"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

lundi 30 août 2010

Le carré de la vengeance de Pieter Aspe


Présentation de l'éditeur :

A Bruges, la bijouterie Degroof a été cambriolée. Rien n'a été volé, mais le malfaiteur a fondu tous les bijoux dans un bain d'acide. Sa signature : un énigmatique message en latin...



L'enquête est confiée au commissaire Van In, un flic buté étranglé par ses dettes, au sale caractère et à l'humour caustique. Amateur d'art, de cigares, de bières et de jolies femmes, il n'a pas son pareil pour déjouer les affaires les plus tordues.



Avec Versavel, jumeau d'Hercule Poirot à l'homosexualité revendiquée, et Hannelore Martens, substitut du procureur affriolante et ambitieuse, Van In plonge dans la grande bourgeois brugeoise où il ne fait pas bon déterrer les secrets enfouis...

Premier volet de la série, Le Carré de la vengeance fait de Pieter Aspe le " Simenon flamand ".



Avis :


Avec Le carré de la vengeance, j'ai découvert une nouvelle série policière qui met en scène le commissaire Van In, un flic aux défauts plutôt sympathiques, amateur d'architecture ancienne et de Duvel. Pour le seconder, Pieter Aspe a prévu deux aides également hors normes : le brigadier Versavel, qui a fort à faire pour remettre son supérieur sur les rails de l'enquête et le substitut Hannelore Martens, trop jeune et jolie pour le poste qu'elle occupe avec brio auprès du procureur.

Autre caractéristique remarquable, le roman prend place dans les rues de Bruges, notre Venise du Nord et dans ses environs. De quoi ajouter un peu de charme à cet univers criminel !


Suite au cambriolage de la bijouterie Degroof et aux manoeuvres d'étouffement du patriache Ludovic Degroof, le trio met à jour les secrets de cette riche famille bourgeoise... L'enquête a comme décor Bruges et ses alentours, un décor de rêve !

En conclusion : Un polar dense, rondement mené, des héros humains et sensibles, un décor magnifique. La promesse d'un excellent moment en compagnie de ce polar et l'envie de suivre les prochaines aventures du commissaire Van In et de découvrir l'origine de son juron favori : Benson in Himmel...

samedi 28 août 2010

Swap Police chez CrazyProf



CrazyProf organise un swap sur le thème Police.

Inscriptions jusqu'au 15 septembre

Déballage le 16 novembre

Envie de nous rejoindre ?


Plus d'infos sur http://crazyprof.over-blog.com/article-swap-police-55797331.html

mercredi 25 août 2010

Comment dormir du Dr Ralph Y. Hopton & Anne Balliol


C'est un très joli livre que ce Comment dormir qui nous a été envoyé par les éditions Monsieur Toussaint Louverture dans le cadre d'un partenariat avec Blog-o-Book : une lecture à deux. Un grand merci pour ce partenariat pour le moins original.

Couverture satinée rouge, petit format, papier et calligraphies soignés, illustrations rétro font de cet ouvrage un cadeau idéal.

Note de l'éditeur :

Ne vous y trompez pas longtemps… les très anglais Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol n’existent pas, et ce petit précis est un pastiche génial parfaitement exécuté, une supercherie littéraire exemplaire concoctée par deux satiristes américains d’avant-guerre, Harford Powel et Edward Streeter.

Edward Streerter — à qui l’on doit un fameux roman, Le Père de la mariée plusieurs fois adapté au cinéma — joue le rôle d’Anne Balliol ; et Harford Powel, celui du Dr Hopton… à moins que ce ne soit l’inverse. Bref, ils ont réussi ici le pari délicat de créer un guide parodique du savoir-vivre de chambre qui pourrait tout à fait passer pour un vrai, mais qui se moque de tout de façon légère, et surtout de lui-même.

Petit objet précieux et étonnant, Comment dormir est le parfait cadeau ; il s’inscrit dans la lignée des textes littéraires et caustiques qui ont marqué le début du xxe siècle et reviennent en force aujourd’hui avec Will Cuppy, Stephen Leacock, Robert Benchley ou S.J. Perelman.

L'avis de Madame :

La présentation de ce livre m'a directement donné envie de le lire : je l'ai attaqué par le bandeau, un petit bijou de drôlerie, à ne surtout pas négliger !

Dès le début, cette lecture m'a beaucoup amusée. Les scènes décrites évoquent immanquablement des souvenirs et chacun s'y retrouve tôt ou tard. Je pense que le passage sur le lever décrit comme le moment où "les hommes et les femmes sont à leur comble de mauvaise humeur, de laideur et d'aggressivité" a été écrit pour moi. Je préfère l'avouer et couper ainsi l'herbe sous le pied de ma moitié...

J'ai également beaucoup aimé le chapitre consacré à la salle de bains, notamment les règles et décrets. Un extrait ? La question de transformer sa salle de bains en buanderie doit faire l'objet d'une étude précise. il y a de fortes chaces qu'Abelard, quand il se rasait, n'avait pas à regarder les rangées de bas humides d'Héloïse nonchalamment étendue sur le porte-serviettes.

A noter, il s'agit d'un ouvrage à lire à petites doses, afin d'en profiter pleinement. A plus fortes doses, l'effet devient lassant et c'est vraiment dommage car il s'agit d'une lecture vraiment agréable, de quoi vous mettre de bonne humeur dès le matin et vous aurez compris que j'en ai bien besoin !


L'avis de Monsieur :

J'ai trouvé l'idée de lire à 4 mains intéressante; surtout que certains passages m'ont rappelé quelques situations vécues. Vous avez compris que je parle du matin...
Les pages sur la chambre et son absence d'ordre m'ont également rappelé des souvenirs.

Vu la justesse des propos des auteurs, je pense que bon nombre de couples s'y retrouveront. Et c'est là qu'est toute la saveur de l'ouvrage. Son aspect élégant et soigné ajoute à son intérêt. Comme le conseillent les auteurs, je penserai à en offrir un à mon médecin !

Pourtant, malgré le ton caustique (et réaliste) du livre, j'ai eu du mal à poursuivre la lecture, sans doute parce que certains chapitres semblent un peu désuets ou un peu en dehors de notre réalité actuelle.

mardi 24 août 2010

Jaune caravage de Gilda Piersanti



Note de l'éditeur :

Les quatre saisons du crime italien : dernier volet…

Rome, 2006. La Nuit Blanche fait place à l'aurore. Les bruits de la fête se sont évanouis. Pour Eva aussi, la fête est finie : sur les bords du Tibre gît l'adolescente, fauchée au printemps de sa vie, un matin d'automne romain...

Arrachée au plus bel âge de la vie, vraiment ? Mariella De Luca en doute fort : au fur et à mesure de son enquête, l'inspecteur principal prend conscience des errements d'une génération déboussolée. Cellules familiales éclatées, sexe, drogues, trahisons, fascinations gothiques pour la mort... La jeunesse italienne n'est pas en reste de blessures, de perversités. Victimes et bourreaux s'échangent souvent les masques - et si la vie est un jeu, le crime, lui, ne connaît pas de gagnant...

Avis :

Jaune caravage est le dernier volet des aventures de l'inspecteur Mariella De Luca; ce livre marque la fin du premier cycle des "Saisons meurtières" de Gilda Piersanti après Rouge abattoir, Vert Palatino (Prix Polar dans la ville 2006) et Bleu catacombes (Prix du Polar méditerranéen 2007, Prix SNCF du polar européen). Nous y retrouvons l'inspecteur De Luca face au cadavre de la jeune Eva, atrocement mutilé. Son enquête la conduira à affronter la jeunesse romaine et ses problèmes. En parallèle de cette enquête, Jaune caravage nous apportera quelques éclaircissements sur le mystère de l'appartement de l'inspecteur De Luca et sur sa vie privée.

A l'instar des premiers volumes des "Saisons meurtrières", Gilda Piersanti nous offre une visite de Rome pour le moins inédite et réussie : des personnages étoffés, une intrigue soigneusement ficelée, des décors somptueux, ... De quoi donner envie de ploger tête baissée dans le second cycle des "Saisons meurtrières" amorcé avec Vengeances romaines.

Une ardente patience d'Antonio Skármeta


La note de l'éditeur :

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l'île noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. leur relation, d'abord banale et quotidienne se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l'Histoire les rattrape...



"Au Chili, tout le monde est poète. Tu seras plus original en restant facteur."



Romancier et cinéaste, Antonio Skármeta dut s'exiler du Chili en 1973. L'adaptation au cinéma d'Une ardente patience sous le titre Le Facteur (Il Postino) a connu un succès mondial. Egalement en Points: Le Cycliste de San Cristobal et T'es pas mort !



" Un roman d'une souveraine maturité."

La Quinzaine littéraire.

Avis :

Pour échapper au métier de pêcheur, Mario Jimenez est devenu facteur; son seul client : Pablo Neruda. Une aubaine pour le jeune homme qui y voit une façon de séduire les jeunes filles à renfort d'autographes. De fil en aiguille, les deux hommes deviennent amis et le poète mettra son art au service de l'amour que Mario porte à Beatriz Gonzales, la fille de la patronne de l'auberge, une veuve intraitable et réfractaire à la poésie.

En marge de cette romance, l'Histoire se déroule : Neruda est pressenti pour les élections qu'Allende gagnera. Neruda partira à Paris comme ambassadeur, il ne reviendra au pays que pour mourir, en même temps que la démocratie...

Ce livre est un petit bijou, drôle et poétique : une histoire d'amour et d'amitié sur fond de bord de mer, un vent de fraîcheur sur l'Histoire.

lundi 23 août 2010

Les fiancées du Pacifique de Jojo Moyes




Quatrième de couverture :

Le 2 juillet 1946, quelque six cent cinquante-cinq épouses de guerre australiennes embarquèrent pour un voyage exceptionnel : elles allaient faire cette traversée sur un porte-avions, le Victorious, pour retrouver leurs époux britanniques. Elles furent accompagnées par plus de mille cent hommes, ainsi que par dix-neuf avions, pour un voyage qui dura environ six semaines. La plus jeune des épouses avait quinze ans. L’une d’entre elles au moins devint veuve avant d’atteindre sa destination. Ma grand-mère, Betty McKee, fut l’une des plus chanceuses et vit tous ses espoirs comblés. Ce roman, inspiré par ce voyage, lui est dédié ainsi qu’à toutes ces épouses qui ont été assez courageuses pour croire en un avenir incertain à l’autre bout du monde. J. M.

Irrésistible ! Daily Express.

Merveilleusement romantique et émouvant, ce roman prouve que le voyage compte autant que sa destination. Daily Mail.

Avis :

Ce joli roman nous emmène à bord du Victoria, un porte-avions transformé en rudimentaire vaisseau de croisière, pour assurer la traversée de plus de six cents épouses de guerre australiennes embarquées pour rejoindre la Grande-Bretagne et leur époux. L'auteur s'est tout spécialement focalisé sur quatre jeunes femmes : Margaret, une jeune fermière enceinte, Avice une bourgeoise qui, en s'embarquant, devra renoncer à bien des prétentions, Joan une toute jeune fille de seize ans à qui la vie a façonné un caractère bien trempé et Frances une jeune infirmière, sérieuse et renfermée que le roman nous fera découvrir au fil des pages.

La rencontre entre ces jeunes mariées et les militaires chargés de les escorter, le mélange de l'univers militaire et de la féminité promettent des étincelles.

Imaginez donc des cours pour s'accomoder du rationnement en cette période de fin de guerre, un concours de Miss, un ascenseur pour avions transformé en fil à linge,... et vous aurez une idée des nombreux rebondissements que ce livre vous réserve ! Et des difficultés auxquelles le commandant a dû faire face... Ajoutez à ce côté "historique" et cocasse une histoire d'amour et vous obtiendrez l'assurance d'un excellent moment de lecture.

A noter : chaque chapitre est introduit par un extrait de documents d'époque qui nous rappellent la part réelle de cette histoire, un bon point supplémentaire pour cet excellent roman, agréable à lire et dépaysant. A conseiller sans modération !

Le secret du bayou de John Biguenet


La note de l'éditeur :

1957, côte de Louisiane. Dans le monde impitoyable des pêcheurs d’huîtres à la drague en haute mer, une flamboyante saga familiale tissée de haine, de violence, d’amour et de souffrance, aussi inexorable qu’une tragédie grecque. Fidèle à la tradition des grands romans du Sud profond aux accents faulkneriens, le superbe portrait d’une femme indomptable et farouche.

John Biguenet sait nouer ses intrigues sur les eaux troubles des bayous, dont il réinvente la diabolique magie. André Clavel, Lire.

Avis :

Lorsqu'elle attire Horse dans un piège en pleine nuit et le tue afin d'échapper à un mariage arrangé pour sauver sa famille, Thérèse Petitjean ne se doute pas qu'elle met la main dans un engrenage infernal.

Depuis des années les Horse et les Petitjean, deux familles d'ostréiculteurs de Louisiane, s'affrontent pour la mainmise sur la culture des huîtres et la pêche à la crevette. Sans le vouloir, Thérèse met le feu aux poudres. Les règlements de compte vont alors se succéder et elle va mettre à jour de vieux secrets de famille... Elle ne reculera pourtant devant rien pour protéger les siens et l'entreprise familiale : Biguenet nous trace le portrait d'une héroïne qui n'a décidément pas froid aux yeux et ne s'encombre pas de notions de morale.

Une lecture plaisante et envoûtante !

Des vents contraires d'Olivier Adam

Avis de l'éditeur :

Sarah a disparu depuis un an, sans plus jamais faire signe. Pour Paul, son mari, qui vit seul avec leurs deux jeunes enfants, chaque jour est à réinventer. Il doit lutter avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Épuisé, il espère se ressourcer par la grâce d’un retour à Saint-Malo, la ville de son enfance.


Olivier Adam, né en 1974, est l’un des auteurs les plus doués de sa génération. Certains de ses romans ont été adaptés au cinéma. La plupart, dont Falaises, Poids léger et À l’abri de rien, sont disponibles en Points.


« Malgré la noirceur de son inspiration, un roman lumineux, par l'humanité et la tendresse qu'il dégage, et l'énergie qui l'habite. » Télérama

Avis :

Un an après la disparition de Sarah, son épouse, Paul Anderen décide, face à l'incertitude de l'absence, de tourner la page et de prendre un nouveau départ avec ses deux enfants, Clément et Manon. Il déménage à Saint-Malo, la ville de son enfance, et tente de s'y construire une nouvelle vie : nouveau boulot, nouvelles écoles, ...

Dans ses efforts pour remonter la pente, Paul rencontre d'autres blessés de la vie, autant de personnages attachants : un père ravagé par le divorce, une grand'mère délaissée par sa famille, un commissaire de police qui n'ose parler à sa fille, ... Autour de ce héros du quotidien, même les éléments sont déchaînés : vents et tempêtes ajoutent encore, si besoin est, à l'intensité du drame.

Néanmoins, malgré la tristesse du sujet, ce roman est captivant, douloureux sans être désespérant. Les paysages sont superbes, les personnages émouvants, profondément humains dans leurs faiblesses et leurs problèmes.

Un livre magnifique sur l'amour, la famille et le sens de la vie !

mardi 17 août 2010

Vous me reconnaîtrez de Pascale Oriot


"Vous me reconnaîtrez" a fait l'objet d'un partenariat entre Blog-o-Book et les Editions TDO et j'ai eu la chance de faire partie des lecteurs sélectionnés. Un grand merci pour cette découverte passionnante ! A signaler : cerise sur le gâteau, le livre est arrivé dédicacé !


Présentation de l'éditeur
:

« L’homme est un loup pour l’homme », écrivait Thomas Hobbes.
Dans « Vous me reconnaîtrez », Pascale Oriot, femme de médias, met en scène un prédateur qui cherche sa place au soleil…
Elle nous livre ici le portrait au vitriol du soldat Dylan, un homme en apparence ordinaire, que le désir de célébrité conduit aux pires extrémités.
Elle dessine avec justesse les contours d’un être froid et calculateur qui situe sa propre notoriété au-dessus de tout.


Avis
:


Désireux d'être accepté au sein de son régiment, le soldat Dylan s'invente une fiancée et s'envoit lui-même du courrier...
Rien dans ce début somme toute anodin ne laisse présager de la suite machiavélique du parcours de cet homme en apparence banal. Comme tout le monde, il aspire à trouver des amis, une maison, une famille... Mais sous des dehors ordinaires, cet homme, né de père inconnu et d'une mère qui ne l'a pas vraiment accepté, est en fait un être froid, calculateur, impitoyable.


Mystifications, manipulations, agressions, meurtres ... il ne reculera devant rien pour arriver à ses fins.


Dès les premières pages, j'ai été captivée par la logique de cet homme : il suit le chemin qu'il s'est tracé, quel qu'en soit le prix à payer...pour les autres. Impossible de lâcher ce livre avant d'avoir découvert jusqu'où irait le soldat Dylan dans son parcours infernal.


Dans un style simple et fluide, l'auteur nous livre la logique meurtière de son héros et met en place un suspense très efficace. Un roman agréable et passionnant !


lundi 16 août 2010

Swap Un regard sur l'Afrique : mon colis envoyé par Stemilou




Au retour des vacances, le colis de mon premier Swap, recouvert d'un très joli papier à motifs ethniques, m'attendait à la maison. Il venait de Nice et était envoyé par Stemilou.

A la différence du colis que je lui avais envoyé ;-), il était arrivé sans aucun problème...




Je vous livre le contenu qui m'a littéralement enchantée : déjà, à l'ouverture, une multitude de bonbons, délicieux : un mélange de caramel et de réglisse. Oui, j'avoue, je n'ai pas résisté à les goûter!



Les livres :

- Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie :
une bande dessinée sur la Côte d'Ivoire

- Death on the Nile d'Agatha Christie

Stemilou a bien fait les choses : Agatha Christie est l'un des mes auteurs préférés et j'aime beaucoup découvrir ses oeuvres en version originale. De plus, en bonne Belge, j'adore lire des bandes dessinées et avec Aya de Yopougon, elle a également fait mouche !

Sans oublier, les indispensables d'une lecture réussie : les marque-page, joliment tendres, décorés d'animaux.




Les gourmandises : là, je lui ai posé une colle car j'avais répondu "Salé"...mais elle s'en est très bien sortie avec une Chorba, soupe marocaine que j'aime beaucoup. A laquelle sont venus s'ajouter des biscuits sablés aux fruits rouges qui me tentent bien et un thé infusion Maroc à la menthe, idéal pour une soirée relaxante. Pile pour moi !

Les objets :
- une magnifique tasse tout à fait dans l'esprit du Swap, couleurs chaudes et personnages africains. Une merveille !
- un crayon décoré d'une très jolie tortue, bien mignonne.
-une bougie à dégradés de vert et dont l'odeur est tout un programme...
et une jolie carte de Nice, une véritable envie de soleil en ce moment où c'est le déluge chez moi !



En conclusion, j'ai été bien gâtée par Stemilou pour mon premier Swap; j'ai adoré préparer le colis de ma swappée : chercher les livres, les objets, l'emballage, ...; comme me l'a dit Stemilou dans son questionnaire : C'est génial !

Un tout grand merci à Stemilou pour l'organisation et pour cet échange ! Un pur bonheur !

Harold de Louis-Stéphane Ulysse



Présentation de l'éditeur :

Nous sommes aux Etats-Unis en septembre 61. Chase Lindsey, un éleveur d'oiseaux, recueille un corbeau blessé qui porte une bague argentée à la patte. L'oiseau s'appelle Harold.
Ray Berwick, le dresseur de Hollywood, cherche des oiseaux pour un film en préparation, Les Oiseaux d'Hitchcock. Chase s'y rend avec ses volatiles. Lui et Harold sont fascinés par Tippi Hedren. Mais Harold est dangereux... et Tippi, en déroute...

Voici le point de départ d'une histoire hors du commun: l'histoire d'amour de Harold le corbeau et de Tippi Hedren. Le fil rouge qui permet à Louis-Stéphane Ulysse de dérouler, avec des personnages ayant existé pour la plupart, une histoire à suspens admirablement construite. Autour de l'étrange relation du corbeau avec l'actrice, se trame un écheveau d'enlèvements, chantages, manipulation, poursuites et trafics en tous genres.

Le lecteur immergé à Hollywood, suit avec plaisir Hitchcock, bien sûr, et ses rapports ambigus avec son actrice, Gianelli, un preneur son, Lew Wasserman agent influent à Universal, Eva Saint-Cyr, la doublure de Tippi, égérie et starlette à la petite semaine, Sydney Korshack, avocat mafieux, Richard "Iceman" Kulkinsky, tueur qui gravite autour de l'affaire de l'assassinat de Kennedy...


Avis :

C'est grâce à Blog O Book et aux éditions Le Serpent à Plumes que j'ai pu lire ce livre, avant même sa sortie en librairie. C'est avec Harold que j'ai débuté mes lectures de vacances... Un grand merci pour ce partenariat qui m'a assuré un excellent moment.

D'entrée de jeu, le lecteur se rend compte que le livre qu'il tient en mains (et ne peut lâcher avant la dernière page) est un roman noir. Les premiers chapitres plantent un décor sombre, fantomatique, angoissant dans l'Europe de l'après-guerre. Le héros est un personnage hors du commun: Harold, un jeune corbeau aux aptitudes stupéfiantes.

De nombreux kilomètres et quelques années plus tard, nous retrouvons Harold aux Etats Unis : son parcours est émaillé de faits divers tragiques et il nous entraîne sur le tournage des Oiseaux d'Alfred Hitchcock. Harold fait partie des acteurs ailés du film et s'attache de manière possessive à l'actrice Tippi Hedren. Difficile de s'en approcher sans faire les frais de coups de bec : une étrange amour lie le volatile et la jeune actrice. Le destin d'Harold s'entrecroise alors avec l'histoire du tournage, émaillée de détails véridiques et de personnages réels. L'auteur emmène son lecteur dans l'Hollywood des années soixante : un univers fascinant et dangereux : trafics, enlèvements, manipulations, ... y sont légions.

J'ai beaucoup apprécié ce livre : l'écriture est efficace, énergique et l'atmosphère sombre d'Hollywood est y magistralement rendue. J'ai pris plaisir à suivre le destin d'Harold, même si, a priori, l'idée me semblait un peu étrange. Mais justement, le terme d'étrange cadre bien avec cet ouvrage : personnages fascinants et angoissants, situations tendues et dramatiques, ...

Un excellent roman, pour les amateurs de roman noir, de cinéma ou de bon livre tout simplement.