humain, la meilleure façon de ne pas mourir ?

Avis :

Comme pour tout livre, tout commence avec la mort d’un arbre. Pourtant, cette fois, c’est l’arbre qui prend la parole et nous raconte son histoire : planté sous Louis XV, notre héros est un poirier, il s’appelle Tristan…

En trois cents ans, il en a des choses à nous raconter et sa mort n’est pas une fin, juste le début d’une nouvelle vie. Il nous emmène donc, dans un tourbillon de grandes et de petites histoires, à travers les siècles, dans la joie et la tristesse de ceux qui l’accompagnent. Le vieux docteur Lannes qui a vu mourir son fils sous ses branches, Yannis qui envisageait de lui consacrer un chapitre de son ouvrage sur les arbres remarquables, Manon, la petite voisine qui sculptera son bois… ne sont que quelques uns des destins que Tristan évoque pour nous.

Didier Van Cauwelaert nous parle des arbres, de leurs défenses, de leur mode de vie ; il nous présente les humains qui les côtoient, leur parcours… Il passe d’un sujet à l’autre, d’un destin à l’autre avec légèreté et vivacité. L’ensemble est une fresque disparate, un récit atypique et frais, une superbe lecture. Les mots sont simples ; les phrases coulent, limpides ; les pages se tournent toutes seules. Un vrai plaisir de lecture grâce à Argali qui fait voyager son exemplaire, merci de ce bonheur partagé !

lundi 16 janvier 2012

Trahisons et faux-semblants de Ludovic Rosmorduc



Présentation de l'éditeur:

"Je me nomme Aurèle d'Angarande, je suis magicien. Autrefois, ce seul titre suffisait à entrouvrir bien des portes, à faire se courber bien des puissants. Mais ce temps est révolu. Aujourd'hui, plus personne ne peut s'enorgueillir d'être magicien. Moi excepté. Je suis le dernier d'entre eux."

Dans un monde où religieux et chevaliers se livrent une lutte sans merci pour le pouvoir, Aurèle d'Angarande s'est exilé d'Anoth au moment où sa guilde en a été bannie. Ce qui ne l'empêche pas d'ouvrir l'oeil sur la cité et sur ses habitants. Quand, un matin, c'est un cadavre crispé et bleui par le froid qui s'offre à sa vue, il décide de rompre le serment qu'il s'était fait et de franchir une nouvelle fois les murs de la cité fortifiée.

Quitte à mettre les pieds en enfer.

Avis :

Dans son troisième roman, Ludovic Rosmorduc nous propose, cette fois, une énigme policière qu’il nous offre de résoudre en compagnie d’Aurèle D’Angarande. En sa compagnie, nous parcourons les rues d’Anoth, une cité médiévale portuaire à la recherche de celui qui, la nuit, sème la mort et la terreur.

C’est d’abord de loin que nous découvrons cette ville fortifiée qui a su tirer profit de son port : en effet, si jadis, le monde reposait sur trois piliers fondamentaux que sont la religion, la chevalerie et la magie, les temps ont changé et la magie en a été bannie il y a bien des années. Aurèle est le dernier des magiciens, il réside au château de Fontgrande, en compagnie d’Alboin, son valet. Oublié de tous, cloîtré dans sa forteresse, il y oublie peu à peu sa magie, se contentant d’inventorier la bibliothèque, inquiet de sauver cette mémoire collective. Il a en effet juré de ne plus remettre les pieds à Anoth, de ne plus se mêler à un monde auquel il n’appartient plus et entend bien tenir sa promesse.

A l’abri, derrière sa longue-vue, il garde pourtant le contact avec la cité en suivant les déambulations de ses habitants dont il imagine le quotidien. Un matin, s’apprêtant à se délecter de l’agitation du marché, il remarque un étrange remue-ménage et découvre, en même temps que les villageois, un cadavre qui lui semble étrangement familier. Il n’en faudra pas davantage pour décider le vieil Aurèle à quitter son refuge et à mener l’enquête dans l’ombre.

Espère-t-il régler de vieux compte avec le cardinal Thored ou le Faucon Noir, Gui de Longroi, chef des Chevaliers, les deux maîtres redoutés de la ville ? Nourrit-il le fol espoir de redonner ses lettres de noblesse à la magie ? Ou veut-il simplement tromper l’ennui qui l’accompagne depuis de longues années déjà ? Quoi qu’il en soit, son esprit curieux et la magie qu’il doit réapprivoiser vont conduire Aurèle, et le lecteur dans sa foulée, dans un récit sombre, cruel et passionnant. Les suspects et les mobiles se succèdent, les rebondissements s’enchaînent et le lecteur en redemande !

Ce roman mêle avec bonheur l’histoire, le policier et le fantastique dans un récit captivant, à la fin étonnante, voire dérangeante. Certains personnages gardent leur mystère et ils auraient peut-être pu donner lieu à d’autres histoires mais je n’ai pas pour autant trouvé ce livre trop court. J’en ai d’ailleurs beaucoup aimé la fin ainsi que les phrases le qui clôturent … Une conclusion à la hauteur de ce roman policier historique captivant et une lecture à recommander sans hésitation !



Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 19/24

samedi 14 janvier 2012

Azur : Providence (tome 1) d'Ogaki


Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique jeunesse: un grand merci à Babelio et aux Editions Delcourt.

Résumé de l'éditeur :

Sitôt débarquée à Providence, Nikki s'attire des ennuis. Mais que peut bien faire une jeune fille dans ce repaire d'ivrognes et d'escrocs en tous genres ? Sam, contrebandier bien connu du coin, accompagné de son fidèle Issuzu, compte bien en savoir un peu plus et voit là un bon moyen de récupérer quelques sacs d'or. Mais il n'est pas le seul à s'intéresser de près à la nouvelle venue...

Avis :

Lorsqu’ un étranger, désireux de se faire discret, débarque à Providence, l’attention de Sam, un contrebandier sans scrupules, est éveillée. Toujours à l’affût, il semble flairer la bonne affaire et n’hésite pas à lui emboîter le pas, sans tenir compte des avertissements d’Issuzu, son associé, un loup-garou végétarien.

Cet étranger s’avère être une toute jeune fille, Nikki, à la recherche du capitaine Gayle, un solitaire excentrique, son grand-père. Nikki semble pourtant arriver trop tard, son courage et son tempérament fougueux ne lui serviront à rien : le capitaine Gayle a disparu et Sam la conduit même à sa tombe…

Le vieil homme a pourtant légué à sa petite fille sa dague, un objet précieux qui semble convoité par beaucoup et qui pourrait la mener au devant de nombreux ennuis. Heureusement, ou plutôt malheureusement, pour elle, Sam veille au grain…

Ce premier tome met en place le monde d’Azur , un monde fantastique constitué de terres flottantes, ralliées par bateaux volants. On y côtoie des humains et des créatures fabuleuses, à l’image d’Issuzu, des animaux à taille humaine, des orcs, …

Le découpage et les tonalités de l’album m’ont beaucoup plu: ces cases mises en évidence dans un décor plus large, dans un jeu de couleurs contrastées, donnent de la vitalité au récit, ajoutent à son côté fantasy et l’ancrent davantage dans l’imaginaire.

Il semble que Nikki et ses compagnons se préparent à y vivre des aventures palpitantes, dans un genre de course au trésor. Un univers qui reste à découvrir donc. Tout en rythme et en dynamique, cette série intrigue le lecteur et l’invite à suivre ses héros : l’aventure ne fait que commencer… Un grand merci à Babelio et aux Editions Delcourt pour cette bande dessinée attrayante !

jeudi 12 janvier 2012

A comme association : le subtil parfum du soufre de Pierre Bottero

Lecture commune en trois volets avec Syl

Résumé de l'éditeur :

Lors d’une mission particulièrement éprouvante, Ombe sauve la vie d'un loup-garou. Elle ne l’aurait peut-être pas secouru si elle avait su qu’elle en tomberait amoureuse... Car son corps a beau être incassable, son coeur, lui, ne l’est pas.




Avis :

Dans ce quatrième tome de A comme Association, Pierre Bottero nous invite à suivre à nouveau les aventures de l’agent stagiaire Ombe. Mandatée par l’association, Ombe enquête sur un trafic de drogue et ses recherches la mènent à une meute de garous en plein règlement de comptes. N’écoutant que son envie d’en découdre, la jeune femme n’hésite pas à intervenir dans la mêlée et à se porter au secours du plus faible. Peu importe si les loups-garous font peu de cas de son statut d’agent ou si la situation s’avère dangereuse…

N’oublions pas qu’Ombe est incassable et ne craint rien, ni personne ! Elle ne recule devant rien et n’hésite pas à sauver la vie du loup-garou en danger. Un choix judicieux pour obtenir des informations, d’autant que le garou est plutôt à son goût…

Nous revoilà donc partis pour un épisode en compagnie de l’explosive Ombe : une jeune femme qui se veut forte et indépendante mais qui, au final, se révélera plus fragile qu’il n’y parait. C’est une héroïne plus vulnérable que nous livre ici Pierre Bottero. Si les combats et l’action sont toujours largement présents dans le livre, nous y découvrons davantage la personnalité d’Ombe et sa fragilité. Un changement qui humanise ce personnage et lui confère davantage de sympathie.

Dans ces pages, nous retrouvons également Jasper, prêt à secourir la belle aventurière et surtout à lui remonter le moral, n’hésitant pas à mettre son propre vague à l’âme de côté et à partir en virée en sa compagnie.

Un épisode qui marque « la véritable rencontre » de nos agents stagiaires, un récit m’a beaucoup plu et qui soulève quelques mystères autour de la jeune fille et de ses origines. A suivre donc…
Vous pourrez lire l’avis de Syl, il est en ligne ici !



Challenge Littérature jeunesse/Young adult : 18/24

mardi 10 janvier 2012

Rani de Jean Van Hamme & François Forestier


Lecture en partenariat avec Livraddict et les éditions Michel Lafon: un grand merci à tous deux pour cette lecture dépaysante !

Résumé de l'éditeur :

Elle est belle, elle est sensuelle, elle est insoumise. Mais qui est-elle ? Dans la France de 1743, tandis que la guerre fait rage, Jolanne de Valcourt, accusée à tort d'avoir trahi son pays, est jetée dans le tumulte du siècle : condamnée à mort, transformée en brigande, patronne de lupanar, traquée, elle échoue en Inde, pays de tous les possibles. Là, elle deviendra la reine d'un petit royaume, Sandrapur, sous le nom de rani Jolanne... Trahison, amour, vengeance... Dans la lignée des grands romans d'aventures, Rani est avant tout le portrait d'une époque pleine de bruit et de fureur. Les chevaux galopent, les pistolets crépitent, les voiles claquent, l'Inde mystérieuse s'offre à nous et l'amour règne en maître. Rani Jolanne, comme jadis Angélique, marquise des Anges, est de ces héroïnes qu'on n'oublie pas et qui font battre le coeur.



Avis :

Si j’ai choisi de postuler pour ce partenariat, attirée par le palmarès de Jean Van hamme , notamment en matière de bande dessinée, j’ai regretté de ne pas retrouver dans Rani la magie qui caractérisait cet auteur dans des séries telles que XII ou encore Thorgal.

Les mésaventures de Jolanne de Valcourt s’enchaînent à une vitesse étonnante et m’ont semblé au final assez invraisemblables d’un bout à l’autre du roman, ou du monde pourrais-je dire car finalement cette aventurière parcourt les continents avec une facilité plutôt déconcertante, surtout au dix-huitième siècle…

A la mort de son père, Jolanne, fille du marquis de Valcourt et de sa gouvernante, reconnue par son père, tombe dans les griffes de son demi-frère, malade de jalousie. Accusée de trahison, elle n’aura d’autre issue que d’endosser l’identité d’une morte et de partir pour l’Inde et y être vendue… Prostituée, brigande refusant le vol, reine mariée sans amour, … elle ne renoncera jamais à établir son innocence et à retrouver, enfin réhabilitée, celui qu’elle aime !

C’est donc l’aventure et l’exotisme qui priment dans ce roman au rythme vif. Le volet historique est présent également et abordé de manière légère, il donne une touche intéressante au récit. C’est pourtant la facilité avec laquelle les événements s’enchaînent, en bien comme en mal, qui m’a semblée incongrue.

Au crédit de cet ouvrage, une lecture facile, rapide, plaisante même mais je dois reconnaître avoir eu du mal à croire au récit et à accorder de la sympathie même aux nombreux personnages rencontrés dans ce périple. Pourtant l’action menée tambour battant m’a gardée captive d’un bout à l’autre de ce roman pour lequel je remercie Livraddict et les éditions Michel Lafon.

lundi 9 janvier 2012

Feux d’été de Nuria Amat

Lecture en partenariat avec News Book et Les Editions Robert Laffont, un grand merci pour cette découverte.


Présentation de l'éditeur :

Juillet 1936. Barcelone. Dans l'exaltation du combat contre les militaires putschistes, la jeune anarchiste Valentina fait la connaissance du militant des Jeunesse communistes Ramon Mercader (qui se rendra célèbre quatre ans plus tard en assassinant Trotski). Mais c'est du cousin de Mercader, Artur, un jeune bourgeois romantique, que Valentina tombe éperdument amoureuse. Elle est prête à remuer ciel et terre pour le faire sortir des geôles clandestines stalinienne où, accusé de collaboration, il est torturé. Dans une Barcelone acculée, bombardée quotidiennement, encerclée par les forces de Franco, et tandis que s'annonce la défaite des républicains, Valentina sait qu'elle devra prendre tous les risques pour sauver son amant. Inspirée par les chefs-d'oeuvre de Tolstoï, Nuria Amat nous plonge au plus sombre de la guerre d'Espagne. Sous le feu des balles, deux jeunes gens que tout oppose réinventent l'amour et défient l'Histoire...

Avis :

C’est tout d’abord la perspective d’en apprendre davantage sur la Guerre d’Espagne qui m’a attirée dans ce partenariat ; ensuite, la référence à Tolstoï (et le rappel de mes lectures de Guerre et Paix dont le souvenir transparaissait dans le titre original de l’ouvrage) a achevé de me convaincre. C’est donc munie de ces références, historique et littéraire, de choix que j’ai commencé ma lecture de Feux d’été.

Pourtant, rapidement, je me suis sentie en dehors de l’histoire, restant en quelque sorte sur ma faim. Si Nuria Amat nous parle de passion, d’amour maudit, j’avoue avoir eu du mal à m’en convaincre et à me sentir touchée par les personnages.

De Valentina, féministe et passionnée par sa cause à Artur l’intellectuel en marge de la révolution qui se déroule, implacable, sous ses fenêtres… Les protagonistes de Feux d’été me sont restés étrangers et leurs aventures m’ont finalement semblé irréelles : l’arrestation d’Artur, sa cachette dans l’usine, la fuite de Valentina…

Ce sont des personnages secondaires tels que les femmes de la villa de la rue d’Anglí qui ont attiré ma sympathie, en n’hésitant pas à foncer dans la tourmente pour ceux qu’elles aiment : Catalina, la cuisinière des Ramoneda, la tante célibataire, Lucrecia Palop et Mercédes, la sœur d’Artur, prête à s’engager pour le front pour l’amour de Ramon Mercader.

Pour le volet historique, mes connaissances de cette époque étaient nettement insuffisantes pour suivre aisément les événements décrits dans le récit : j’ai parfois eu du mal à identifier les différentes factions en présence et à suivre pleinement l’action. Une lacune qu’il me faudra combler…

C’est donc sur une pointe de déception que ma lecture s’est achevée : j’ai regretté le manque de romanesque annoncé et n’ai pas goûté ma lecture autant que je l’aurais souhaité, lecture pour laquelle je remercie News Book et Les Editions Robert Laffont.

Belle année 2012

Avec un peu de retard, en raison des vacances, voici venu le moment de vous souhaiter une année 2012 sensationnelle !









Puisse cette nouvelle année vous combler dans vos souhaits les plus fous et ne vous apporter que le meilleur... Je vous embrasse et vous dis à très bientôt !